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Critique du livre-jeu : Défis sanglants sur l'océan #16 [1985], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 11 mai 2019 à 14h00

Waterworld...

Seizième tome des Défis Fantastiques, Défis sanglants sur l'océan marque le retour de la série dans le monde mediéval fantastique de Titan, après quelques tomes ayant tenté des incursions dans d'autres genres. Pour une fois, on ne doit ce nouvel opus ni à Steve Jackson, ni à Ian Livingstone (Le marais aux scorpions était jusque là la seule exception), et honnêtement, après l'excécrable étron que fut Le temple de la terreur, les voir passer la main avait quelque chose de rassurant. Ceci dit, avoir porté leur choix sur Andrew Chapman - auteur du nullissime Le mercenaire de l'espace et du raté Les trafiquants de Kelter - laissait malgré tout craindre un nouvel opus médiocre. Et bien non, comme quoi il ne faut juger de rien car Défis sanglants sur l'océan est probablement ce que l'univers de Titan a connu de mieux depuis L'île du Roi Lézard.

Difficile à croire que Défis sanglants sur l'océan soit bel et bien l'oeuvre d'Andrew Chapman tant un véritable canyon de qualité et d'inventivité sépare ce LDVELH de ses deux précédentes créations. Pour le coup, on serait presque déçu qu'il s'agisse de sa dernière participation à la collection. Le livre est tout ce que n'est pas Le mercenaire de l'espace ou Les trafiquants de Kelter : il a de la personnalité, est correctement écrit, bien illustré, s'appuie de beaucoup de bonnes petites idées, s'avère impeccablement rythmé, développe tout un pan de l'univers de manière très originale, joue correctement sur les codes du genre tout en y injectant quelques références aux classiques de ce type de récits. Bref, c'est de l'excellente camelote !

Chose extrêment agréable, le postulat de base est assumé de bout en bout. Dans Défis sanglants sur l'océan, on interprète un méchant, un vrai, et pendant l'aventure, les actions qui vont nous être proposées n'ont rien de franchement héroïque : on va voler, piller, réduire en esclavage, bref, on va jouer un bel enfoiré. Certes, le tout reste sobre, mais Andrew Chapman est clairement allé jusqu'au bout de ce qu'il lui était possible de faire dans un livre jeu s'adressant à un public jeune. Dans le même ordre d'idée, l'adversaire que nous affrontons pendant ces défis a beaucoup de charisme. Abdul le Sanguinaire est peut-être le meilleur méchant que l'on n'ait eu à affronter depuis le terrible Balthus.

Reste malgré tout quelques gros bémols qui vont quelque peu amoindrir le plaisir de jeu. Défis sanglants sur l'océan a les mêmes tares que nombre de LDVELH parus à cette époque (la Ian Livingstone's touch) : la difficulté est mal dosée (inutile de commencer l'aventure sans les caractéristiques max), c'est un vrai-faux one true path (il y a certes plusieurs chemins pour arriver à destination, mais juste une pour y arriver avec suffisamment d'or pour gagner) et toutes les décisions relèvent de l'aléatoire complet (pour trouver le bon chemin, il n'y a qu'une seule solution : recommencer sans cesse l'aventure pour essayer toutes les combinaisons possibles).

[NdR : après la rédaction de cet article, on m'a informé que la traductrice avait pris de grosses libertés par rapport à la VO, ce qui explique beaucoup de chose]

La conclusion de à propos du Livre-jeu : Défis sanglants sur l'océan #16 [1985]

Vincent L.
75

Défis sanglants sur l'océan est un bon Défis Fantastiques, original, solide et plaisant de bout en bout. Si on pourra lui reprocher les mêmes défauts de game design que la quasi-totalité des autres LDVELH de l'époque (pour résumer, impossible de gagner sans tricher), on ne peut tout de même pas nier le plaisir que procure cette aventure qui sort des carcans habituels.

On a aimé

  • On joue un méchant, un vrai,
  • L'antagoniste principal, très cool,
  • De bons enrichissements du background,
  • Une bonne ambiance (on sent que l'on est dans une course),
  • Des illustrations plutôt cools.

On a moins bien aimé

  • Beaucoup trop dur,
  • Beaucoup trop aléatoire,
  • Une seule façon de gagner.

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