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Critique du livre-jeu : Le sceptre noir #40 [1990], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 16 novembre 2019 à 14h00

Jeu, set et match...

Quarante ! Quarante Défis Fantastiques ! Et nous ne sommes pas au bout de nos aventures puisqu'il en reste encore plus d'une vingtaine à passer avant de boucler la série... Ceci dit, arrêtons nous quelques minutes pour regarder tout le chemin parcouru depuis Le sorcier de la Montagne de Feu, premier opus sympathique (à l'époque). Loin de la formule One True Path des origines (qui consiste à refaire en boucle le livre jusqu'à trouver la seule combinaison de choix permettant d'arriver jusqu'au bout), une partie de la nouvelle génération d'auteurs qui a succédé à Steve Jackson et Ian Livingstone s'est évertué à faire évoluer le gameplay pour offrir aux joueurs une vraie liberté d'action et des aventures de plus en plus travaillées. Et parmi ces auteurs se trouve celui de ce quarantième opus : Keith Martin.

Keith Martin a commencé avec le sympathique mais pas inoubliable Le voleur d'âmes, avant de proposer l'une des aventures les plus mythiques des Défis Fantastiques : Le vampire du chateau noir. Autant dire que le voir revenir aux affaires faisait bien plaisir, suffisamment, en tout cas, pour passer sur ce point de départ tellement ressassé qu'il finit par en devenir groteste : un méchant sorcier veut conquérir le monde... encore... Amis aventuriers de Titan, ne perdez pas votre temps, laissez-les faire, ils sont tellement nombreux qu'ils vont finir par s'entretuer à un moment ou à un autre ! Bref, nous sommes partis pour une nouvelle chasse au sorcier. Et première surprise : celle-ci s'ouvre très bien. Nous interprétons un esclave, enchaîné sur une galère, condamné à ramer sous les coups de fouet d'un capitaine tyrannique. Voilà qui change un peu !

Si la suite réserve quelques petites surprises bien sympathiques, on reste tout de même dans le carcan de ce type d'histoire qui va nous amener à dérouiller ce maléfique sorcier. A l'instar du Voleur d'âmes et du Vampire du chateau noir, le récit s'avère donc très classique. Mais Keith Martin a deux atouts dans sa manche : d'une part, il propose un gameplay fouillé qui donne au lecteur une vraie liberté de choix. Nous ne sommes pas dans un one true path, et, que de bonheur, plusieurs chemins permettent d'accéder à la fin de notre quête. Petit bonus, la difficulté est bien équilibrée et les choix punitifs sont très rares. En plus de cela, Keith Martin a une bonne plume, et il confère à son aventure une bonne ambiance : les lieux sont vivants, les PNJ ont du caractère, bref, on y croit et le jeu n'en est que meilleur.

Un petit mot pour terminer sur la traduction. Cela fait un moment que je me demande quelle est l'importance de la traduction dans le plaisir de lecture. Vu les contraintes éditoriales de l'époque, nul doute que les pontes de chez Folio ne devaient pas vérifier le travail des traducteurs, lesquels devaient très certainement être payés à coup de lance-pierre. Le Sceptre Noir apporte un semblant de réponse vu que le traducteur a décidé de remplacer tous les noms par des jeux de mots tout droit sortis du Festival Roblès (les quadra comprendront !). Préparez-vous à aller affronter le terrible Shanfeu-Hankor ! Tremblez devant Baal-Dematsch ! Et prosternez-vous devant Baal Deseth ! Au début, on n'y fait pas forcément attention, mais lorsque l'on comprend, on ne voit plus que cela, et, tout de suite, l'aventure perd toute crédibilité ! Dommage... 

La conclusion de à propos du Livre-jeu : Le sceptre noir #40 [1990]

Vincent L.
75

Le Sceptre Noir est une aventure certes classique (oh mon dieu, un méchant sorcier veut dominer le monde !!!), mais suffisamment bien exécutée pour finalement emporter l'adhésion. Entre un gameplay qui permet une progression non-linéaire, une difficulté une fois n'est pas coutume bien dosée et un style d'écriture qui donne de la vie à ce qui est décrit, force est de constater que l'on passe un très agréable moment dans les pages de ce LDVELH. Si le traducteur n'avait pas complètement pêté un boulon, l'immersion aurait été optimale.

On a aimé

  • Une aventure non-linéaire,
  • Une bonne ambiance,
  • Un livre bien écrit,
  • La difficulté, correctement dosée.

On a moins bien aimé

  • Une histoire très classique,
  • Les illustrations, assez vilaines,
  • Mais qu'est ce que c'est que cette traduction ?

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