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Critique du livre : Nightflyers [2018], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le jeudi 6 décembre 2018 à 09h00

Dans l'espace, personne ne vous entendra crier...

Nightflyers est un recueil de nouvelles fanstastiques anciennes écrites par George R. R. Martin et traduites en français. 

La peur de l'autre

La première nouvelle de ce livre est plutôt un roman court (130 pages) qui a été primé plusieurs fois : Prix Locus Novella 1981 - Prix Daikon (équivalent japonais du prix Hugo) 1982 . Nighflyers traduit par Le Volcryn a fini d'être écrite en novembre 1978 et aurait fait un excellent film de huis-clos SF, mais Alien, le 8ème passager est arrivé dans les cinémas. Les droits du roman ont été récemment vendus pour en faire l'adaptation en série Tv cet automne sur SyFy puis en 2019 sur Netflix. Au vue du roman, ils devront meubler pour en faire une série à saisons ou alors réaliser un format court 6-8 épisodes. Toutefois, vu la qualité de Nightflyers, ses thèmes et la tension qui règne dans cette œuvre, l'arrivée d'une adaptation est une excellente nouvelle !

Mais tiens si on vous dévoilait la bande annonce !

Fidèle au roman ou pas ? A voir si vous aimez lees huis clos spatiaux

Le roman présente l'équipage humain d'un vaisseau à la recherche d'un autre plus ancien, non humain et légendaire. Le scientifique Karoly a recruté une équipe de spécialistes (langage, xénobiologie, cybernétique, xénotechnique, télépathie… ) pour tenter un contact avec cette race ancienne qui l'obsède. Le commandant du vaisseau a été mandé par Karoly et personne ne l'a jamais vu. Il souhaite préserver son intimité, vit à part dans un autre secteur du vaisseau et ne se projette qu'en hologramme pour les repas. il communique cependant avec tout le monde via le réseau de communication du vaisseau spatial. Cette particularité attise la curiosité et la crainte parmi l'équipage, surtout quand un accident survient. Peu à peu, de terribles événements s’enchaînent sans laisser au lecteur le temps de se remettre. Le mystère s'épaissit, la peur prend aux tripes les passagers du vaisseau tandis que l'on s'approche peu à peu du Volcryn. Ce thriller spatial est palpitant, le huis clos fonctionne très bien et le lecteur s'inquiète aussi du sort des personnages qui pour certains sont détestables et pour d'autres attachants. Très bien écrit par George R. R. Martin, ce roman court se dévore jusqu'à une fin étonnante et bien amenée. Nightflyers est sans aucun doute la meilleure nouvelle du roman et justifie à elle seule l'achat du recueil.  Le thème de l'autre et de l'intelligence artificielle y sont développés de façon intéressante vu l'âge de la nouvelle. 

A part Une chanson pour Lya, qui est dans le même univers, le nôtre, dans un futur lointain, les nouvelles du recueil n'ont pas de liens avec Nightflyers. La traduction d’Ayerdal joue beaucoup sur le rythme et la tension de ce page turner.

Licenciement et zombies

Pour une poignée de volutoines est une nouvelle qui peine à démarrer mais qui pose une utilisation originale des morts vivants. Dans cette nouvelle, certaines personnes ont la capacité de contrôler des morts. Le héros de la nouvelle en a trois à sa disposition et il gagne sa vie en louant les services de ses cadavres pour des tâches ingrates, ici le travail de la mine. Je ne développe pas l'intrigue mais l'originalité de cette histoire de zombie est bien là. La traduction a été assurée par Monique Cartanas et M. C. Luong.

C'était pas ma guerre !

Weekend en zone de guerre est une nouvelle de guerre très immersive, on se croirait au Vietnam parfois mais on ne précise jamais de quelle guerre il s'agit. Les ennemis sont appelés "concoms". Les scènes de guerre et le ressenti du héros sont très bien rendus et la fin vous surprendra. La traduction est d'Eric Holstein qui officie régulièreement pour ActuSF.

Dans le regard de l’autre

La nouvelle suivante Sept fois, sept fois l’homme, jamais ! est lente à démarrer, bien écrite (et traduite par Monique Cartanas et M. C. Luong) mais on a du mal à y entrer. Le propos est centré sur la religion et le colonialisme spatial, et la violence qui l’accompagne. Sombre, cette histoire parle de la culture des Jaenshis et de leur respect pour les bois, la nature. La mélancolie de leurs grands yeux dorés est émouvante. Comme le dit déjà George R. R. Martin dans cette nouvelle, l’hiver vient.

Un couple au bout de l'univers

Jenny et Kerin sont en mission spatiale avec le reste d'un équipage. Ils sont au bout de l’univers, Nowhere, l’endroit au-delà des limites, liés par une mission quasi suicidaire. Leur but : créer un vortex permettant des voyages spatiaux lointains. Jenny, la scientifique, a établi une équation pour y arriver ; Kerin contrôle ses mécaraignées et réparent ce qui est nécessaire. Mais de l’autre côté de Nowhere se trouve le royaume de l’obscurité la plus sombre, immense et vide. Un néant silencieux terrible et effrayant. Traduite avec justesse par Erwan Devos et Hermine Hémon, cette histoire est très esthétique : les descriptions de l’anneau stellaire, la poésie des propos de Kerin créent une ambiance singulière.

Une chanson pour Lya

Cette nouvelle a pour héros Robb, narrateur de cette histoire, et Lyanna, un couple aux prénoms appréciés de George R. R. Martin puisqu'on les retrouve dans la famille Stark de son univers Game of Thrones. Aucun lien pourtant car le propos est celui d'un planet opera dans l'univers de Nightflyers (Le Volcryn). Robb et Lya ont des pouvoirs psy comme de rares humains dans ce futur lointain. Il ressent les émotions profondes des êtres vivants, elle est télépathe. Ils sont envoyés sur la planète de Ch'kéa où le gouverneur humain tente de mieux comprendre les autochtones. En effet, ceux-ci ont une religion particulière qu'ils partagent tous et les conduit avec le sourire et sans douleur au suicide... Le couple a pour mission de comprendre ce qui pousse les Ch'kéens a accepté ce sort funeste qui les placerait sous le joug d'un parasite, mais percer les secrets de ce peuple n'est-il pas dangereux... Cette nouvelle parle d'amour, d'amour intense et immense partagé par tous. Elle est émouvante et très poétique. Un très beau texte traduit par Monique Cartanas et M. C. Luong.

Ce recueil de six nouvelles est très varié et trahit le talent déjà ancien de George R. R. Martin pour émouvoir ou effrayer son audience. 

La conclusion de à propos du Livre : Nightflyers [2018]

Nathalie Z.
86

Nightflyers est un recueil de nouvelles de George R. R. Martin dont les deux meilleures, Le Volcryn et Une chanson pour Lya avaient déjà été traduites il y a longtemps. Ecrites entre 1973 et 1981, ces récits courts sont pourtant prenants et très modernes. Abordant des thèmes variés comme l'intelligence artificielle, les voyages spatiaux, la religion, la guerre ou encore les relations avec les aliens, ces nouvelles raviront les amateurs de science-fiction et ont bénéficiées de traductions nouvelles ou révisées. Le Volcryn ou Nightflyers, roman court qui a donné son nom au recueil, justifie à lui seul l'achat du livre. Ce thriller spatial est un huis clos prenant que vous ne pourrez pas lâcher avant la fin. dans l'espacee, personnee ne vous entendra crier... 

Que faut-il en retenir ?

  • Du George R. R. Martin
  • Un thriller spatial en huis clos réussi
  • Des traductions révisées ou nouvelles
  • Des récits aux thèmes variés : guerre, religion, amour... et zombies.

Que faut-il oublier ?

  • D'intérêt variable, deux des nouvelles sont clairement au-dessus du lot.

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