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Critique du livre-jeu : Le vampire du chateau noir #35 [1988], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 5 octobre 2019 à 14h00

Dracula...

Lorsque j'ai commencé à critiquer la série des Défis Fantastiques voici une quarantaine de semaines, je n'avais qu'une hâte : arriver au Vampire du château noir pour pouvoir le refaire. En effet, cet opus n'est pas n'importe quel opus. Non monsieur, non madame. Le Vampire du château noir est le premier LDVELH que j'ai joué dans ma vie, celui par lequel tout est arrivé, celui qui à l'origine du fait que trois décennies plus tard, je me retrouve à écrire des chroniques sur le web. C'est donc avec une émotion toute particulière que j'ai refait cette aventure, une émotion quelque peu teintée d'appréhension. Et si... et si, finalement, cet opus que gamin je plaçais sur un piédestal n'était qu'un livre médiocre parmi tant d'autres ?

Je ne saurais dire ce qui relève des observations objectives de ce qui est lié à l'affect mais... putain de merde, qu'est-ce qu'il est bon ce livre ! Keith Martin, qui n'avait d'autres faits d'armes qu'un Voleur d'âmes très quelconque, est parvenu à livrer l'un des meilleurs opus de la collection. On y retrouve des qualités dont il avait déjà fait preuve (notamment une bonne plume), mais cette fois au service d'une bonne histoire (Le Vampire du château noir n'est pas un sorcier fou qui veut conquérir le monde, champagne !). Certes, le tout s'avère très classique, mais ce n'est pas déplaisant de se retrouver baigné dans cette atmosphère gothique propre aux vieux récits de vampire (l'ombre de la Hammer n'est pas loin), d'autant que le scénario réserve tout de même quelques petites surprises.

L'exploration du château, au cœur du récit, est une réussite totale. Nous ne sommes pas dans un labyrinthe à la con dans lequel on avance sans jamais s'arrêter comme le dernier des bourrins (coucou Ian Livingstone) mais dans une vraie demeure pleine de (non-)vie que l'on peut visiter à sa guise (oui, on peut faire des trucs de dingues comme... faire demi-tour !). Le château est peuplé de nombre de personnages intéressants, très iconiques pour certains, qui donnent au lecteur une sensation de "vrai". Non, ce ne sont pas juste des couloirs vides menant à des combats aléatoires. Le tout est servi par des illustrations parfaites, à la foi belles et totalement dans le ton (Martin McKenna avait déjà démontrré un vrai talent dans L'île du Roi Lézard).

Contrairement à ce que son thème pouvait laisser penser, Le Vampire du château noir ne se passe pas sur Terre, mais bien dans le monde fantasy de Titan. On sent, à quelques reprises, que ce n'était pas l'idée de base de Keith Martin et que la greffe a été quelque peu forcée, mais au final, ça n'est pas génant. Ce parti-pris donne à cette aventure un petit parfum Ravenloft tout à fait agréable. La foi prend ici une importance toute particulière (c'est un point de règle spécifique à cet opus, qui s'avère d'ailleurs très bien géré). Je me suis d'ailleurs demandé, pour la première fois, pourquoi des vampires vivants dans des univers mediévaux-fantastiques avaient peur des croix et de l'eau bénite. Y aurait-il eu un Jésus elfique crucifié par un diabolique tyran nain sur Titan ? Ou peut-être est-ce simplement compris dans la panoplie de la parfaite petite aventure de Vampire, ce qui, au final, n'est pas spécialement désagréable.

La conclusion de à propos du Livre-jeu : Le vampire du chateau noir #35 [1988]

Vincent L.
90

Le vampire du château noir est l'un des meilleurs Défis Fantastiques jamais parus. Certes, l'histoire s'avère somme toute très classique, mais au final, quel bonheur de visiter cette demeure démoniaque dans la peau d'un chasseur de vampires. Grâce aux talents combinés de Keith Martin (auteur) et de Martin McKenna (illustrateur), on se retrouve tout bonnement transporté dans les brumes menaçante de la lointaine Transylvanie Mauristasie, parti en découdre avec l'un des antagonistes les plus charismatiques de la série. Trente ans après sa sortie, ce livre n'a pas pris une ride...

On a aimé

  • L'atmosphère gothique "hammerienne",
  • Un antagoniste charismatique,
  • Très bien écrit,
  • Illustrations parfaites,
  • Une aventure globalement bien conçue.

On a moins bien aimé

  • Une base très classique.

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