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Critique de la bande dessinée : Walking Dead : Passé Décomposé #1 [2005], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 9 août 2019 à 09h00

Beaucoup de jours plus tard

Le monde des comics ne se résume pas aux deux mastodontes que sont Marvel et DC Comics, Walking Dead en est le brillant exemple. La série née chez Image Comics est devenues une œuvre culte de référence depuis le début de sa parution en 2003.

En 2019, Walking Dead est une œuvre phare d'une culture mondialisée qui a autant surfé sur la popularité du genre zombies/post-apocalypse qu'elle en a renouvelé l'intérêt comme les codes pour redonner encore plus de vigueurs aux morts-vivants. Walking Dead c'est une série de comics en cours depuis plus de 15 ans, deux séries télévisées populaires, des jeux vidéos très appréciés et encore plus de produits dérivés. Rick Grimes, Michonne, Negan, Daryl, le Gouverneur ou Ezekiel sont des figures très connues qui ont diverti, choqué et rendu tristes des millions de personnes. Des personnages nées de l'imagination très fertile du scénariste Robert Kirkman qui tient ici l'œuvre de sa vie, aux côtés d'autres telles que Invincible, Ultimate X-Men, Haunt ou Marvel Zombies... Une série qu'il a initié en voulant surtout s'intéresser aux rapports entre les êtres humains quand la société disparaît au lieu de simplement exploiter des zombies. Pour lancer cette série, il a d'abord travaillé avec le dessinateur Tony Moore (Fear Agent, Les Exterminateurs...) avant de poursuivre l'aventure avec Charlie Adlard. Cette critique se fait à partir de l'édition française du premier tome paru chrez Delcourt en 2007 pour sa première édition. Pour ma part, je découvre la série de comics après avoir visionné bon nombre de saisons de la série TV.

Walking Dead raconte le réveil bien brutal de l'agent de police Rick Grimes dans la banlieue d'Atlanta aux États-Unis après des mois passés dans le coma. Le pauvre gars se réveille seul dans un hôpital où des personnes à l'aspect putréfié s'en prennent rapidement à lui. Parvenant à fuir, il fait la connaissance de Morgan et de son fils vivant reclus dans le quartier de Rick. Ce dernier apprend alors que les zombies sont apparus aux États-Unis faisant s'effondrer la société à un tel point que Morgan est incapable de dire si un gouvernement existe toujours et que la TV n’émet plus... Il peut juste expliquer à Rick que la majorité de la population de la région s'est réfugiée à Atlanta à la demande du gouvernement et de l'armée. Rick espère y retrouver sa femme et son fils mais la ville est infestée de zombies. Il parvient tant bien que mal à s'échapper à l'aide du débrouillard Glenn qui l'amène dans un camp en bordure de la ville où il retrouve sa femme (Lori) et son fils (Carl) protégés par son ancien coéquipier Shane. Il va découvrir un petit groupe d'une dizaine de personnes et ce que cela signifie survivre dans un monde hostile en attendant d'hypothétiques nouvelles du gouvernement...

Si Walking Dead est aujourd'hui un monument du genre, c'est évidemment grâce à son créateur Robert Kirkman. Le scénariste réussit avec brio à mélanger une histoire de zombies avec le drame tragique de la société qui se délite et les hommes devenant de véritables loups entre eux. Si dans ce tome, les humains ne sont pas vraiment un danger, on apprécie quand même cette dynamique de groupe, les quelques tensions et les grands débats qui existent entre eux. Kirkman réussit à enchaîner les scènes chocs avec entrecoupées de dialogues passionnants. Au rayon des références, on pense d'abord aux film de George A. Romero comme à 28 jours plus tard même si les zombies sont plus dans la veine du réalisateur américain : lents et affamés étant dangereux surtout par leur nombre. Robert Kirkman y démontre aussi sa science des révélations car on en apprend assez pour ne jamais être frustrés (sur les zombies, l'apocalypse, les personnages) tout en gardant énormément d'éléments sous le coude pour nous donner envie de continuer.

 

Si beaucoup expliquent que le plus intéressant dans la série reste les interactions avec les personnages, il faut quand même avouer que les zombies sont tout aussi importants dans l'appréciation que l'on a de l'œuvre pour la tension qu'ils représentent, le spectacle gore qu'ils nous offrent et la pression qu'ils exercent sur l’intrigue. Quant aux personnages, ils sont tous bien caractérisés et attachants. Le seul véritable défaut, qui n'en est pas vraiment un, pour apprécier pleinement cette œuvre, c'est de déjà la connaître tant la série TV ne diverge pas énormément à ce niveau de l'intrigue. A noter que cette édition Delcourt comprend une histoire bonus bien sympathique et poignante autour du thème de Noël mettant en scène Morgan et son fils.

Les dessins de Tony Moore et de Charlie Adlard sont vraiment sublimes. Le second remplaçant le premier pour 1/7 de cette édition française sans qu'on fasse de grandes différences entre les deux. Le style est vraiment typé comics avec des personnages longilignes aux poses toujours dynamiques dans un magnifique noir & blanc. Le découpage de base semble se faire en 9 cases (3 lignes de 3) qui est évidemment adapté aux situations avec toujours un grand sens de la composition. Les deux artistes osent aussi des pleines-pages sublimes dans le genre gore puisque les zombies y ont souvent le plus beau rôle. Les deux artistes se sont fait plaisir pour représenter ces humains en putréfaction/décomposition qui dévorent littéralement les personnages comme les planches pour notre plus grand bonheur.  Les chairs sont arrachées avec les dents et les cervelles giclent quand les humains se défendent... On apprécie aussi l'incroyable travail sur les expressions des visages des personnages qui montre qu'on a vraiment affaire à de grands artistes qui ne ménagent jamais les arrières-plans fourmillant de détails. Chaque planche est un ravissement à parcourir et on est estomaqué (d'émerveillement comme de dégoût) à chaque page tournée.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Walking Dead : Passé Décomposé #1 [2005]

Bastien L.
87

Ce premier tome de Walking Dead est une grande réussite car il sait se montrer palpitant, touchant, drôle, triste et surtout très humain malgré le déferlement de zombies. Le genre d'œuvre impossible à lâcher tant qu'on a pas terminer la dernière page. Le scénario et les dessins prennent véritablement vie en nous contant le réveil de Rick Grimes dans un monde véritablement dangereux. Malgré un certain classicisme dans ce début de récit, Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard frappent un grand coup en donnant le coup d'envoi d'une série culte.

On a aimé

  • Un scénario passionant
  • Des personnages attachants
  • Des dessins aussi beaux que gores

On a moins bien aimé

  • Ca va parfois un peu vite
  • Cela a forcément moins d'impact si vous avez déjà vu la série
  • C'est tout...

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