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Critique de la bande dessinée : Vengeance #6 [2008], par Frédéric M.

Avis critique rédigé par Frédéric M. le lundi 18 novembre 2019 à 14h00

Tu tues, tu vis.

À l'occasion de la sortie en France le 30 janvier 2020 du dernier tome de la série The Walking Dead, Scifi-Universe revient sur la série qui a marqué les années 2000, avec les critiques des derniers épisodes jusque là absents de nos colonnes.

Ce tome 6 poursuit la confrontation entre la communauté de Rick (capturé avec Glenn et Michonne) et celle de Woodbury, dirigée par le Gouverneur, dont la sauvagerie s'est exprimée sous le vernis de civilisation.

L'action est omniprésente dans cet opus : entre les affrontements organisés pour divertir les habitants (du pain et des jeux), l'évasion de Woodbury et la découverte de la prison-refuge en piteux état, le rythme est haletant. Les rares moments plus lents sont pourtant chargés de tension, soit par les menaces que fait peser le Gouverneur, soit par la désormais célèbre séance de torture qu'inflige Michonne à son ancien tortionnaire - et qui donne son titre à l'album.

On notera au passage que les séances de torture - et de viol - subies par Michonne étaient évoquées sans être montrées directement - ce qui pouvait ébranler le lecteur, dont l'imagination galopait. D'ailleurs Glenn l'évoque à sa libération : "Comme s'ils avaient juste voulu me rendre dingue." Le Gouverneur voulait ébranler ses prisonniers - et laisser s'exprimer ses pulsions sadiques - Robert Kirkman souhaite juste nous montrer que son personnage est fou. A contrario quand Michonne exercera sa vengeance - dépassant de loin en violence graphique ce qu'un Marvin avait pu infliger à Kevin dans Sin City, il n'y aura aucune complaisance : Michonne finit brisée par ce qu'elle vient de faire. Son état psychique, qui inquiétait déjà beaucoup les survivants de la prison, ne va donc pas en s'arrageant.

Cette différence de traitement pourrait induire que le scénariste a pris parti : d'un côté les "gentils" (Rick et sa bande qui lui fait confiance), de l'autre, les "méchants", (le Gouverneur et ses administrés qui vivent dans sa crainte). Pourtant, Kirkman se garde bien de prendre parti. Rick commet des actions immorales - dont il a conscience et qu'il ne regrette pas - pour protéger les siens, et Woodbury comporte des gens bien, voire de simples innocents qui suivent ceux qui peuvent leur offrir protection. Alors qu'est-ce qui rend telle communauté bonne ou mauvaise ? Son leader ? Rick tue un gars bien pour sauvegarder le secret de la prison - le Gouverneur a très certainement sombré dans la folie en perdant sa fille.

Seraient-ce alors les gens qui la composent ? Encore une fois, vivre sous un régime de terreur et le subir sans se révolter par peur de faire souffrir ses êtres chers n'est pas répréhensible : chacun et chacune de nous aimerait affirmer en son âme et conscience qu'il prendrait les armes contre la tyrannie, mais face à un Gouverneur qui n'hésite pas trancher une main pour simplement affirmer son autorité, pas dit que cela tienne... La richesse de Walking Dead réside dans cette nuance permanente qui refuse le manichéisme, en présentant des éléments positifs et d'autres négatifs de chaque côté.

La seule chose qui sauve Rick, en fin de compte, c'est qu'il reste entouré de gens qui le ramènent - parfois violemment - sur terre. Tyreese, Lori, Dale, apportent tous un regard critique sur ses actions et lui permettent de réajuster sa course et de garder une morale qui l'empêchent de basculer dans la folie et la tyrannie. Comme quoi, même (surtout) durant l'Apocalypse, mieux vaut être bien accompagné...

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Vengeance #6 [2008]

Frédéric M.
90

Le Tome 6 de Walking Dead exploite le premier vrai grand méchant de la série pour nous amener à une réflexion sur le pouvoir - et comment il corrompt notre humanité. La guerre à laquelle les protagonistes se préparent surviendra-t-elle effectivement ?

On a aimé

  • L'action haletante
  • L'absence de complaisance
  • Le rejet du tout noir tout blanc

On a moins bien aimé

  • L'absence de communication entre survivants (faudra se parler si on veut survivre !)

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