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Critique de la série télé : The Walking Dead : World Beyond [2020], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 11 février 2021 à 09h00

Saison 1 : Le monde d'après

Véritable phénomène des années 2010, la série TV The Walking Dead fut une telle réussite critique comme publique qu'il était logique qu'elle donne naissance à des spin-offs dont World Beyond est le dernier en date.

Lancée en 2010, la série The Walking Dead (adaptée des comics scénarisés par Robert Kirkman ainsi que dessinés par Tony Moore puis Charlie Adlard) fut le succès que l'on connaît imprimant durablement ses personnages dans nos esprits avec de nombreux moments iconiques. Un véritable succès à tous les niveaux pour la chaîne payante américaine AMC qui propose ainsi plusieurs spin-offs à savoir Fear the Walking Dead (2015) d'abord et World Beyond (2020) ensuite tout en ayant d'autres projets dans les tuyaux. Si on retrouve parmi les producteurs les habituels Robert Kirkman (via sa compagnie Skybound) et Gale Anne Hurd, la création comme le développement sont confiés à deux scénaristes et producteurs importants de la série principale à savoir Scott M. Gimple (showrunner des saisons 4 à 8 de The Walking Dead) et Mattew Negrete (showrunner sur World Beyond). Annoncée en 2018 pour deux saisons, la série se déroule bien après le début de l'apocalypse zombie (contrairement à Fear the Walking Dead qui commençait peu de temps avant) afin de mettre en scène une génération jeune héros n'ayant quasiment pas connu le monde d'avant devant ainsi grandir durant cette apocalypse. C'est ainsi que la production s'est faîte autour de jeunes acteurs plus ou moins expérimentés avec néanmoins la présence notable de Julia Ormond au casting. Tournée durant la seconde moitié de l'année 2019 en Virginie, la série débarque à l'automne 2020 sur AMC et est diffusée chez nous en streaming par Amazon Prime au même moment.

Située dans l'Etat du Nebraska dix ans après l'apocalypse zombie connue par la planète, la série met en scène deux sœurs Iris (Aliyah Royale) et Hope Bennett (Alexa Mansour) vivant au sein d'une communauté située dans un campus fortifié, sorte de havre de paix dans un monde disparu. Elles sont les filles d'un brillant scientifique (Joe Holt) qui a été envoyé dans un centre de recherche contrôlé par la Civic Republic, un allié aussi puissant que mystérieux. Alors que le campus reçoit la visite de la sévère Elizabeth Kublek (Julia Ormond), gradée de l'armée de la Civil Republic, Iris et Hope reçoivent d'étranges signaux de leur père leur expliquant qu'il est en danger. Après que Kublek leur ait donné une carte de la localisation de leur père, pour gagner leur confiance, les deux filles décident de fuguer pour rejoindre leur paternel. Leur préparation éveille l'intérêt de l'orphelin Elton (Nicolas Cantu) et du renfermé à la trouble réputation Silas (Hal Cumpston). Leur disparation ne passe pas inaperçue poussant les membres de la sécurité du campus Felix (Nico Tortorella) et Huck (Annet Mahendru) à les poursuivre pour les ramener sains et saufs. Après leur départ, Kublek ordonne l'élimination de la communautée du campus ce que nos six héros (les fugueurs et leurs deux poursuivants) ignorent. Les quatre ados vont devoir traverser une grande partie du pays tout en devant affronter les zombies, faire face à d'autres rencontres éventuelles tout en ignorant que la Civil Republic semble avoir des projets pour eux...

Composée de 10 épisodes (d'une durée oscillant entre 42 et 52 minutes), cette première saison s'avère assez agréable à suivre sans être malheureusement indispensable. On pensait au départ assister à un traitement young adult de la saga de Robert Kirkman mais ce n'est pas vraiment le cas. Le côté « première génération de l'apocalypse » est évidemment très présent mais pas omniprésent. La série est ainsi dans une sorte d'entre-deux permanent avec un scénario global s'avérant intéressant mais jamais passionnant avec des personnages assez attachants sans pouvoir rivaliser avec ceux des autres séries... World Beyond est comme cela constamment, elle oscille entre des moments intéressants avec de bonnes séquences et d'autres moins. La série se distingue des autres en étant avant tout un voyage ininterrompu pour les quatre ados (faisant évidemment écho au passage difficile à l'âge adulte pour cette génération) où les rencontres humaines seront rares (il faut attendre l'épisode 6) permettant de vraiment se concentrer sur les 6 héros et leurs dynamiques changeantes. Cette volonté de se concentrer sur un petit groupe de personnages permet de développer une narration qui rappelle fortement celle des premières saisons de Lost : chaque épisode nous présentant le passé d'un personnage en particulier. La comparaison avec Lost est poussée au point que le jour où les membres du campus prirent connaissance de l'apocalypse, un avion s'est écrasé sur leur territoire.

Cette narration riche en flash-backs est ce qui permet de vraiment se concentrer sur cette génération n'ayant pas connu le monde d'avant puisque chacun a été traumatisé par cette apocalypse zombie. Chaque épisode va ainsi nous montrer le traumatisme de chacun des héros qui sont assez différents que cela soit avoir vue mourir sa mère sous ses yeux (ép. 1), d'être devenu orphelin (ép. 5) ou d'avoir été rejeté par ses parents homophobes sans jamais avoir pu faire la paix (ép. 2)... La série parle ainsi de la manière dont les individus peuvent se reconstruire après avoir vécu un tel traumatisme et comment ce traumatisme guide finalement leurs action pouvant aussi s'avérer un poids trop lourd. Une réflexion assez intéressante qui rejoint des thématiques assez classiques pour la licence comme le fait de devoir faire confiance aux inconnus (ép. 6 et 7) mais aussi du meilleur moyen existant pour survivre où la fin justifie souvent les moyens. Ce dernier point est évidemment symbolisé par la Civil Republic dont peu est révélé durant cette saison alors qu'on en attendait évidemment beaucoup. Effet, cette large communauté est censée faire le lien avec les autres séries comme étant possiblement l'endroit où se trouve Rick disparu pendant la saison 9 de The Walking Dead et l'on soupçonne Isabelle (apparue dans la saison 5 de Fear the Walking Dead) d'en faire partie. On reste donc sur notre faim de ce côté là même si la fin de la saison a été vraiment bien ficelée de telle sorte qu'on en saura forcément plus sur ce point.

Cette première saison est ainsi un long périple pour retrouver le père de Iris et Hope permettant de découvrir de nombreux lieux et d'imposer une direction artistique extrêmement proche de la série mère. Vous ne serez donc pas trop dépaysés. Pour ce qui est des zombies, on profite encore une fois de l'expérience des équipes de production de AMC pour les maquillages même si peut paraître modeste tant les hordes sont rares. La série est par ailleurs assez clémente avec ses héros via très peu de morts suivant ainsi la tendance des autres séries sur leurs dernières saisons. Ces changements de décors constants de nos héros permettent aussi de renouveler l'intérêt sans pour autant faire oublier que les quatre ados sont quand même un poil caricaturaux entre Iris l'éternelle optimiste, Hope la révoltée ayant du mal à cacher ses failles (le personnage passe quand même son temps à pleurer), Elton le scientifique un peu geek avec son accoutrement ridicule et Silas le garçon à la mauvaise réputation cachant un lourd secret derrière ses longs cheveux... On les voit heureusement évoluer aux contacts de Felix, Huck et autres rencontres surprises tout en voyant deux personnages connaître une destinée toute autre après deux twists importants (ép. 7 et 9). Pour ce qui est des environnements parcourus, ils s'avèrent assez intéressants démontrant une nouvelle fois que la licence sait utiliser son aspect post-apocalypse pour créer des lieux marquants à l'instar d'une décharge perpétuellement en feu (ép. 2 et 3) ou un lycée isolé où rodent des animaux sauvages (ép. 4)... Bref, un voyage périlleux se révélant souvent plaisant à suivre.

Le principal défaut à mes yeux de cette première saison est sa mise en scène répartie entre 7 réalisateurs dont Magnus Martens (Fear the Walking Dead...) dirigeant 3 épisodes. Il y a une utilisation franchement abusive de la caméra à l'épaule juste pour simuler plus que de raison le voyage des héros. Mais cela devient ridicule lors des scènes de dialogues plus posées comme une sorte de tic de langage où l'on a plus l'impression de subir les mouvements du cameraman que d'assister à une réelle volonté de mise en scène. Il y a pourtant de bien meilleurs plans quand on se décide enfin à poser la caméra ou utiliser une steadycam... Concernant les interprétations, on souffle aussi le chaud et le froid notamment en ce qui concerne Aliyah Royale (The Red Line...) et Alexa Mansour (Unfriended: Dark Web...), dans le rôle des sœurs Bennet, qui ont du mal dans les scènes fortes en émotion. De leurs côtés Hal Cumpston et Nicolas Cantu (alors spécialisé dans le doublage) s'en sortent comme ils peuvent avec des personnages assez caricaturaux. De même que Annet Mahendru (The Americans, Tyrant...) force souvent son personnage... On retiendra plus Nico Tortorella (Scream 4, Following...) en Felix, le chaperon ayant du mal à se situer avec les sœurs Bennet ou Julia Ormond (L'Etrange histoire de Benjamin Button, Witches of East End...) sachant imposer de la force tranquille et glaçante à son personnage.

La conclusion de à propos de la Série Télé : The Walking Dead : World Beyond [2020]

Auteur Bastien L.
60

Certes The Walking Dead : World Beyond est inférieure aux autres séries de la saga avec un nombre important de défauts (caractérisation, mise en scène, interprétations...) mais la série se laisse néanmoins regarder. Elle offre une narration intéressante ainsi que des thématiques bien exploitées. Elle a aussi le mérite de se bonifier au fil des épisodes pendant un dangereux voyage sachant nous intéresser à défaut de nous passionner. On attend quand même la suite...

On a aimé

  • La thématique du traumatisme traitée par le biais de l'apocalypse
  • Une excellente direction artistique
  • Une série qui s'améliore au fil des épisodes

On a moins bien aimé

  • Des personnages trop caricaturaux
  • Une mise en scène qui a trop la bougeotte
  • Ca ne décolle jamais

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