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Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil 0
Resident Evil 0 >

Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil 0

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 3 juillet 2017 à 10:00

Runaway Train

Testé sur GameCube

Resident Evil premier du nom fut une des plus grosses claques que l'industrie vidéoludique nous ait infligé dans les années 1990, à l'ère de la PlayStation. Ce jeu, reprenant tout ce qui fait l'essence du survival-horror, qui marqua le coup d'envoi d'une franchise tentaculaire. Cet épisode fondateur eut même le droit à sa préquelle.

Au début des années 2000, la franchise Resident Evil est au plus fort de sa popularité. Les jeux de Capcom attirent les convoitises et Nintendo réussit à signer un contrat d'exclusivités alors que les zombies commencent à déferler sur les consoles 128-bits. Après un excellent Code : Veronica (sur Dreamcast puis sur PS2 et plus tard sur GameCube), la firme nippone planche sur un remake du premier épisode. Un Resident Evil, surnommé Rebirth, graphiquemebt remis au goût du jour et considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la saga. Resident Evil 0 était donc très attendu chez nous, et ce d'autant plus que le jeu avait l'ambition de profiter des acquis des précédents titres tout en nous éclairant sur les origines de la saga et le cauchemar vécu par l'équipe Bravo dans la périphérie de Raccoon City.

Souvenez-vous... En 1996, vous incarnez des membres de l'équipe Alpha des S.T.A.R.S. qui enquêtent sur la disparition de l'équipe Bravo près d'un étrange manoir. Si vous avez choisi de jouer Chris, vous faîtes la rencontre de Rebecca Chambers, nouvelle recrue de l'équipe Bravo, qui vous aide à vous échapper. C'est justement cette dernière que l'on incarne dans Resident Evil 0, puisque ses actions vont permettre d'en savoir plus sur ce qu'il est advenu de cette équipe et comment elle est arrivée dans ce manoir.

Tout cela commence par des incidents très violents dans les environs de la ville qui inquiètent la population. On parle d'attaques de bêtes féroces voire d'hommes se livrant à du cannibalisme. Alors qu'ils survolent la zone, l'hélicoptère de l'équipe Bravo connaît une avarie obligeant ses membres à atterrir au milieu de nulle part. L'équipe tombe sur une jeep retournée avec deux militaires morts à l'avant. Ils apprennent qu'un dénommé Billy Coen, criminel de guerre, était sur le chemin de son exécution et a donc réussi à s'échapper. L'équipe se disperse alors à la recherche de Coen. C'est alors que Rebecca tombe sur un étrange train arrêté en pleine voie...

Rebecca ne tarde pas à découvrir que des zombies hantent les lieux. Ils semblent être liés à d’agressives sangsues génétiquement modifiée. Elle fait la rencontre de Billy Coen, venu lui aussi se réfugier. Les deux individus comprennent vite qu'ils ont intérêt à coopérer dans ce train qui appartient à la société Umbrella, et qui redémarre vers une destination inconnue. En parallèle, on découvre que l'attaque du train est une attaque directe contre Umbrella, perpétrée par un jeune homme étrange contrôlant ces sangsues responsables de cette épidémie zombie. Cette attaque fait réagir Albert Wesker et William Birkin (créateur du virus G qui contamina la ville dans Resident Evil 2 et 3) qui tentent d'en comprendre les tenants et aboutissants, tout en manœuvrant pour tester leur virus sur les policiers membres des S.T.A.R.S.

Le scénario de Resident Evil 0 est assez déroutant. Alors qu'on attendait une véritable préquelle permettant de découvrir les actions de l'équipe Bravo, il n'en est pratiquement rien. Alors oui, on voit Wesker agir dans l'ombre et quelques membres de l'équipe interagir entre eux en évoquant les possibles renforts de l'équipe Alpha, mais c'est tout. Les scénaristes ont décidé de partir sur une toute nouvelle voie en nous expliquant plus le fonctionnement d'Umbrella et ses recherches à des fins militaires. Rebecca et Billy vont en fait découvrir un autre complexe manoir/laboratoire scientifique qui fut dirigé par le docteur James Marcus. Ce scientifique de génie fut aussi un professeur émérite puisque son manoir accueille un centre de formation pour les futurs scientifiques d'Umbrella. L'histoire se concentre donc encore sur la survie d'individus en plein cauchemar qui en apprennent plus sur les lieux qu'ils parcourent. Cela permet de comprendre un peu mieux les luttes internes d'Umbrella, avec des scientifiques à l'égo démesuré et tout le processus de création du virus avec des expérimentations sur des animaux puis des humains...

L'un des grands plaisirs du titre est donc la progression dans le train, puis le manoir qui démontrent toutes les horreurs dont est capable Umbrella et ses scientifiques. Puisque James Marcus expérimente surtout sur des animaux au départs, on découvre donc des animaux transformés par ce virus qui les transforme en créatures aussi agressives qu’incontrôlables (comme des singes, grenouilles mais surtout insectes géants)... Mais les ennemis les plus redoutables sont bien les sangsues, qui ont la capacité de se mettre en groupe et d'imiter des zombies humains, tout pouvant frapper de loin et exploser à la tête de ceux qu'elles attaquent. Le bestiaire est donc très varié, avec des originalités par rapport aux épisodes précédant : certes on croise toujours des zombies et ses hunters, mais on frémit toujours de savoir quel type de créature nous attend derrière chaque porte... Mais pour mettre en scènes ces monstres, il faut des décors à la hauteur.

Les graphismes du jeu sont vraiment sublimes. Après un passage en full 3D temps réel sur Code : Veronica, Capcom fit un retour en arrière en présentant des décors en précalculé pour le remake de Resident Evil et adopte la même idée sur cet épisode. La surprise est donc moindre, mais le jeu reste un des plus beaux de la GameCube tant dans sa qualité proprement technique, mais aussi grâce à une excellente direction artistique. Le train assez ancien, le manoir vétuste et la base scientifique à l'abandon sont magnifiques. On ressent le chaos de l'épidémie zombie et les lieux sont aussi sales que la morale des scientifiques qui y travaillaient. Chaque salle se découvre avec plaisir et fourmille de détails qui servent à rendre "vivant" ces lieux, mais qui accentuent également le côté macabre du titre. Tout est fait pour vous plonger dans l'horreur avec des décors sombres, des jeux de lumière inquiétant et des effets souvent saisissants (comme la gestion de l'eau ou de la fumée). Artistiquement, le titre est proche du sans faute... D'autant plus que l'ambiance sonore est irréprochable et la musique toujours aussi efficace.

En revanche la jouabilité a peu évolué, et c'est ce que l'on peut reprocher à Capcom. Je ne critique pas la jouabilité de base mais son manque d'évolution, notamment en ce qui concerne sa souplesse. Les personnages sont toujours aussi rigides et il faut toujours s'arrêter et viser pour tirer sur ses ennemis. Le gameplay fait donc toujours son job pour rendre nos personnages vulnérables, un constat qui se ressent dautant plus que la série accentue encore une fois son côté action.

Les habitués de la saga savent qu'on incarne rarement qu'un seul personnage lors d'un épisode, mais la nouveauté veut ici qu'on puisse incarner Billy ou Rebecca quand on le souhaite. Les deux héros s'accompagnent pour la plus grosse partie de l'aventure et se séparent parfois pour les besoins du scénario ou pour résoudre des énigmes. Avant d'expliquer en détails ce que cela apporte à la série, force est de constater que l'aspect survival en prend un coup puisqu'on est deux à déambuler dans les couloirs du jeu... Deux héros armés qui peuvent faire feu l'un et l'autre sur les ennemis...

Concrètement on ne contrôle qu'un seul personnage, l'autre étant géré par l'I.A. (même si on peut déplacer le second directement avec le stick C), et de bonne manière par ailleurs. On peut décider que l'autre personnage nous suive, ou pas, et fasse feu, ou pas, sur les ennemis afin de sauvegarder des munitions. La gestion de l'inventaire se fait aussi à deux car il faudra répartir les objets, les soins, les armes et les munitions entre les deux héros. On ne peut logiquement échanger avec son partenaire que quand celui-ci est juste à côté.

On peut donc changer de personnage en appuyant sur X à tout moment, ce qui sera utile pour résoudre quelques énigmes. Cela est d'autant plus intéressant que les deux personnages n'ont pas les mêmes capacités : Billy est plus fort et plus résistant alors que Rebecca peut mélanger les herbes et se glisser dans passages étroits. Les actions de l'un ont donc souvent des répercussions sur la progression de l'autre lorsqu'ils sont séparés. Cela permet de renouveler un peu le principe des énigmes du jeu, qui restent néanmoins assez classiques pour ceux qui ont suivi la série depuis les premiers épisodes.

L'autre grosse nouveauté du titre est la disparition des coffres au profit de la possibilité de laisser ses objets où bon nous semble. Les objets resteront quoiqu'il arrive. Cela est assez intéressant, mais les développeurs auraient pu laisser les coffres car on se retrouve souvent avec une myriade d'objets sur le sol rendant pénible les préparations de notre inventaire inhérents à ce type de jeu. Pour le reste, le gameplay reste (trop?) classique malgré les bonnes idées qui fonctionnent bien d'un point de vue technique, peut-être moins pour l'ambiance et l'aspect survival... La durée de vie est correcte puisqu'il faudra entre 7 et 10h pour venir à bout du soft selon votre jugeote et votre connaissance de la saga.

Finalement le principal défaut de cet épisode est d'être sorti après Code : Veronica et Resident Evil Rebirth. Le premier était plus ambitieux en ce qui concerne son scénario (plus intéressant), son bestiaire ainsi que sa durée de vie plus importante. Et le magnifique remake atténue la claque graphique tout en proposant un aspect survival bien plus présent. A noter, tout de même, que l'épisode 0 comporte un mode facile assez accessible aux néophytes.

75

Resident Evil 0 est assurément un bon jeu. Malheureusement, au moment de sa sorti, il était le moins bon des Resident Evil : le scénario manque d'ambition, et si le jeu est techniquement irréprochable, on commence à pester contre un gameplay qui n'évolue pas assez vite (malgré des innovations intéressantes). Le jeu propose tout de même une belle plongée dans une horreur vidéoludique, mais qui a du mal à tenir la comparaison avec ses glorieux aînés.

Critique de publiée le 3 juillet 2017.

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