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Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil 5
Resident Evil 5 >

Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil 5

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 1 avril 2009 à 1550

Resident Evil 4.5...

Réinventée il y a quelques années par l'aujourd'hui mythique quatrième opus, la saga Resident evil semblait repartir de plus belle après un épisode zéro aussi inutile que bancal, redonnant ainsi un coup de jeune à une franchise qui commençait à sérieusement sentir le sapin. Portant sur ses épaules la lourde tâche de succéder à un prédécesseur encensé aussi bien par les critiques que par le public, Resident Evil 5 ne pouvait-il donc que fatalement décevoir ? C'est un fait, les attentes des fans étaient tout simplement colossales, portées par les possibilités potentiellement offertes par les consoles next-gen et confortées par les effets d'annonce de Capcom.

Pourtant, la démo jouable sortie quelque temps avant le jeu avait d'ores et déjà refroidi les ardeurs. En lieu et place de la suite tant espérée se trouvait une espèce de vieillerie parchydermique sacrifiant absolument tout sur l'autel de l'action, une espèce de jeu tout droit sorti du passé accusant de véritables années de retard quant à son gameplay. Il était alors apparu que Capcom n'était clairement pas allé au bout de ses ambitions - où était la jauge de déshydratation ? - et que ce cinquième opus ne serait malheureusement pas à la hauteur des attentes. Néanmoins, sans aller jusqu'à combler tous nos rêves les plus fous, cet avant-goût laissait pourtant espérer un jeu correct, à condition, bien sur, que le scénario tienne la route, chose plus ou moins acquise d'avance dans un Resident Evil.

Au final, le produit est sur la forme assez semblable à sa démo, alignant les mêmes qualités ainsi que - malheureusement - des tares identiques. Au premier rang de celles-ci se trouve la lacune la plus impardonnable : un gameplay tout droit sorti d'un autre âge - de la génération de console précédente plus précisément - qui, c'est certain, va refroidir celles et ceux qui sortent de la Wii edition (laquelle, à ce niveau, lui est incontestablement supérieure alors même qu'elle s'appuie paradoxalement sur une console technologiquement inférieure). Ainsi, passée les magnifiques cinématiques nous montrant des personnages souples, agiles et capables de courir et tirer en même temps, nous nous retrouvons au contrôle de véritables poids morts ! Lents, lourdeaux, Chris et Sheeva s'apparentent ici a de vrais zombis tant leurs adversaires semblent bien plus rapides et futés qu'eux (eux peuvent marcher et frapper en même temps). Certes, il s'agit là de la même maniabilité que Résident Evil 4, néanmoins, le passage à cette nouvelle génération de console fait que l'on a la sérieuse impression d'avoir entre les mains un produit rétrograde, certes visuellement plus joli, mais qui détonne sévèrement avec ses concurrents directs, plus fluides et jouables. C'est ainsi que si le jeu en lui même n'est pas très difficile, nombre de game over sont dus à des mouvements effectués trop lentement !

Décevant, donc, mais tout de même nettement moins que l'histoire inepte qui nous est servie sur un plateau d'argent. L'Afrique - totalement sous-exploitée, le jeu aurait pu se dérouler n'importe où ! - sert ainsi de décors à une intrigue on ne peut plus banale ! Après une première partie copiée-collée de Resident Evil 4 - comme si on ne connaissait pas ce jeu et que l'on avait jamais entendu parler des Plaguas - le scénario s'embourbe dans une histoire mélangeant les éléments du premier cycle (sur les zombis) et du second (sur les Plaguas) ; on y découvre ainsi pêle-mêle l'origine de l'origine du Virus T, le dramatique passé de Wesker qui n'est pas qu'un bête virologue karatéka, ce qu'il est advenu du docteur Spencer qu'on ne savait même pas qu'il vivait encore, qu'Umbrella n'était pas la seule compagnie méchante mais qu'il y en a d'autres encore plus méchantes,... Dans le fond, sans aller jusqu'au niveau de médiocrité de celui de Resident Evil 0, le script s'affiche clairement comme étant l'un des plus faibles de la saga qui ne sait clairement plus comment évoluer. Le quatrième opus avait judicieusement tout repris de zéro en introduisant quelques éléments scénaristiques d'antant, le cinquième marque clairement un gros retour en arrière, ne sachant plus vraiment s'il faut aller de l'avant ou rester dans le classicisme.

Décevant, donc, mais le clou n'était pas totalement enfoncé ! C'est ainsi que Resident Evil 5 affiche une durée de vie exagérément courte ! Si les Resident evil n'ont jamais brillé à ce niveau - le plus long, RE4, allait jusqu'à 17h de jeu - on est aujourd'hui en droit d'en demander un peu plus, d'autant que le prix des jeux a largement augmenté avec le passage à la nouvelle génération de console. Soixante-dix euros pour douze heures de jeu, cela s'apparente au final à une vaste fumisterie, l'heure de jeu tournant ainsi autour des six euros ! Et ce ne sont pas les quelques minables bonus qui relèveront le niveau. Des dizaines de pages d'archives résumant une histoire que tout fan connaît bien à des statuettes virtuelles des protagonistes, rien n'incite vraiment à vouloir refaire le jeu dans un niveau de difficulté plus élevé. Dans le lot, seul le mode mercenaire, jouable en ligne, pourrait quelque peu tirer son épingle du jeu, mais le gameplay étant ce qu'il est, celui-ci atteint ses limites assez rapidement, s'avérant lassant et inabouti.

Ceci étant dit, malgré cette pléthore de points négatifs, le jeu ne s'en tire au final pas si mal que ça ; étonnamment - vu la qualité générale du tout - le jeu est bien réalisé et le rythme proposé est assez hallucinant. Les heures de jeu s'enchaînent comme des petits pains, les séquences chocs se succédant rapidement, et ce au détriment de toute logique scénaristique (si on devait faire un parallèle cinématographique des chapitres proposé, ça pourrait presque donner 28 jours plus tard / Mad Max 2 / Les Aventuriers de l'Arche Perdue / 20 000 lieues sous les mers / Le seigneur des anneaux). On en a ainsi plein les yeux, le tout est particulièrement fun et il en résulte que Resident Evil 5 n'est, à l'instar de son prédécesseur, absolument jamais ennuyeux ! Ajoutons à cela que le jeu est visuellement plutôt sympathique - même si clairement pas transcendant - et il apparaît ainsi que malgré son cumul de tares, il devient impossible de réellement le détester, voire de le considérer comme un vrai mauvais jeu.

D'autant que la force de ce cinquième opus réside dans la nouveauté introduite par Capcom : le mode coopération. La tradition voulait que les grands opus du jeu se basent sur des duo (Chris/Jill, Léon/Claire, Chris/Claire, Rebecca/Billy) qui se croisent sans jamais avancer ensemble, Resident Evil 5 pousse le concept plus loin (comme l'épisode zéro en son temps) en permettant à deux joueurs de faire le jeu en même temps. Et ce qui n'aurait pu qu'être un gadget sans intérêt prend ici toute sa saveur en ce que la coopération est réellement prise en compte par l'IA ; il est ainsi possible de servir d'appât, de détourner l'attention des ennemis pour permettre à son binôme de faire autre chose voire de se séparer, pour des moments aussi brefs que stressants, sans pouvoir se rejoindre. Un concept que l'on espère désormais voir repris dans les opus suivants tant il apporte à la saga en nouveauté et en possibilité de jeu. Seul, Resident Evil 5 perd malheureusement de son intérêt et de son attrait, l'IA du partenaire étant on ne peu plus médiocre (agressive donc conne ou défensive donc léthargique), celle-ci s'apparentant à un gros boulet que l'on est obligé de trainer avec soi.

La conclusion de

La barre était effectivement placée haut, mais Resident Evil 5 n'a clairement pas su transformer l'essai qu'avait marqué le quatrième opus. Paresseuse à presque tous les niveau, cette suite s'avère être un échec sur nombre de points ainsi qu'une vaste fumisterie quant à son rapport temps/prix. Reste malgré cela que le jeu est bien réalisé, c'est à dire suffisamment rythmé pour ne jamais être ennuyeux et faire passer tant bien que mal la pilule des énormités scénaristiques. A noter, enfin, que si le jeu ne prend toute sa saveur qu'en mode coopération (note : 07/10), il perd malheureusement en intérêt en mode solo à cause d'une IA somme toute bien pourrie (note : 05/10).

Que faut-il en retenir ?

  • Jamais ennuyeux,
  • Le mode coopération,
  • Bien réalisé,
  • Rythmé,
  • Graphiquement sympathique.

Que faut-il oublier ?

  • Histoire inepte,
  • Afrique sous exploitée,
  • Très faible durée de vie,
  • Gameplay dépassé,
  • Mode solo médiocre.

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