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Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil 5 : Perdu dans les cauchemars - XBOX 360

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 20 février 2010 à 10:57

Une ambiance rétro sympathique...

Premier DLC pour Resident Evil 5, Perdu dans les cauchemars propose de jouer le flashback principal de l'histoire du jeu, à savoir, l'exploration par Chris Redfield et Jill Valentine d'un manoir à la recherche de leur nemesis, le karatéka virologue Albert Wesker. Une idée quelque peu étrange, et ce dans la mesure où le dénouement est connu de tout ceux qui ont joué à RE5 - lequel proposait un condensé de cette aventure sous forme de cinématique - annihilant, de fait, toute véritable surprise scénaristique. Pourtant, il ne faut que quelques secondes de jeu pour oublier cela et se laisser porter par l'ambiance joyeusement retro de ce nouveau gros niveau : reproduction du mythique manoir Spencer du premier Resident Evil, il propose une histoire basée sur l'exploration et sur le suspens, et ce plutôt que sur un déferlement d'action continu, clé de voute de la série depuis le quatrième opus. Et honnêtement, retrouver ce plaisir quelque peu rétrograde fait bien plus plaisir qu'on ne pourrait le croire.

Rassurez-vous, ce n'est pas un clone de Resident Evil qui est ici proposé. Ainsi, si le manoir est réduit à sa plus simple expression - juste une dizaine de pièces différentes, les autres étant bloquées ou murées - il ouvre cependant sur une seconde partie originale et inédite. Excellente idée, serait-on tenté de dire, car passé le plaisir des premières minutes de parcourir les couloirs, on se rend vite compte qu'il ne s'y passe pas grand chose, les quelques cadavres jonchant le sol ne se relevant jamais pour nous attaquer ; on crapahute donc ici et là à la recherche de mécanismes permettant de débloquer des portes et d'ouvrir des serrures, mais le tout s'avère vite très mou et finalement pas passionnant. Il faudra attendre la sortie vers l'extérieur et la partie inédite pour que le DLC regagne enfin de l'intérêt ; faisant arpenter des couloirs inconnus faiblement armé, celui-ci joue la carte du suspens et des sursauts, les décors, bien pensés et bien mis en scène, offrant une ambiance glauque et morbide plutôt plaisante.

Poursuivis par un nouveau type de créature inédite, nous allons donc explorer les geoles qui servaient de cheptel pour les expériences de lord Spencer, puis nous retrouver dans les égoûts, dépouillé de tout équipement, avant, enfin, de rejoindre Wesker pour jouer en live la difficile scène de combat. Jouant une nouvelle fois sur l'aspect coopératif introduit dans Resident Evil 5, ce DLC propose de belles séquences de jeu s'appuyant sur le fait que notre piètre armement n'est d'un secours que très provisoire face aux monstruosités qui nous poursuivent. Outre les traditionnelles séquences de sauts aidés, qui obligent à se séparer, certaines techniques de jeu amènent à volontairement faire de même, sachant tout de même qu'un coup suffit à mettre son partenaire mourant et que l'on ne peut pas être dans le coin pour le réanimer. Dépouillé de nos armes bourrines, on fait clairement moins notre malin, et on flippe bien plus que pendant l'ensemble du jeu de base. C'est déjà ça...

 

 

Parce que malheureusement, Perdu dans les cauchemars ne sait jamais totalement exploiter ces bonnes idées et s'avère, au final, être un DLC très fainéant. Il souffre ainsi avant toute autre chose d'un sérieux manque de diversité dans les ennemis mis sur le chemin des deux personnages. Ce sont ainsi seulement deux types de monstres - trois si l'on prend en compte Wesker - que l'on va avoir à affronter ; c'est ainsi ce qui fait la grosse faiblesse de la première partie, les couloirs du manoir étant juste dépeuplés. Quitte à les explorer, on aurait aimé y retrouver des zombis classiques, lents et voraces, qui auraient alors introduit un soupçon de danger. Il faut donc attendre la sortie vers l'extérieur pour s'attaquer à cette nouvelle monstruosité génétique made in Umbrella, tellement gros et résistant qu'il vous mettra vite à court de munitions et vous obligera à fuir. Sur le chemin, quelques zombies sauteurs feront leur apparition de manière très anecdotique, plus pour faire sursauter que pour susciter un quelconque affrontement.

Autre point faible, sa très courte durée : il ne faudra pas plus d'une heure et demi pour venir à bout de ce niveau. Bien que ce dernier dispose de quelques petits trucs qui inciteraient à le refaire - présence d'insignes et de trésors rares - on en fait vite le tour. Certes, le DLC n'est pas d'un prix excessif - moins de cinq euros - mais on peut à juste titre se dire que l'heure de jeu revient finalement à trop cher. Bien sur, le module introduit quelques nouveaux petits bonus que l'on pourra juger être plus ou moins intéressant, ceux ci allant de quelques nouvelles figurines inédites à l'introduction dans le mode Réunion des Mercenaires des personnages de Barry Burton et Excella Gionne. Vous êtes bien sur seul juge pour savoir si vous pensez l'investissement valable, mais l'on pourrait néanmoins espérer un peu plus pour le même prix, d'autant que les apports scénaristiques inédits sont, avouons le, totalement inexistants.

Le reste, bien sur, utilise le moteur de Resident Evil 5, avec ses bons et ses mauvais côtés. Le jeu est donc graphiquement plaisant, bien réalisé, et, exception faite de la première partie, jamais ennuyeux ; en contre-partie, il s'appuie sur un gameplay toujours dépassé et son mode solo reste très médiocre à cause d'une IA complètement à la ramasse. A noter, tout de même, l'excellent travail fait au niveau du son. On retrouve ici l'esprit du premier Resident Evil, avec une musique discrète et des effets sonores variés et efficaces ; loin de la musique plus omniprésente de RE5, cela permet de poser une ambiance plus claustrophobique et ainsi de jouer sur l'enfermement et l'infériorité physique des deux héros. A noter, également, pour les vieux nostalgiques, que les programmateurs ont intriduits de nombreux clins d'oeils - plus ou moins subtils - au premier épisode. C'est toujours plaisant.

60

Premier DLC pour Resident Evil 5, Perdu dans les cauchemars revient à une ambiance retro dans le pur style des premiers opus, qui misaient alors plus sur le suspens que sur l'aspect purement action développé par la suite. Si l'on pourra repprocher à cet add-on un vrai manque de diversité dans les ennemis opposés aux personnages, ainsi qu'un scénario aussi court que fainéant, n'apportant strictement rien de nouveau à une histoire déjà bien balisée, on ne boudera cependant pas notre plaisir à revenir à une ambiance presque retrograde ne manquant pas de rappeler les expériences de jeu offertes par le premier Resident Evil. Après, il n'est quand même pas interdit de penser que ce DLC est trop cher payé pour ce qu'il offre...

Critique de publiée le 20 février 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Très bonne ambiance retro,
  • Jouable en coopération,
  • Beau et bien réalisé,
  • Excellente ambiance sonore,
  • Quelques clins d'oeil et références.

Que faut-il oublier ?

  • Premier tiers pas passionnant,
  • Sérieux manque de diversité des ennemis,
  • Aucun apport scénaristique,
  • Très court.

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