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Critique du Jeu Vidéo : Avatar : Le Jeu
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Critique du Jeu Vidéo : Avatar : Le Jeu

Avis critique rédigé par David Q. le mardi 1 décembre 2009 à 1359

Test du jeu sur PS3/Xbox 360

La sortie du blockbuster Avatar de James Cameron au cinéma est, bien entendu, soutenue par la sortie d'un jeu vidéo dérivé de l'univers du film. Il est assez commun que ces jeux adaptés de films ne soient que de pales copies sans grand intérêt. Mais qu'en est-il de ce jeu qui a été supervisé par James Cameron dès le début ? Va t-il sombrer dans l'oubli comme les autres ou saura t-il profiter de l'aura du réalisateur et de son univers qu'on annonce comme un concurrent de celui de Star Wars ?

Replongeons-nous quelques instants dans le scénario du film, et donc du jeu, même si celui-ci se passe un peu avant le film. Pandora est une lune lointaine, exploitée par les humains et habitée par les Na'vi qui vivent en harmonie avec la nature. Les humains ont développé la technologie Avatar leur permettant de coupler leur ADN à celui d'un clone Na'vi pour pouvoir ensuite le contrôler totalement. L'exploitation de la planète étant réalisée sans aucun respect des Na'vi ou de leur monde, la tension monte entre les deux peuples et l'action se déroule à l'aube d'un conflit planétaire. Humain et militaire fraichement arrivé sur Pandora après 5 ans d'hibernation, on vous met de suite à contribution pour aider vos compatriotes sur cette planète hostile. Votre avatar pret et quelques petites missions de routine achevées, vous devrez rapidement prendre parti pour l'un des deux camps pour commencer vraiment votre partie. Que l'aventure commence...

Ce jeu d'action-aventure est un mélange de pas mal d'autres titres, bien plus spécialisés dans leur genre. On retrouvera par exemple un mode quêtes façon World of Warcraft mais où vous ne pourrez faire qu'une quête à la fois rendant le jeu très linéaire. Les pouvoirs et les nombreuses armes apportent un petit côté RPG mais celui-ci est vite occulté par l'action omniprésente et qui nécessite surtout des réflexes face aux créatures qui peuplent Pandora. Au final, à part un pouvoir de régénération et d'invisibilité (qui ne dure pas longtemps) on privilégié plutôt les armes lourdes, même du côté Na'vi.
Le monde ouvert donne un peu de liberté dans les niveaux (qui eux sont bien distincts sur la carte) mais comme vous ne pouvez cumuler les quêtes et qu'elles s'enchaînent les unes les autres, le sentiment de liberté du début fait vite place à un sentiment de linéarité bien réel. Et ce ne sont pas les quelques missions annexes comme la destruction d'appareils du camp ennemi ou la découverte de 100% de la carte qui vont augmenter considérablement la durée de vie du jeu. On y arrive de toute façon assez facilement en allant au bout du niveau.

Au cours de votre avancée dans le jeu, vous gagnez de l'expérience qui vous donnera accès à de nouvelles armes, de nouveaux équipements ou de nouveaux pouvoirs. C'est bien mais on peut choisir n'importe quelle arme n'importe quand, ce qui limite la difficulté, le jeu consistant à simplement récupérer des munitions. Ce qui est très facile en tant qu'humains vu que la planète est gorgé de recharges de munitions infinies. Vous voilà donc truffé d'arme comme Rambo face à des Minimoys géants qui tentent d'enrayer votre progression. Bien trop facile. Dommage aussi que les ennemis disparaissent en fumée une fois que vous les achevez (12+ oblige), ça rend la jungle un peu moins menaçante et l’aventure plus fade.

Le jeu propose un mode "conquête" assez intéressant où votre progression dans le mode solo vous donne des crédits pour cette sorte de Risk où vous devez conquérir des territoires. Certaines zones vous donneront des bonus dans le mode solo (armure, précision, vie) ce qui leur donne plus d’intérêt. Sans être révolutionnaire, ce jeu dans le jeu permet de se reposer un peu et d’avoir une vue stratégique de la planète.
Sans ça, on tourne vite autour des classiques missions de combat, de destruction, de sauvetage ou d'enquêtes qui vous emmènent aux quatre coins de la carte. Heureusement que les véhicules sont là... Hydroglisseur, Jeep, mécha ou Cheval de Pandora, chaque camp a ses propres moyens de transport pour se déplacer plus vite. On pourra regretter l'impossibilité de tirer lorsqu'on conduit, ou encore certains transports bloqués alors qu'on pouvait les prendre juste avant (comme l’oiseau Na'vi). C'est assez frustrant et du coup on se retrouve souvent à pied. Et que dire des Na'vi, maitres de la forêt, incapables de monter aux arbres (alors qu'ils y habitent) ou de franchir un rocher pas plus haut que leur tête, et qui ne peuvent utiliser qu'un type de liane? C'est rageant, surtout quand on voit comment Ezio grimpe facilement sur les bâtiments dans Assassin's Creed II. Heureusement, on a parfois l'impression d'interagir avec le décor lorsque les feuilles de certaines plantes suivent le contour de nos épaules quand on passe dessus.

Le jeu propose aussi un mode multi-joueurs avec des cartes spécifiques. Les cartes sont bien proportionnées et adaptées à c mode particulier. Il y a de quoi se cacher, envahir une zone par plusieurs points et jouer au sniper. Les types de jeux restent classiques (capture du drapeau, jeu libre ou par équipe…) mais le nombre d’armes permet de s’amuser et d’avoir bien plus d’action que dans le jeu solo. Limité à 16 joueurs par session, le mode multi-joueurs va rallonger la durée de vie du jeu qui est déjà bien longue grâce au choix de votre camp dans le jeu solo qui double la longueur du jeu.

Un mode apprentissage est aussi disponible lorsqu'on appuie sur R2 et nous permet de débloquer des articles de l'encyclopédie (Pandorapedia) lorsqu'on rencontre un nouvel objet. Elle est très détaillée avec de nombreux articles sur les plantes, les animaux, les armes, les personnages et même la technologie – un peu à la façon d’un Mass Effect. Vous pourrez avoir jusqu’à trois pages de textes expliquant les mécanismes de la communication subluminique ou sur le passif d’un personnage. De ce fait, c’est un très bon complément au film et cette partie intéressera tous les fans du film.

Coté graphismes, le jeu est assez beau. La faune et la flore de Pandora nous délivrent un panel de couleurs chatoyantes du plus bel effet. Plantes et animaux n'en sont pas moins dangereux et on se retrouve parfois vite assailli par de vifs reptiles difficiles à viser. L'ensemble du jeu est très proche de ce qu'on a pu voir du film jusqu'à maintenant, que ce soit en design et en ambiance. Une ambiance parfois féerique et parfois dangereuse où la nuit est de toute beauté. Cependant, ça ne suffit pas pour cacher d'autres défauts plus profonds. Les textures sont parfois honteusement pixellisées et les détails sur les personnages et les animaux sont moyens. Pour une jungle luxuriante on ne rencontre pas grand monde.



Le graphisme passe encore - la jungle nous aide à briser la monotonie d'un espace confiné - mais des qu'on regarde de plus près animations et effets visuels, on est obligé de remarquer tous ces petits défauts qui font la différence entre un pur hit et un jeu classique. Que ce soit l'eau qui reste définitivement plate, les personnages qui n'ont que très peu d'animation différentes ou les plantes qui ne bougent peu ou pas, on est vite déçu par ce côté là du jeu. Par exemple, on rencontre des bulldozers géants qui nous donnent l’impression de les voir avancer sur une surface plane texturée vu qu’ils n’ont aucun effet sur le sol (malgré leur poids). Nos tirs, à part endommager quelques plantes, n’ont aucun effet sur la forêt. En buggy ou à dos de Direhorse, on ne laisse pas de traces au sol. Tous ces petits détails accumulés rendent le jeu moins immersif et on a plutôt l’impression de jouer à un beau jeu PS2/Xbox plutôt qu’à un vrai jeu next-gen.

Certes, le jeu permet de switcher en 3D, comme pour le film. Il vous faudra simplement vous munir d’un écran 3D, rien de plus banal ! Une option pour utiliser le vieux mode 3D – avec lunettes rouge et verte – aurait pu être une alternative à ce changement radical de mode de rendu qui ne pourra être utilisé que par les heureux privilégiés triés sur le volet. Car c’est plutôt frustrant de n’accéder à la 3D qu’avec un nouvel écran (si j’annonce à ma copine qu’il faut encore changer d’écran, la console va passer par la fenêtre).

La conclusion de

Avatar est une bonne adaptation du film et permet de se plonger dans l’univers sans spoiler. L’encyclopédie apporte un réel plus pour ceux qui s’intéressent à Pandora et le jeu est suffisamment long pour vous tenir en haleine un bon moment. Mais c’est aussi un jeu à la réalisation moyenne, trop linéaire, avec de nombreux défauts et qui ne tient pas la route face à la concurrence. A trop vouloir plaire à tous, il est moyen partout et c’est dommage.

Que faut-il en retenir ?

  • L’univers de James Cameron
  • Pandorapedia
  • Le choix entre humain et Na’vi
  • La durée de vie du jeu (2 aventures solo + le multi)

Que faut-il oublier ?

  • Les animations
  • Actions et interactions trop limitées
  • Du faux Next-gen
  • Un jeu trop linéaire
  • Univers « classique » pour un jeu vidéo

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