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Critique du jeu vidéo : Resident Evil 3 : Nemesis #3 [2000], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 30 octobre 2014 à 13h00

Cours Jill, cours...

Test PS3 de la version PlayStation.
Attention, ce test n'est pas une critique du jeu à sa sortie mais de sa version dématérialisé sortie en février 2012 sur le PSN pour 10 euros. D'autant plus qu'il s'agit de la version américaine.


Voir Raccoon City envahie par les flammes, les rues remplies des centaines de zombies à la recherche de chair humaine était un des grands moments de l'excellent Resident Evil 2. C'est pourquoi Capcom décide de nous offrir un autre titre prenant place dans cette ville en proie au chaos horrifique.

Resident Evil 3 : Nemesis est une suite qui fut très rapidement mise en chantier par Capcom, rassuré par les ventes excellentes du deuxième épisode. L'équipe de développement va affirmer un peu plus le côté urbain de l'aventure et accentuer la tournure plus action entreprise par l'épisode précédent. Le titre est toujours produit par Shinji Mikami, un gage de qualité et ce même si on s'éloigne encore plus des intentions du premier Resident Evil. Les personnages forts des aventures ne sont pas présents, affirmant également le changement de direction pris par cet épisode.

Pour commencer, l'aventure ne se vit plus à travers les yeux de deux personnages. L'histoire suit la destinée de Jill Valentine, héroïne du premier épisode, membre de la division des STARS de la police de Raccoon City. Elle se retrouve piégée dans sa propre ville et va chercher un moyen de fuir ce cauchemar qu'elle a pourtant déjà vécu. Sa fuite permet aux joueurs de bien comprendre les liens entre la ville et la compagnie Umbrella, qui va tout faire pour masquer la situation et empêcher les témoins de s'en sortir. Elle va ainsi rencontrer des mercenaires de la compagnie envoyés sur place et pris au dépourvu. Mais sa plus grande menace sera le Nemesis qui va la pourchasser tout au long du jeu. Ce Titan, créature des plus destructrices et monstrueuses créées par Umbrella, est implacable, immortel et armé d'un lance-roquette en plus de sa force extraordinaire et autres tentacules qui transmettent le virus.

Si le scénario du jeu est le moins passionnant des épisodes 32-bits, il reste toutefois intéressant à suivre. On assiste à une véritable fuite de la part de Jill qui s'avère être une héroïne forte et sexy. Si sa tenue ne se prête guère à la violence qui l'attend, sa détermination lui permettra de survivre. Le réseau tentaculaire d'Umbrella et sa main-mise sur la ville sont mis en avant à travers les actions des différents mercenaires, mais aussi grâce aux nombreux rapports que l'on trouve dans le jeu. La mythologie de la série s'étoffe, même si on est loin des personnages secondaires travaillés du second épisode. Le Nemesis réussit néanmoins à traduire l'horreur implacable de la situation avec le sentiment de n'être jamais tiré d'affaire.

Pourtant le début de l'aventure laissait présager une mauvaise surprise. En effet, à part le nouveau personnage, on se retrouvait poursuivit dans les rues de la ville avant d'atterrir dans le commissariat. C'est alors que l'ennemi invincible fait son apparition (comme pour l'histoire de Claire dans Resident Evil 2). Heureusement, on ne reste pas longtemps dans ce commissariat que l'on connaît si bien. Cela permet de plus de montrer que l'aspect technique a été amélioré. Ainsi, si le jeu a été développé rapidement, reprenant sûrement beaucoup d'éléments du jeu précédant dont le commissariat, les décors pré-calculés sont plus fins et fourmillent d'encore plus de détails. Les zones entre chaque porte sont plus importantes avec des effets de feu et de fumée améliorés. La progression est moins hachée car les décors sont plus vastes. On y trouve même plus de vie - sans mauvais jeu de mot - avec encore plus de créatures affichées à l'écran.

Le sentiment de solitude est donc bien retranscrit et on comprend mieux ce besoin de fuir à tout prix alors que tout semble être contre cette pauvre Jill. Le jeu se déroule ainsi peu de temps avant Resident Evil 2 pour son introduction et après pendant le reste du titre permettant de voir ce qui arrive à la bourgade de Raccoon City. On peut ainsi arpenter les rues, le quartier commerçant, la mairie, l'hôpital ou encore le parc de la ville sans oublier les laboratoires d'Umbrella. Les zombies sont encore plus diversifiés et les créatures affreuses réservent quelques surprises. Si le jeu est un peu moins un survival, il respecte donc bien son côté horreur/action avec ses caméras fixes judicieusement placées et quelques cinématiques magnifiques. Les scripts sont encore là pour nous faire sursauter et on apprécie toujours autant de déambuler dans les rues de la ville (surtout que le Nemesis peut surgir à tout moment).

Au rayon des nouveautés, le jeu vous permet pour la première fois de choisir entre deux solutions à la fin de cut-scenes. Les deux solutions auront une incidence sur le scénario, qui propose par exemple des fins différentes. Le titre se veut donc bien plus orienté action (comme le prouve le début du jeu où l'on contrôle Jill armée d'un fusil d'assaut), les armes et munitions étant nombreuses (d'autant plus que l'on possède aussi un appareil pour créer des munitions avec des poudres que l'on trouve partout). Mais s'il est plus orienté action, le jeu n'est clairement pas plus simple, comme le prouvent les apparitions du Nemesis. L'inventaire est toujours autant limité et les soins ne courent pas les rues. En clair, il faudra aller au contact et ne pas hésiter à éliminer les nombreux zombies à l'écran pour éviter de stresser à chaque passage.

La jouabilité gagne ainsi en souplesse car Jill est plus rapide et peut prendre les escaliers sans que l'on ait à appuyer sur un bouton. De même la visée se fait automatiquement avec des 180° permettant de mieux combattre. Les subtilités demandent un petit temps d'adaptation et apportent de véritables ajouts autres que techniques à cette suite. Sinon le principe reste le même, à savoir des aller-retours fréquents pour venir à bout des nombreuses énigmes. Seules les sauvegardes changent car le mode "facile" (qui ne s'accompagne que de celui "difficile") permet des rubans d'encre infinis.

Capcom a également eu la bonne idée d'ajouter un peu d'aléatoire à son titre. Tout d'abord certains objets (soins et munitions) ne se trouvent pas toujours au même endroit, de même que les ennemis vont varier selon les zones. Refaire la partie aura donc un intérêt, car arriver face à des hunters ou juste des zombies n'appelle pas la même réaction. Mais se sont surtout les puzzles qui bénéficient le plus de ce système, et on touche finalement le gros point faible du titre : les énigmes n'ont rarement eu aussi peu de sens que dans cet épisode. La logique nous échappe complètement et ne permet pas une bonne immersion dans le jeu. Si on pouvait comprendre ce délire dans le manoir du premier épisode, on s'interroge sur son bien-fondé dans une ville entière où l'on comprend finalement mieux comment tout le monde se fait piéger. Ouvrir des portes avec des clés dissimulées dans un système qui nécessite des écrous cachés dans des tableaux qu'on déverrouille en trouvant des pierres précieuses laisse perplexe.

La durée de vie s'en retrouve donc largement augmentée par nos aller-retours et autres réflexions quant aux solutions adéquates. Heureusement que le dernier tiers gagne en intensité et en logique offrant un final aussi exceptionnel que les précédents. Il vous faudra donc entre sept et dix heures pour finir le titre lors de votre première partie, selon votre jugeote et votre niveau d'anglais (puisque la version PSN n'est disponible que dans la langue de Romero). Comme bonus, vous aurez toujours le droit à de nouveaux costumes ou au mode "mercenaires" qui fait pour la première fois son apparition dans la série. Il vous sera demandé de rallier un point A à un point B du centre-ville de Raccoon City dans une course chronométrée où éliminer des ennemis, comme sauver des survivants, vous donnera plus de temps. Un mode que j'ai toujours trouvé anecdotique...

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Resident Evil 3 : Nemesis #3 [2000]

Bastien L.
80

Le troisième épisode de la saga Resident evil est toujours aussi réussi. Le scénario reste prenant et on prend plaisir à fuir dans les rues de Raccoon City aux côtés de Jill Valentine. L'ambiance plus orientée action ne perd rien en horreur et en frisson grâce à des créatures nombreuses ainsi qu'à un aspect technique impressionnant pour l'époque. L'action est tout aussi appréciable car la jouabilité y est plus adaptée. Néanmoins les énigmes illogiques imposent des aller-retours qui gênent la bonne impression de fuite en avant que procure souvent le titre.

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