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Critique du Film : Extinction

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 9 octobre 2007 à 22:33

Le premier film dans lequel les zombis font pitié...

Il est intéressant de voir ce qu'a finalement donné sur grand écran l'adaptation de la saga vidéoludique Resident Evil. Pourtant partis d'un matériaux de base très solide, les films ont réussit le pari insensé d'être moins beaux, moins inventifs et moins terrifiants que les jeux vidéos dont ils ont été tirés.


Milla Jovovich, expression 1

La faute peut entièrement mise sur le dos de l'ignoble Paul W.S.Anderson, tacheron sans talent qui s'est malheureusement fait un nom en pondant divers étrons cinématographiques au succés assuré malgré leurs piètres qualités (Resident Evil, Alien versus Predator). Et quand notre ami Paulo ne se place pas derrière la caméra pour décevoir des milliers de fan, il agit dans l'ombre, en tant que producteur ou que scénariste. Et autant dire que devant une feuille de papier, il n'est pas plus brillant...

C'est donc loin, très loin du postulat du jeu que se situe l'action de ce nouveau Resident Evil. Alors que le virus T s'est répandu sur l'ensemble de la surface de la Terre, contaminant hommes, animaux, végétaux et eau, et que notre planète est devenu un vaste désert, les survivants tentent de survivre tant bien que mal en se procurant l'essence nécessaire à leur fuite, et donc à leur survie.

Passons sur l'histoire, ultra basique (pour ne pas simplifier, le méchant essaie de tuer la gentille dans un monde avec des zombis) pour s'intéresser à la structure même du scénario, qui, faute de pouvoir s'appuyer sur un récit un minimum construit, se contente d'alterner séquences gratuites (dans le désordre la scène des chiens au début du film, le karaté à deux balles, le cassage du nuque de zombie et j'en passe) et incohérences majeures tant par rapport au contexte (le Virus T s'attaque à l'eau, mais pas à l'eau salée) qu'au déroulement même de l'histoire (la société industrielle s'est effondrée, il n'y a plus d'essence, mais il semblerait qu'il n'y ait aucun problème d'électricité et que les batteries des gadgets électroniques soient à très forte durée de vie). Et lorsque le scénario tente de sortir de son sentier battu, on sent l'inspiration à la limite de la vulgaire copie (le méchant docteur Isaacs fait énormément penser au docteur Logan du Jour des morts et son zombi intelligent ne peut que rappeler l'inoubliable Bubu).


Milla Jovovich, expression 2

Derrière la camera, Russel Mulcahy semble suivre l'exemple de son patron, se contentant d'un simple travail de pure copie, voire de total plagiat. Difficile de ne pas penser à Mad Max tant le visuel des deux films sont très (trop?) proches. Mais au delà de ça, difficile également de ne pas songer aux Oiseaux d'Hitchcock, référence affirmée et affichée, à l'Armée des morts (dont certains plans ne sont qu'une copie pure est simple) ou à Alien 4.

Et quand il ne peut pas piquer des plans à droite à gauche, Russel Mulcahy filme les survivants les plus maquillés de l'ouest sans une once d'originalité, confinant certains plans au ridicule le plus absolu. Certaines scènes de baston entre Alice et les zombis escaladeurs/sauteurs/courreurs promettent de bonnes doses de rigolades lors de futures soirées nanars... Mais il faut malgré tout reconnaître que Russel Mulcahy à le sens du rythme et que malgré tout, on ne s'ennuie pas trop devant cette Extinction, et ce contrairement aux deux premiers volets.


Milla Jovovich, expression 3

Je ne m'abaisserai pas à parler de la fine brochette de comédiens médiocres qui se sont compromis dans ce long-métrage, la palme revenant à Milla Jovovich et Iain Glen qui se partagent une expression faciale pour deux. Je ne perdrais pas non plus de temps pour m'apesantir sur les effets spéciaux, dans la continuité du début de la saga (effets numériques affreux, effets de maquillage souvent très moyens).

20

Il n'était pas difficile de faire mieux que les deux premiers Resident Evil, mais si Russel Mulcalhy y réussit, c'est grâce au rythme qu'il arrive à insuffler au film. Pour le reste en revanche, on reste dans le domaine de la mauvaise série B, voire parfois de la pure série Z.

Critique de publiée le 9 octobre 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Du rythme.

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste.

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