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Critique du Film : Apocalypse
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Critique du Film : Apocalypse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 21 mars 2006 à 0927

Alice revient et elle est pas contente !..

A la fin d’un mémorable (sic) premier volet, la jolie Alice – mais vachement plate, entre nous, non ? – a réussi à s’évader du traquenard que représentait le Hive, pour finalement tomber dans les pattes manipulatrices des savants fous de la société Umbrella – ombrelle ? Tiens, voilà un accessoire que leurs responsables devraient utiliser plus souvent. Le premier épisode s’achevait alors sur une Alice customisé au Projet Alice et un Matt boosté au Projet Némésis, alors que le redoutable virus T commençait à s’échapper de la Ruche et à se répandre dans la ville.
Dans ce nouvel opus, qui n’est plus réalisé par Paul Anderson mais par le noob – néophyte dans le langage branché des vidéo game players - Alexander Witt, nous avons l’occasion de voir une Alice déterminée à sauver sa peau buter sans répit du zombi, en compagnie d’un soldat d’élite survivant des STARS coincés dans la cité, d’une journaliste égarée en talon aiguille et de la ténébreuse fliquette sexy, Jill Valentine.
Ce qui m’a frappé tout d’abord dans ce film, c’est son coté révolutionnaire. En effet, si vous faites bien gaffe, vous ne verrez pas le moindre nichon de blonde dans Resident Evil : Apocalypse. Car cette œuvre avant-gardiste est la chasse gardée des brunes, les filles qui en ont dans le pantalon et qui font preuve d’un talent dramatique aussi poussé qu’un Schwarzenegger ou un Van Damme. C’est dire la classe !
Le scénario (ah, ah, ah !) tente de raconter l’histoire d’un groupe d’individu essayant de subsister dans une ville désertée et infestée de zombies. A cela se greffe une quête – sauver la fille d’un chercheur - pour forcer ces malheureux à s’enfoncer encore plus dans les ennuis, et une adversité inattendue, celle de Némésis, une modification génétiquement pas belle – un Robocop un peu déglingué – et qui s’amusera à jouer les Terminators de quartiers avant de tourner sa veste dans une débile fin de film. Les joueurs assidus de cet excellent jeu vidéo qu’est Resident Evil reconnaîtront ainsi sans peine la réunion de la plupart des éléments du 3ème volet du jeu.
Ecrit par Anderson, le script, à la manière du premier volet, ne récupère en fait que le concept et les icônes du jeu vidéo éponyme, sans en suivre réellement la trame. On se demande vraiment pourquoi, tant ce film obéit aveuglément à la loi des movies games les plus basiques. Ainsi, tous les ingrédients sont réunis ; deux petites brunes en tenue sexy qui se la pètent grave, qui sautillent dans tous les sens – avec notamment une Jill Valentine Lara Croftienne – et qui défouraillent du zombi avec une aisance toute gymnique, un Boss vilain pas beau équipé d’une mitrailleuse d’hélico mais qui n’est finalement pas si terrible que ça – ou est l’ignoble monstre qui grognait invariablement STAAAARRRS en massacrant tout devant lui dans RE3, le jeu ?- et de l’action, rien que de l’action…
Ce que n’a pas réellement compris – ou il bien il s’en fout, et le résultat est le même - ce gros bourrin qu’est Paul Anderson, c’est que les jeux vidéos ont un avantage que les films n’ont pas : l’interactivité. La sensation de défouloir et les montées d’adrénaline compensant souvent l’absence d’une intrigue bien construite. Là, couché sur pellicule, cela devient rapidement chiant et pas angoissant pour deux sous, sauf pour les kids boutonneux lobotomisés aux programmes de M6.
Il est alors impossible d’accrocher à cette histoire d’une ville entièrement contaminée sans que la moindre fuite – dans tous les sens du terme – ne perce au dehors, et aux acrobaties irréalistes et inutiles d’une Milla Jovovich poseuse qui essaye en vain d’avoir l’air méchante. D’autant plus que la réalisation n’est pas particulièrement follichone, accumulant sans vergogne une tonne de clichés martiaux au moyen d’un montage cut hystérique et bordélique. On a même droit au buddy black farceur spécialiste des punch line à dix balles et au retour des dobermans zombis.
Maintenant, ceci dit, je dois admettre que Resident Evil ne tombe pas dans le lamentable à la Uwe Boll, et que ce movie game se laisse regarder, de manière détachée, en raison de son budget blockbuster qui permet à Witt de tout péter sans le moindre ressentiment. On peut alors se contenter, si l’on n’a vraiment que ça à faire, de regarder ce spectacle comme un enchaînement de cascades et d’explosions vide de toute substance. Mais au regard des moyens déployés, c’est une bien maigre consolation.

La conclusion de

Le premier Resident Evil n’était pas génial, cette séquelle est encore moins bonne. L’overdose d’action et de gunfight ne gomme pas efficacement l’absence d’un scénario crédible et le manque de souffle dans la réalisation, qui se contente d’aligner des scènes souvent mal montées et sans aucune originalité. Un spectacle réellement dispensable, sauf si vous êtes un accroc des brunes en short.

Que faut-il en retenir ?

  • Deux brunes en short, une brune en escarpin, pas de blonde !
  • Bim, Bam Boom !

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide
  • Réalisation sans saveur
  • Montage cut approximatif
  • Interprètes peu crédibles, même en short.

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