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Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil 4
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Critique du Jeu Vidéo : Resident Evil 4

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 11 décembre 2008 à 1916

Is that all stranger ?

Version testée : PS2
Comment naît le jeu de toute une génération ? C’est la question que je me pose en commençant cette critique. La réponse tient d’abord d’un développement rempli de paradoxes, en effet, quant Capcom mit en chantier Resident Evil 4 après un 3ème épisode sorti sur PlayStation en 1999 et l’expérience Code Veronica l’année suivante (pour un portage PS2 qui donna à la série un sacré coup de vieux) le développeur nippon voulait changer un peu la donne de sa série phare. Au final, 5 versions en comptant la bonne furent préparées pour le jeu avec autant de malheurs que de bonheur car l’une d’elle deviendra tout simplement le premier épisode de la saga Devil May Cry. Rajoutons à cela l’exclusivité qu’avait obtenu la GameCube pour pas mal de jeux de Capcom dont la saga Resident Evil (afin donner un petit coup de fouet «adulte » à la console de Nintendo) entre remakes des premiers épisodes et celui-ci qui finalement sorti sur PS2 en décembre 2005 (9 mois après sa sorti sur la GC) avec un jeu plus long et quelques bonus en plus. C’est donc avec un grand «enfin » de soulagement que les joueurs de PS2 accueillir ce jeu.
Et bien légitimement par ailleurs. Parce que quel jeu mes aïeux ! Sans aucun doute à mettre dans le top 5 des jeux de la console bien au chaud à coté de God of War II ou Metal Gear Solid 3. Par où commencer ? Peut-être par le point noir du jeu qui peut ne pas en être un : Le scénario est quand même un gros n’importe quoi digne d’une belle série B voir Z avec des scénaristes qui ont laissé libre cour à leurs délires : Un agent américain Léon S. Kennedy (déjà vu dans l’épisode 2 de la saga) est envoyé au fin fond de l’Espagne (très loin de la chaleur barcelonaise) pour enquêter sur l’enlèvement de la fille du président des Etats-Unis, Ashley Graham, qu’on aurait vu dans le secteur. Sur place, Léon se fait attaquer par une foule de paysan qui tente de le trucider à l’arme blanche ou de leurs propres mains… Mais que se passe t’il ? En bref, rien de bien original si ce n’est l’iconographie des lieux : Ces paysans ont des looks très années 40 de même que leurs maisons et leurs véhicules alors qu’ils semblent vivre dans un système très féodal avec château dirigé par le gouverneur Salazar au look cette fois-ci très 18ème siècle… Avec finalement des laboratoires et une armée très actuels. Un fourre-tout décalé au service de décors lugubres à 1 000 lieux de l’idée qu’on se fait de l’Espagne. On peut comprendre le délire mais difficile d’oublier le fait que les différents personnages rencontrés (voir même le héros) comme Luis Sera ou Ada (elle aussi déjà vue dans RE2) ont certes une vraie qualité graphique avec la belle Ada se battant en robe de soirée mais aucune consistance au niveau du scénario. Mais bon, les décors sont tellement beaux et bien détaillés qu’on s’extasie devant les lieux qu’on visite entre le fameux village, le château remplis d’illuminés et le complexe scientifico-militaire. Les ennemis ne sont pas en reste avec des villageois aux yeux irradiés de sang, les moines psalmodiant autant qu’ils veulent en découdre et des militaires habillés façon guérilleros et bien sur quelques tripotées de monstres du petit serpent bien caché aux géants trolls.

D’où un jeu résolument orienté action avec une caméra se mettant instantanément derrière le personnage se calant même directement derrière son épaule quand il faut faire parler la poudre. Et les différentes armes ne seront pas de trop : Pistolets, fusil à pompe, fusil sniper, mitraillette, lance-roquettes et magnum seront de la partie. Les ennemis auront tendance à vous entourer pour vous submerger par leurs nombres et c’est là que la peur des petits couloirs avec un zombie surgissant d’on ne sait où qui faisait la marque de fabrique de la série se change en stress permanent de se faire submerger, se voir couper la tête à la tronçonneuse par un fou furieux. De là de véritables scènes d’anthologie rappelant le Zombie de Romero voir le Assaut de Carpenter quant on se retrouve cloîtré dans une maison entourée d’une véritable armée. Le jeu fait aussi dans le gore au niveau des explosions des têtes (toujours viser la tête), des boss qui sont des véritables amas de chairs sans toutefois virer dans le malsain comme Silent Hill. Un combat renvoi même à Alien pour terminer avec les références cinématographiques. Une orientation action qui marche donc du tonnerre et cela devient un véritable plaisir à se frayer un chemin entre tous ces adversaires.

Mais le jeu ne tombe pas dans le shoot’em up pour autant puisque d’une part chaque ennemi ne se tue pas de la même façon et un peu de stratégie sera de mise pour certains adversaires et surtout parce que les munitions sans être rarissimes sont loin d’être infinis donc à utiliser avec intelligence. Rajoutez à cela le fait que quelques énigmes se cachent avec des objets clés à trouver qui ont le mérite de ne pas tomber dans l’aller-retour à outrance. Léon sera parfois accompagné d’Ashley qu’il devra protéger au mieux en lui ordonnant de ne plus bouger, se planquer ou de le suivre au bon moment. Quelques actions pourront aussi être réalisées quand la touche adéquate apparaîtra sur l’écran comme un magistral coup de pied dans la tronche d’un ennemi étourdi mais aussi des fameux QTE qui apparaissent lors des cinématiques augmentant le stress car on peut être mis à contribution à tout instant. La frêle Ashley sera aussi jouable un court instant dans des couloirs sombres le temps de rendre hommage au début de la série et cela fonctionne très bien. Autre nouveauté dans la saga : L’apparition d’un marchand qui vous permettra d’acheter des armes plus puissantes, de les améliorer en lui vendant les trésors que vous trouverez tout au long du jeu. Appréciable. Pour finir sachez que l’ambiance sonore est incroyable avec des doublages anglais plus que corrects et une panoplie de son toujours dans le ton (ha la respiration caractéristique des Regenerados qui fait froid dans le dos…) qui vous apprécierez pendant près des 15-20h que durent l’histoire principale. C’est là que Resident Evil 4 fait fort puisque Capcom montre qu’il est possible d’avoir une qualité graphique, une jouabilité presque sans faille (le héros ne peut pas tirer en mouvement, et la caméra derrière le personnage n’aide pas trop quand on se fait poursuivre), une ambiance au poil avec une durée de vie vraiment supérieur à la moyenne pour ce type de jeu car les cinématiques ne sont pas forcément très longues (n’est ce pas Mr Kojima ?). La version PS2 bénéficie par ailleurs du mode Separate Ways où vous pouvez contrôler Ada pendant 5 chapitres afin d’apporter des compléments à l’intrigue (comme le fait de savoir que c’est elle qui fait sonner la cloche qui sauve Léon au début du jeu) ce qui est sympathique sans atteindre l’excellence de l’histoire principale ni le même intérêt. Rajoutez à cela deux autres modes très axés action avec des personnages à débloquer pour accentuer encore la durée de vie colossale du titre.

La conclusion de

Bien plus qu’un jeu, Resident Evil est une épopée entre action et horreur où tout le monde y trouvera son compte en faisant abstraction du scénario OVNI avec néanmoins de véritables scènes d’anthologie. Chaque joueur aura ses passages préférés tant ils sont nombreux. Capcom révolutionne sa série pour le plus grand bonheur de tous. Si vous êtes passé à coté, vous savez ce qui vous reste à faire.

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