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Critique du film d'animation : Degeneration [2009], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 12 janvier 2009 à 20h29

Pour les fans uniquement...

Dans la famille Resident Evil, on trouvait déjà les jeux vidéos, les films et les romans, voici que sort aujourd'hui une nouvelle déclinaison : les films d'animations direct-to-dvd, où comment Capcom décide de poursuivre de manière autonome sa saga via un autre média. On ne peut en effet pas leur reprocher d'avoir été déçus par l'absence flagrante de qualité des trois opus cinématographique produits et scénarisés par le vilain Paul W. S. Anderson, qui n'avaient de Resident Evil que le nom, et dont le principal intérêt, outre leurs propensions à facilement effrayer de jeunes enfants de moins de cinq ans, étaient de meubler avantageusement des soirée nanars, pile entre un Yogourt Attack et un Clowns tueurs venus d'ailleurs.
Produit par Hiroyuki Kobayashi, producteur de la saga vidéo ludique depuis son revival sur la GameCube de Nintendo, Degeneration est un film de l'acabit des jeux vidéo. Parfaitement intégré dans la storyline officielle, ciblant très visiblement les fans de la saga, le film développe une histoire crée presque uniquement pour eux. Cela fait clairement sa force, mais également sa grande faiblesse tant il apparaît au final qu'il ne présente aucun intérêt pour tout le pan du public étranger à l'histoire d'Umbrella Corporation.


Il sera en effet assez difficile à toutes celles et ceux qui ne maîtrisent pas la subtile différence entre "virus T" et "Virus G" de saisir les nuances subtiles qui ponctuent ce long-métrage. En effet, nous sommes scénaristiquement en plein cœur d'un scénario typique de la saga, à savoir un complot scientifico-politico-financier ; et si les zombies en sont bel et bien la clé de voute, ils n'en demeurent pas moins de simples rouages, et ce à défaut d'en être les éléments centraux. Degeneration n'est donc pas un film de mort-vivant classique (au sens romeresque), et cela s'en ressent énormément. Jamais angoissant et très rarement gore, le film joue essentiellement la carte du mystère et de l'action, et ce à l'instar du dernier opus vidéo ludique. Conséquence : le néophyte qui n'a pas joué aux jeux vidéo risque de ne pas tout comprendre à ce qui se passe mais, au contraire, le fan de la saga n'en sera que proportionnellement plus ravi.
S'appuyant sur un scénario plutôt bien construit - même si tout de même très classique dans ses tenants et aboutissants - le film se divise en deux grandes parties. La première, située dans l'aéroport, était sur le papier la plus prometteuse. Toutefois, il ressort finalement qu'elle est la plus faible ; trop orientée action, plombée par des raccourcis peu judicieux, elle ne sait pas faire ressortir tout le côté désespéré de la situation à cause d'un dénouement bien trop rapide. La seconde, plus residentevilesque se situe dans les locaux d'une société pharmaceutique ; c'est ici que vont se trouver tous les moments d'anthologie du film. Car en effet, le scénario, réellement construit comme celui d'un jeu vidéo, y va crescendo dans l'action et les "effets spéciaux", au fur et à mesure que ce nouveau complot se dévoile.

C'est d'ailleurs en cela que le film peut être considéré comme réussi, en ce que malgré les changements d'unités de lieux, Degeneration ne perd jamais son sens du rythme. Sur ses quatre-vingt dix minutes de durée, l'ennui ne pointe jamais le bout de son nez et l'on se laisse bien volontairement bercer au gré de cette intrigue plus ou moins obscure. Le tout étant bien mis en valeur par des personnages assez charismatiques, bien que tout de même très manichéens. Évidemment, c'est ici encore une fois les aficionados du jeu vidéo qui apprécieront à sa juste valeur la nouvelle rencontre Claire Redfield/Leon Kennedy.
Au niveau de l'animation proprement dite, rien d'exceptionnel, mais rien de très honteux non plus. Nous sommes ici en face d'un film dont le moteur est relativement proche de ce qui se fait actuellement au niveau des cinématiques sur console next-gen. Les décors sont ainsi magnifiques, les scènes d'actions parfois vraiment hallucinantes, mais les personnages restent aussi raides et inexpressifs que dans un jeu vidéo. Au final, considérant le budget et le fait qu'il s'agisse d'un direct-to-dvd, on peut tout de même se dire que Makoto Kamiya ne s'est pas moqué de nous à ce niveau.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Degeneration [2009]

Vincent L.
55

Loin des étrons cinématographiques que peuvent être les immondes adaptations de Paul W. S. Anderson, ce Résident Evil Degeneration est une adaptation très proche du matériau original. Trop d'ailleurs, car les profanes et les néophytes risquent de sévèrement s'ennuyer devant ce vrai-faux film de zombies fait par des fans à unique destination d'autres fans.

Que faut-il en retenir ?

  • Fidèle à l'univers et aux thématiques du jeu vidéo,
  • Trouve sa place dans la storyline du jeu vidéo,
  • Réalisation rythmée,
  • Trame scénaristique cohérente.

Que faut-il oublier ?

  • Jamais gore,
  • Aucune tension dramatique,
  • Ne présente d'intérêt que pour les fans de la saga.

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