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Critique de la série télé : The Mandalorian [2020], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 21 septembre 2022 à 09h00

Saison 2 : Du blockbuster télévisuel

Tandis que Andor arrive sur nos télévisions, retour sur la saison 2 de The Mandalorian...

Alors que la Postlogie Star Wars peinait à réellement convaincre les fans comme les spectateurs, LucasFilm lançait fin 2019 The Mandalorian qui fut un succès retentissant via un mélange de grand spectacle et de bon fan service. Un cocktail bien équilibré qui fut largement utilisé dans une saison 2 encore plus attendue.

Le succès de la première saison a logiquement été attribué à Jon Favreau qui avait cempilé les casquettes de créateur, showrunner, scénariste et producteur exécutif sur la série accompagné de la productrice Kathleen Kennedy (responsable de la Postlogie) et du vétéran Dave Filoni (The Clone Wars, Rebels...). Une réussite qui a surtout permis à Disney de rendre très attractive sa plate-forme de streaming Disney+ connaissant ainsi une naissance sous les meilleurs auspices. Pour la suite, on ne change pas une équipe qui gagne dans une seconde saison qui reprend les mêmes recettes avec une production s'étant étalée entre 2019 et 2020 via un tournage s'arrêtant pile avant la crise du Coronavirus ayant néanmoins impacté la post-production. La production de cette seconde saison semble avoir eu comme maxime le (léger) changement dans la continuité que cela soit au niveau de l'équipe technique, de l'histoire ou de l'ambition avec évidemment une plus grande démesure mais aussi une volonté pour Jon Favreau d'offrir une histoire au long cours plus présente sur l'ensemble des épisodes avec moins d'intrigues indépendantes que sur la première saison (ce qui représentait son principal écueil à mes yeux). De toute manière on ne va pas se mentir, on était contents de retrouver le Mandalorien et l'Enfant (mondialement connu sous le surnom de Baby Yoda) quand les épisodes de la saison 2 sont sortis sur Disney + à l'automne 2020.

Le synopsis qui suit dévoile beaucoup des événements de la première saison, donc si vous ne voulez pas en savoir trop, on ne sera trop vous conseiller de passer ce paragraphe. La saison 2 est une suite directe de la première alors que le Mandalorien Din Djarin (Pedro Pascal) recherche un moyen de rencontrer des Jedi car il veut leur confier l'Enfant qu'il a sauvé et pris sous son aile dans la première saison. Pour ce faire, il doit d'abord trouver la trace de Mandaloriens capables de le mener aux Jedi. Sa quête l'amène d'abord sur Tatooine où semble vivre un Mandalorien qui s'avère finalement n'être qu'un homme de loi (Timothy Olyphant) portant une armure mandalorienne qu'il échange à Din contre un service. Il quitte ensuite Tatooine accompagné d'une étrange passagère (Misty Rosas) qui dit avoir repreré des Mandaloriens dans le monde qu'elle cherche à rejoindre. Après de rudes péripéties, notre héros découvre effectivement un trio de Mandaloriens mené par Bo-Katan (Katee Sackhoff) qui cherche plus que tout à reprendre le pouvoir sur Mandalore. Din va découvrir qu'ils ont un ennemi commun en la personne du Moff Gideon (Giancarlo Esposito) qui va tout faire pour récupérer l'Enfant qui semble jouer un rôle dans une sorte de résurrection de l'Empire. Pour réussir sa quête, notre héros va pouvoir compter sur d'anciens et nouveaux alliés comme continuer sa collection d'ennemis à travers la galaxie tout en découvrant à quel point il s'est attaché à son protégé.

On peut réellement diviser cette saison de 8 épisodes en deux parties à savoir les 4 premiers qui sont dans la veine de la saison 1 avec des épisodes plus ou moins déconnectés de la trame principale puis les 4 derniers qui l'embrassent pleinement. Jon Favreau est une nouvelle fois le scénariste de 7 épisodes sur 8 permettant ainsi de créer une unité qui fonctionne. Néanmoins, la première partie de la saison paraît assez frustrante tant les péripéties sont parfois forcées que cela soit la défense d'un village sur Tatooine (épisode 1) ou la pause forcée sur une planète de glace (épisode 2). Durant le début de la saison on a l'impression d'être enfermé dans le même schéma : le Mandalorien arrive dans un nouveau lieu et demande des informations pour trouver des Mandaloriens ou des Jedi puis on l'aide seulement s'il accepte de faire une sorte de quête annexe. Cela donne une impression de déséquilibre par rapport à la seconde partie de la saison bien plus satisfaisante et captivante. Peut-être aussi grâce à cette première partie plus en dilettante. De toute manière, chaque épisode prend le parti de se dérouler principalement dans un lieu inédit permettant d'offrir un réel voyage de bout en bout. Et quand bien même les péripéties paraissent forcées, elles permettent d'offrir de grands morceaux de bravoure qui restent impressionnants que cela soit l'affrontement d'une créature gigantesque (ép. 1), une fuite désespérée face à une étrange menace (ép. 2), un détournement de navette impériale musclé (ép. 3) ou une course poursuite dantesque (ép. 4). La suite de la saison n'est pas en reste mais on vous laisse le plaisir de la découverte.

Une des plus grandes réussite de cette saison est son aspect grand spectacle totalement assumé. La série perd un peu de son côté western (en même temps que le Mandalorien qui n'est plus vraiment un chasseur de primes) pour embrasser une ambiance space-opera totalement assumée avec une approche pulp très agréable. Un réel retour aux fondamentaux de la saga Star Wars dont c'était la principale inspiration. Une approche qui témoigne d'une volonté d'inscrire pleinement cette série dans la licence avec le fait de caresser les fans dans le sens du poil via un fan service vraiment bien mis en scène. Globalement on voit que la production mélange astucieusement les blockbusters cinématographiques (la qualité de la production et le grand spectacle constant) avec ce qui fait le sel des séries à succès (les surprises bien distillées, une grande abondance de péripéties) pour un résultat très satisfaisant. On peut néanmoins regretter un aspect bande-annonce un peu trop présent dans la série car cette saison 2 est aussi l'occasion d'annoncer trois spin-offs et cela se ressent un peu trop lors de certains épisodes (5 et 6 notamment) mettant en scène des personnages n'étant finalement que de passage avec leurs propres objectifs.

Mis à part cela, la série s'inscrit avec exemplarité dans la saga Star Wars tout en l'ouvrant avec une très bonne utilisation de ce qui existait déjà tout en apportant plusieurs pistes (comme le devenir de personnages de la série Rebels dans l'ép. 5). L’utilisation de matériaux pré-existant se fait toujours très intelligemment et les fans seront ainsi aux anges de voir à quel point les références sont bien intégrées tout en prenant part à un récit qui s'étale réellement sur des dizaines d’œuvres. On peut citer tout azimut des créatures imaginées par Ralph McQuarrie dans les années 1970 et non utilisées (ép. 2), un squelette vu en arrière-plan dans Un Nouvel Espoir prenant enfin vie (ép. 1), un personnage très secondaire issu du roman Riposte devenant l'allié de Din (ép. 1), des personnages issus des séries animées prenant enfin vie (ép. 3 et 5) dont un (Rosario Dawson) faisant partie des plus populaires de la saga ou encore un personnage secondaire des films refaisant son apparition (Temuera Morrison) sans oublier la grosse surprise de fin de saison... Ce cahier des charges bien rempli et cette recherche constante d'un rythme soutenu empêchent évidemment de traiter en profondeur de thèmes tout au long de la saison si ce n'est l'ouverture aux autres de son personnage principal. Le thème est récurrent et assez bien traité via son constant besoin d'alliés (dont des deus ex machina assez nombreux à ce niveau), son attachement à l'Enfant flirtant avec la découverte de la paternité ou encore avec le symbole du casque agissant comme une barrière entre lui et les autres. Du classique mais du très efficace donnant surtout plus de poids à son personnage principal aussi impressionnant qu'attachant.

Pour que l'on entre de plein pied dans ce grand spectacle, il fallait évidemment une direction artistique en adéquation ainsi que des effets-spéciaux qui tiennent la route. Pour la première étape c'est du tout bon dans la lignée de la première saison avec encore plus de variété et de soins apportés aux environnements notamment via la technologie du Volume. Une sorte de moyen de prolonger les décors sur 360 degrés via des écrans tout en pouvant les modifier en direct. C'est bluffant tant on y voit que du feu permettant de présenter de magnifiques horizons et de prolonger de manière crédible des décors qui sont par ailleurs très soignés et remplis de vie. Les lieux visités ont un réel cachet, sont vivants et sont surtout diversifiés avec différentes types de planète et autres bases que visitent nos héros. Il y a aussi ce côté usé et sale propre à la Trilogie Originale promettant une ambiance assez sombre voire désespérée à l'image du très bon épisode 5. Les effets-spéciaux sont au diapason la plupart du temps notamment les effets numériques qui sont de très grandes qualités pour donner vie à d'improbables créatures pouvant s'avérer aussi attendrissantes que belliqueuses. Les effets en direct comme les maquillages sont aussi de grande qualité malgré quelques aspect un peau cheap parfois comme il pouvait y en avoir sur la première saison mais rien de rédhibitoire. Bref, les équipes de production nous plongent avec brio dans cet univers de science-fiction que l'on aime tant. Enfin notons les très belles musiques de Ludwig Göransson dont le thème principal déjà culte. De l'orchestral et quelques apports électroniques pour en résultat qui n'a pas à rougir face au travail de John Williams et c'est peu dire.

Pour créer un spectacle digne des blockbusters que l'on voit au cinéma, il fallait évidemment des réalisateurs capables de porter de telles productions. On retrouve d'abord des noms faisant leur retour depuis la première saison à savoir Bryce Dallas Howard (ép. 3), Rick Famuyiwa (ép. 7) et Dave Filoni (ép. 5) qui propose l'ambiance la plus travaillée par ailleurs. A leurs côtés on retrouve des cinéastes rompus à ce genre d'exercices dont l'inévitable Jon Favreau (Iron Man, Le Roi Lion...) réalisant l'épisode d'ouverture mais aussi Peyton Reed (Ant-Man et sa suite...) sur les ép. 2 et 8 ainsi que Robert Rodriguez (Une Nuit en Enfer, Alita : Battle Angel...) sur l'ép. 6. Cela offre des mises en scène très soignées au service de l'action comme du scénario permettant d'accentuer comme il se doit le grand spectacle. Rien de bien ambitieux cinématographiquement parlant mais du très efficace, très classieux. Pour ce qui est des acteurs, Pedro Pascal (Le trône de fer, Narcos...) livre une nouvelle fois une excellente prestation lui permettant de proposer une palette d'émotions plus large au fur et à mesure que son personnage s'ouvre aux autres. Le reste du casting se contente de peu d'épisodes pour briller même si on retrouve avec plaisir Gina Carano (Piégée, Deadpool...) très à l'aise de son personnage ou Giancarlo Esposito (Breaking Bad, The Boys...) parfait en méchant. Pour les petits nouveaux on notera surtout les prestations convaincantes de Katee Sackhoff (Battlestar Galactica, The Clone Wars...) en guerrière obnubilée par sa mission ainsi que d'autres acteurs expérimentés dont on vous laisse découvrir les prestations par vous même pour ne pas en dire trop. Bref, le casting est de grande qualité.

La conclusion de à propos de la Série Télé : The Mandalorian [2020]

Auteur Bastien L.
80

La saison 2 de The Mandalorian est une réussite sur de nombreux points malgré des défauts comme deux parties assez nettes et inégales ainsi qu'une trop grande volonté de vouloir faire de la pub pour la suite des programmes à venir sur Disney+. Néanmoins, on est complètement charmé par un grand spectacle télévisuel jamais vu, du space-opéra de haute tenue et un respect énorme envers la licence Star Wars qui trouve un bel écrin pour s'exprimer. Le tout dans une production de grande qualité permettant d'offrir des personnages attachants, des scènes d'action d'anthologie et un plaisir de visionnage addictif.

On a aimé

  • Une production de très grande qualité
  • Du grand spectacle façon space-opera très divertissant
  • Une gourmandise pour les fans de Star Wars

On a moins bien aimé

  • Une première partie saison plus faible que la seconde
  • Des péripéties souvent forcées
  • Le sentiment qu'on prend trop de temps à nous vendre les futures séries Disney +

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