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Critique du Film : Les Animaux Fantastiques
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Critique du Film : Les Animaux Fantastiques

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 4 décembre 2016 à 11:21

Un spin-off fantastique

Critique de la version 2D.

La saga Harry Potter est incontestablement une des plus iconiques des années 2000 : elle a rapporté énormément d'argent à Warner Bros. tout en sachant proposer des films globalement bons. Cette mine d'or dispose en plus d'univers assez riche pour proposer un spin-off. De quoi relancer la machine et nous fasciner une nouvelle fois, nous, pauvre moldus ?

A la base des Animaux Fantastiques, il y a surtout un projet de l'auteur et créatrice d'Harry Potter J.K. Rowling d'écrire le faux manuel de zoologie qu'utilisent ses héros dans la série de livres. Ce livre, destiné à financer une œuvre caritative, est censé être le résultat du travail de Norbert Dragonneau. Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, J.K. J.K. Rowling est choisie par la production pour être la scénariste et la productrice du film. Le projet est ainsi lancé avec les vétérans de la saga (les producteurs Steve Kloves et Lionel Wigram) mais surtout le réalisateur britannique David Yates (cinéaste aux allures de yes-man qui avait livré un travail solide mais sans grand génie sur les quatre derniers films de la saga Harry Potter). A l'heure où sont écrites ses lignes, le métrage produit pour un peu moins de 200 millions de dollars en a déjà rapporté près de 500 millions. La folie des grandeurs semble de mise pour Warner qui replonge en pleine Pottermania avec pas de moins de quatre nouveaux films en préparation...

L'histoire se concentre sur l'arrivée à New York en 1926 du sorcier britannique Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) qui transporte avec lui une étrange valise remplie de créatures magiques (les animaux fantastiques du titre). Notre héros arrive en des temps troublés par les agissements du sorcier Gellert Grindelwald qui terrorise l'Europe. Une tension est palpable chez les sorciers américains qui seront rapidement hostiles à l'arrivée de Dragonneau, les animaux fantastiques étant considérés comme très dangereux. D'autant plus que l'arrivée de Norbert coïncide avec des attaques très violentes d'une créature à priori magique. Il va par ailleurs rapidement se faire remarquer en embarquant malgré lui un non-sorcier, Jacob Kowalski (Dan Fogler) dans la recherche de quelques unes de ses créatures s'étant échappées. Un comportement qui va le faire arrêter par Porpentina Goldstein (Katherine Waterson) qui est récemment déconsidérée par le congrès magique des États-Unis. Norbert entraîne ainsi dans son sillage Jacob, Porpentina et la sœur de cette dernière, Queenie (Alison Sudol) afin de récupérer ses animaux avant de se pencher sur les troubles prenant part à New York. En parallèle, on suit aussi le puissant sorcier Percival Graves (Colin Farrell) enquêtant sur les agissements de l'animal dangereux. Enfin, le film s'attarde aussi sur la secte de Mary Lou (Samantha Morton) accompagnée notamment de son fils (Ezra Miller) qui militent et prêchent contre la présence des sorciers qui sont à cette époque déjà clandestins. Les événements vont bien sur faire se rencontrer tous ces personnages et bien d'autres créatures...

Le scénario du film est incontestablement plutôt bien écrit, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le fait de retrouver l'univers d'Harry Potter est un plus indéniable pour qui a su l'apprécier en livres ou au cinéma. J.K. Rowling réussit complètement son pari de faire vivre son univers dans une ambiance différente tout en placant de manière très intelligente un certain fan service. Les fans peuvent d'or et déjà commencer à placer quelques pièces du puzzle du background de la saga et anticiper avec une grande envie les prochains films. Mais le film n'est en aucun cas réservé aux seuls initiés puisque le héros, Norbert Dragonneau, est vraiment nouveau et ses aventures sont intéressantes à suivre. Le film s'avère ainsi un véritable divertissement familial, même avec des héros adultes. Les 2h10 du métrage sont très rythmés, le film proposant ce qu'il faut de rebondissements, de créatures fantastiques, de moments légèrement poignants et comiques qui fonctionnent très souvent. Rowling n'a encore une fois pas son pareil pour nous présenter des personnages rapidement attachants et des méchants fascinants, toujours assez éloignés des archétypes que les autres productions proposent au même moment (même si ces personnages n'évoluent pas vraiment)

Là où le scénario de J. K. Rowling est plus critiquable, c'est sur l'enchaînement trop classique des péripéties et sur des rebondissements que l'on voit venir à des kilomètres. La structure narrative est vraiment éculée avec une prise de risque trop limitée. L'exemple le plus flagrant est cette fin ouverte vraiment douce-amère qui est un peu gâchée par des toutes dernières scènes forçant trop vers le happy end... Mais si le scénario reste ainsi trop classique, il n'est pas dérangeant dans le sens où le spectacle est toujours divertissant. On retiendra surtout deux qualités. La première sont les scènes réussies mettant en scène les animaux fantastiques (qui donnent parfois lieu à de délicieux moments absurdes aussi drôles que touchants), la deuxième est l'aspect uchronique bien présent dans le film avec cette société américaine de l'entre deux-guerres, marquée par la Première Guerre mondiale, qui vit de plein fouet la montée des extrémismes annonçant les totalitarismes et la Seconde Guerre Mondiale. On sent vraiment cette idée de personnages souhaitant oublier les affres d'épreuves du passé dans l'insouciance et qui sont rattrapés par les ombres d'un futur bien plus sombre...  Par ailleurs, la reconstitution du New York des années folles est vraiment réussie offrant un voyage très dépaysant dans le temps.

D'une manière générale, le film propose une direction artistique rarement prise à défaut. Cette reconstitution historique dispose de moyens conséquents et est souvent sublimée par une photographie tirant sur des tons sépias. Mais ce qu'on attendait le plus ce sont évidemment les effets spéciaux mettant en scène la magie et les animaux fantastiques. Là encore, on sent que le blockbuster a bénéficié de ce qui se faisait de mieux, malgré quelques soucis d'incrustation de personnages/créatures en images de synthèse qui font parfois tâche. Mais cela reste limité car les créatures les plus importantes du film sont majestueuses et pour le coup vraiment surprenantes dans leur design. Les amoureux de créatures imaginaires seront aux anges tant elles sont nombreuses tout en disposant de visuels forts. On s'identifie complètement au simple humain Jacob quand il découvre avec émerveillement toutes les créatures que Norbert cache dans sa valise magique. Une magie toujours aussi époustouflante et on redécouvre avec plaisir les combats à la baguette, les sorts surprenants et les nombreux jets de lumière qui sont l'identité de cet univers. Les effets spéciaux sont ainsi une vraie réussite, aidés par un travail sonore vraiment efficace. Quant aux musiques de James Newton Howard, elles sont efficaces à défaut d'être marquantes.

Sans surprises, la réalisation de David Yates s'avère aussi impersonnelle qu'efficace. On sent que l'homme est l'employé modèle des studios Warner qui lui fait confiance pour prendre la tête d'une telle production. David Yates était donc le choix idéal pour livrer une production calibrée reprenant l'univers d'Harry Potter. On touche finalement du doigt le principal défaut de l'œuvre : Les Animaux Fantastiques est un blockbuster très sage qui ne propose pas vraiment de grandes ambitions en termes de scénario ou de mises en scène. Heureusement que le casting s'en sort pour le coup très bien à commencer par l'excellent Eddie Redmayne (Les Misérables, Jupiter : Le destin de l'univers...) qui livre une prestation tout en retenue de Norbert sous laquelle bouillonne une passion et un humanisme d'un personnage défenseur des animaux et profondément pacifiste. A ses côtés, Dan Fogler (Fanboys, Europa Report...) incarne avec efficacité le débonnaire et complètement paumé Jacob. Les deux stars féminines ne sont pas en reste, que cela soit Katherine Waterston (Robot and Frank, Inherent Vice....) mélangeant parfaitement la maladresse et la détermination, ou Alison Sudol (dont c'est le premier grand rôle) tout aussi délurée que touchante. A leurs côtés, des acteurs plus connus comme Colin Farrell (Daredevil, Minority Report...), Ezra Miller (Crazy Amy, Batman v Superman : L'aube de la Justice...) ou Samantha Morton (Minority Report, John Carter...) sont au diapason.

73

Ce spin-off de la saga Harry Potter, qui avait le profil d'un projet casse-gueule, s'avère être une réussite dans le genre divertissement familial. Le scénario est plaisant à suivre et permet d'enrichir un univers possédant de belles promesses pour ses suites. La direction artistique est sublimée par des effets spéciaux solides, une réalisation efficace et un casting parfait permettant de rendre justice à ces magnifiques animaux fantastiques. Néanmoins, le film reste globalement trop sage et prévisible être plus qu'un bon blockbuster.

Critique de publiée le 4 décembre 2016.

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