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Critique de la Bande Dessinée : L'Ivoire du Magohamoth
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Critique de la Bande Dessinée : L'Ivoire du Magohamoth

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 30 août 2006 à 0732

Un voyage ''pétauradant''

Le monde de Troy est un univers bien particulier. Imprégné de magie. Et cette essence souvent très utile dans les situations désespérées est l’une des principales matière première utilisée par la race humaine, dans le domaine laborieux ou artistique. Chaque individu humain de Troy ne possède en fait qu’un seul et unique pouvoir magique, du plus puissant au plus ridicule, du plus impressionnant au plus anonyme. Ainsi doté, n’importe quel quidam, pour tant soit peu qu’il se trouve à peu de distance d’un prêtre d’Eckmül (véritable catalyseur de forces magiques), peut changer l’eau en vin, marcher sur l’eau ou distribuer des petits pains à ses camarades…
C’est en partant de cette idée géniale que les auteurs Didier Tarquin et Christophe Arleston ont construits leur monde de Troy et, avec ce premier tome dans l’histoire de cette saga, conçu il y a déjà plus de dix ans, ils introduisent d’entrée l’élément perturbateur, déclencheur d’aventure, le forgeron Lanfeust (un ton direct qui sera conservé longtemps). Ce jeune homme est en effet un cas unique, atypique, même pour un univers aussi fantasque que celui de Troy. Il détient en effet le ‘’pouvoir d’avoir tous les pouvoirs’’. Pour ce faire, il doit cependant être en contact avec de l’ivoire de Magohamoth, un animal mystique, à l’origine de l’apparition de la magie dans le monde. Impressionné par le jeune prodige, le prêtre Nicoléde décide alors de l’emmener en la cité d’Eckmül., où se trouvent ses supérieurs. En compagnie des filles du prêtre, la chipie Cixi et la douce C’ian, les deux hommes partent alors pour un dangereux périple à travers le monde fantastique de Troy.
Bâti sur une histoire utilisant des ficelles d’heroic fantasty que l’on pourrait croire usées jusqu’à la corde, le scénario de Christophe Arleston parvient pourtant à surprendre régulièrement le lecteur. En effet, en plus de cette idée de pouvoir magique intrinsèque qui apporte son lot d’évènements surprises, la narration s’appuie sur un humour léger très bien approprié à des dessins en ligne claire qui me rappelle les BDs belges de mon enfance (la dynamique graphique est cependant plus soutenue et les encrages sont assez modernes). Les personnages sont attachants, les filles très mignonnes – les graphismes mettent souvent en avant leurs jolies fesses – et très loin d’être des cruches, et tous ces personnages évoluent dans un monde au bestiaire fourni et original. Le ton est également typique ; Parfois grivois, parfois violent (les scènes gore et les massacres d’animaux sont fréquents), parfois cru. Mais les situations sont toujours traitées avec un humour omniprésent capable de désamorcer d’éventuelles grimaces critiques et conformistes.
En milieu de lecture, le niveau de cet opus, déjà très bon, s’élève encore plus avec l’entrée en jeu du troll Hébus. Doté d’un humour cruel et d’un appétit féroce, ce troll redoutable est transformé en gros nounours par un enchantement. Il apporte un coté wooky à l’aventure, avec le sens de l’humour et le goût pour les jeux de mots en prime. On devine dés l’entrée en scène de cet élément qu’il deviendra au cours des tomes suivants l’un des atouts d’un cycle qui va continuer à gagner en richesse.

La conclusion de

Avec sa mise en cadre simple et ses dessins dynamiques et élégants, ce premier tome des aventures troyennes de Lanfeust bénéficie d’un support de choix. L’histoire, bien qu’elle soit de trame classique et qu’elle entraîne une foule de questionnements (un aspect propre à la plupart des opus d’introduction), est très distrayante grâce à des bonnes idées scénaristiques, une action omniprésente et un humour potache souvent très drôle. Une BD annonciatrice de l’un des plus grands cycle de la fantasy française.

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée originale géniale
  • Graphismes agréables et dynamiques
  • De l’humour, encore de l’humour
  • Univers de fantasy distrayant

Que faut-il oublier ?

  • Parfois un peu osé pour les plus jeunes
  • Cela reste un tome d’introduction

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