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Critique de la Bande Dessinée : Constellation

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 19 avril 2014 à 11:48

Terreur abyssale

Pour avoir refuser d’obéir à un ordre direct de son état-major, le lieutenant John Stewart, du corps des Marines, a été condamné à un long séjour dans la Deepwater  Prison, un centre de détention de haute sécurité installé à 900 mètres dans les profondeurs océanes. Depuis maintenant trois ans, Stewart partage le quotidien de centaines de détenus, criminels et psychopathes de tout genre, dans cet univers carcéral ou tous les jours se ressemblent... Jusqu’à ce jour de 2027 où, au-dessus de leurs têtes, la gigantesque plateforme de forage Constellation sombre, emportant avec elle nombre de documents importants. Une mission gouvernementale est alors envoyée pour enquêter sur la catastrophe, dirigée par Elaine Rosenberg.  Elle devra, aidée mal volontiers par une équipe de la Prometheus Oil, compagnie propriétaire de la plateforme, rejoindre l’épave, qui repose sur une corniche sous-marine, à quelques centaines de mètres de la Deepwater Prison. Logiquement, la prison est choisie comme quartier général pour mener cette opération…

Scénarisé par l’infatigable Christophe Bec, Deepwater Prison est un récit d’aventure sous-marine qui brasse plusieurs genres. On y trouve des éléments empruntés aux films carcéraux de type Oz, un soupçon de thriller SF façon Abyss, du thriller d’espionnage industriel à la James Bond, le tout évoluant dans un environnement doublement claustrophobe, isolé du monde par des épais murs d’acier et des millions de mètres cube d’eau. Force est de dire, même si les personnages tardent à se rendre attachants et que rien n’est bien nouveau, l’amalgame se fait plutôt bien, principalement grâce au talent de Christophe Bec, qui excelle dans ce type de récits hollywoodiens et le blockbuster graphique. Il maintient notamment notre attention en développement une trame secondaire (la présence d’étranges et agressives créatures abyssales) appelée à devenir majeure.

Aux dessins, Stefano Raffaele nous offre un style réaliste, quasi cinématographique, qui colle parfaitement à ce récit qui se veut immersif (au propre comme au figuré). Il n’hésite pas à faire dans le spectaculaire avec des grandes cases et des angles de vue jouant sur les espaces et les profondeurs de champ-  cela amène un rendu cinégénique évoquant les œuvres de James Cameron ou Ridley Scott. Tout cela est très agréable à l’œil et bien efficace. Je suis par contre moins fan de la mise en couleur, trop fade à mon gout.

70

Ce premier tome de Deepwater Prison, comme bon nombre d’album d’introduction, souffre un peu de son processus de mise en place, notamment du coté des personnages, qui tardent à se rendre attachants. Néanmoins, ce récit d’aventure, qui recycle bon nombre d’éléments empruntés dans différents genres, est très efficace et entretient un bon niveau de suspense. L’œuvre présente aussi son quota de passages spectaculaires, grâce à l’impact du trait réaliste de Stefano Raffaele. A suivre.

Critique de publiée le 19 avril 2014.

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit bien mené
    Un mélange de genre intéressant
    Des dessins réalistes efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Un album de mise en place
    Des personnages encore peu attachants
    Rien de bien nouveau

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