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Harry Potter et la chambre des secrets >

Critique du Film : Harry Potter et la chambre des secrets

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 15 octobre 2005 à 18:03

Oubliez le premier volet, la saga commence ici

Alors que le quatrième volet s’apprête à sortir dans les salles obscures, j’ai pensé que re-visionner les précédents épisodes afin d’essayer de trouver dans la saga des traces de continuité, d’évolution thématique ou de transformation, afin de déterminer si la progression filmique (car je n’ai pas lu les romans) suivaient une maturation proportionnel au vieillissement des personnages.
Pour le moment, j’ai décidé de laisser tomber mon analyse du premier volet, mes premières impressions étant vraiment trop négatives, entraînant ma critique sur la voie de la lapidation en bonne et due forme. A quoi bon, me suis-je dit.
Je me suis rabattu sur Harry Potter et la Chambre des Secrets et sa superbe édition DVD, relique chérie par mon jeune fils comme le saint suaire par le prieuré de Sion. Car force est de constater la très nette supériorité de cet opus par rapport au premier épisode, et cela, à tous les niveaux. On serait presque à se demander si Chris Columbus (le pathétique faiseur de niaiseries comme Madame Doubfire, Maman, j’ai raté… et surtout le lamentable Homme Bicentenaire) ne serait pas devenu un bon réalisateur, sans doute grâce à un sort bénéfique de la petite Hermione.
En se penchant plus sur le sujet, ce qui frappe en premier lieu, c’est la nette évolution du traitement visuel. Contrairement au premier volet où l’œil de la caméra se posait en témoin statique des agissements des différents protagonistes, trop superficiels pour être attachants, Columbus a décidé de nous faire prendre partie. La caméra coule lentement ou virevolte en fonction des évènements, accompagnant les héros dans leurs aventures, beaucoup plus trépidantes d’ailleurs. Les travellings, les panoramiques se succèdent, amenant ua film une véritable dynamique dans laquelle on se laisse facilement entraîner. Pour exemple, on pourrait citer le match de quidisch, très mollement filmé dans l’Ecole des Sorciers et qui devient ici un véritable clin d’œil à Star Wars. Ou bien le combat dans lequel un Harry Potter enfin sympathique arrive à mettre à mort le Basilic – dont la forme, tout simplement un serpent, est une bien étrange représentation de cette créature mythique – qui est filmée de manière très tonique et presque épique, à la manière d’un film d’héroïc-fantasy. Il est à signaler, à ce sujet, que mis à part ces transgressions mythologiques (ce dont les gosses se foutent, vous me direz), les effets spéciaux sont particulièrement réussis, ce qui est assez rare dans un film ‘’jeunesse » ».
Si l’on s’intéresse ensuite au scénario, là aussi, un gigantesque bond en avant à été fait. On en apprend beaucoup plus sur les protagonistes dont l’histoire est légèrement approfondie, même si tout cela reste très superficiel. En fait, la différence par rapport à l’Ecole des Sorciers vient plutôt de ce que les américains appellent le ‘’pitch’’ et qui est souvent une porte ouverte à la créativité. La platitude très sitcom du premier volet laisse la place à un véritable thriller pour enfants, une enquête mystérieuse à la Umberto Ecco Junior qui a fait sursauter, d’après mes souvenirs en salle, plus d’un bambin durant ses moments forts. En maîtrisant bien la montée en puissance de son scénario, un peu à la manière d’un jeu vidéo, Columbus parvient à intriguer, inquiéter puis finalement effrayer au moment de la révélation, grâce en partie à la participation de comédiens plus à leur aise.
Car, du coté de l’interprétation, comme le jeune Daniel Radcliffe a enfin des chose à dire, ou à faire, il cesse de sourire niaisement toutes les cinq minutes comme c’était le cas dans le premier épisode. Au final, il n’y a rien a redire, sa prestation est plus qu’honorable. Cependant, bien que nettement plus à son aise, il se fait une nouvelle fois voler la vedette par son compère Rupert Grint (Ron Weasley), jeune acteur très doué et attachant, et même par la jeune Emma Watson (Hermione), qui a pris de l’assurance et de la féminité.
Grâce à des acteurs plus en verve avec enfin des dialogues à leur disposition, les rapports entre les trois personnages principaux deviennent plus passionnés, plus expressifs, plus humains quoi ! il est à signaler que Columbus ose même esquisser des liens romantiques dans les dernières minutes du métrage. On croit rêver.
Les personnages secondaires, plus marqués que dans le premier volet, ne sont pas en reste avec, en tête, Kenneth Branagh, qui cabotine et s’amuse comme un petit fou dans un rôle de dandy exubérant et incapable, suivi de près par ce sacré acteur qu’est Alan Rickman, toujours aussi antipathique – il était d’ailleurs le seul personnage intéressant de l’Ecole des Sorciers.
Si l’on devait émettre quelques critiques, cela concernerait en premier lieu la sincérité du produit. Et se poser une question. Si l’adaptation est aussi fidèle que les auteurs – et de nombreux lecteurs – le prétendent, comment les livres ont-ils pu avoir un si grand succès ? Tout le contenu, et le contenant, sont archi-classiques. L’histoire mélange pêle-mêle une tonne d’ingrédients largement usités de la littérature fantastique et enfantine. On y retrouve Peter Pan, Bilbo le Hobbit, Bennett et Mortimer, Will Stanton, Simon le petit Sorcier, l’Apprenti Sorcière, l’Histoire sans fin et j’en passe. Le tout baigne dans un sacré manque d’originalité.
La solution revient peut-être à la qualité d’écriture de J.K. Rowling, qui sait rendre les personnages et l’histoire attachants. Où serait-il possible que le secret de ce triomphe soit issu d’une vieille recette de sorcier ?

75

Après un premier volet vraiment pas terrible, Harry Potter a trouvé le bon balai pour effectuer son envol. Le film est plaisant, avec des rebondissements et des scènes d’actions réussis. L’interprétation est également beaucoup plus performante et on prend plaisir à suivre ses aventures frissonnantes du jeune Harry. Une réussite, assurément.

Critique de publiée le 15 octobre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Action bien menée
  • Interprétation honorable
  • Effets spéciaux réussis
  • Ambiance gothique sympathique.

Que faut-il oublier ?

  • Matériel de base pas très original.

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