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Critique du Film : 11:11, le Mal a un Numéro
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Critique du Film : 11:11, le Mal a un Numéro

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 17 mars 2006 à 0629

Touche pas à ma copine !

La petite Sara, âgée seulement de 7 ans, est traumatisée pour avoir été témoin de l’assassinat de ses parents puis de la mort inexpliquée de leurs meurtriers - deux prisonniers en cavale qui passait par là. 13 ans plus tard, la jeune femme va dorénavant à la fac de son bled, qui comme par hasard, possède un réputé département de parapsychologie qu’elle se met à fréquenter bien assidûment, bien entendu. C’est alors que des morts inexpliquées se produisent soudainement dans l’entourage de Sarah, et que son amie d’enfance change progressivement d’attitude…
Que dire de ce 11 :11 ? Bien, tout d’abord que c’est un sacré foutoir et qu’on y pige pas grand-chose. Sur un pitch relativement simple : des sortes de Nephilim envoyés sur Terre pour ouvrir les portes des Enfers, le cinéaste nous offre en vrac tous les stéréotypes du film satanique, mais en plus il y greffe des histoires de fantôme et des ingrédients poussés de teen-movie. Une tonne d’ingrédients complètement hétérogènes qui sont intégrés sans finesse dans un scénario inutilement alambiqué, la trame principale étant relativement primaire.
Par contre, le spectateur qui essaye d’en comprendre un peu plus finit par se perdre dans ce dédale de couloirs narratifs – dont certains sont peu exploités et même abandonnés en route - qui aboutissent de manière abrupte sur des séquences médiumniques, hallucinatoires, parapsychologiques - donc basées plutôt sur l’ambiance et l’intimiste -, mélangées sans vergogne à des scènes qui tiennent carrément du thriller horrifique ou de la fuite à la Scoubidoo. Le tout est de plus lié de manière très maladroite et plus que confuse au moyen d’un montage cut sans subtilité. Je dois avouer que je n’ai parfois rien compris aux enjeux et aux aboutissements. Il faut d’ailleurs croire que c’est le cas de tout le monde, car l’explication nous atterrit dans la face, comme ça, sans aucune subtilité, par la banale lecture d’un bouquin hyper-vachement-spécialisé qui se trouve dans la bibliothèque de cette faculté de province. Evènement rageant quand cela fait une heure que l’on se triture le cervelet pour essayer de résoudre cet embrouillamini.
Du coté de la réalisation, de plus, ce n’est pas le Pérou. C’est mou, sans imagination, sauf les meurtres qui, même s’il y a une totale absence de gore ou même de violence, présentent des situations post-mortem assez rigolotes par elles-mêmes, mais qui ajoutent hélas encore plus à la confusion. Dans son désir de créer un climax paranoïaque, Michael Bafaro tente de nous faire peur en utilisant des techniques ultra-convenues – entrées rapides dans le champ, bruits soudains, musique crispante, plans fixes – qui prêtent plus à sourire qu’autre chose, étant donné que le spectateur ne parvient pas à s’impliquer dans cette histoire abracadabrante de démon protecteur, manipulateur et…et homosexuel.
Les comédiens ne relèvent pas vraiment la sauce. Dans le rôle de Sara, la fille qui voit des morts, la jolie Laura Mennell – mélange entre Jennifer Connely et Andy McDowell – trouve comme seul moyen d’interpréter une jeune femme apeurée celui de tirer une gueule de six pieds de long, ce qui a pour effet de lui donner un air constipé ou débile, en fonction des situations. Avec une affection particulière pour le gobe-mouche qu’elle imite parfaitement lorsqu’elle est témoin d’étranges évènements. L’ami d’enfance, la créature lesbienne – ah oui, c’est vrai, y’a cet élément aussi dans le film ! - nommée Raden, c’est la rouquine Christie Will, et elle est beaucoup moins impressionnante que sa réplique à l’age de sept ans – interprété par une inquiétante Jennifer Bishop. Je me demande d’ailleurs encore pourquoi cette entité s’est mise soudainement à vieillir en même temps que Sara alors qu’elle fréquentait déjà ses parents durant leur enfance – on la voit sur un vieux film, à la manière de The Ring. Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’elle y foutait sur Terre à cette période, vue que la prophétie n’avait pas commencé ? Et au fait, pourquoi Sara est si importante dans cette histoire ?
Je vous l’ai dit, je n’ai pas pigé grand-chose…

La conclusion de

11 :11 est un film mou et soporifique, plombé par un scénario qui part dans tous les directions, alors qu’aucune n’est particulièrement exploitée, et une réalisation lambda qui se contente de mélanger en vrac tous les stéréotypes et les clichés du genre. On finit par s’ennuyer ferme à regarder cette jeune femme déprimante lutter contre des fantômes qui ne servent à rien et une copine démoniaque qui doit poireauter encore quelques années – si j’ai bien compris – avant d’ouvrir les portes de l’Enfer.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences de meurtre amusantes.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans queue ni tête
  • Réalisation sans génie
  • Mélange de genre indigeste
  • Sara le gobe-mouche

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