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Critique du Téléfilm : Le bateau des ténèbres
Le bateau des ténèbres >

Critique du Téléfilm : Le bateau des ténèbres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 30 septembre 2005 à 0813

Un Event Horizon maritime

Aaron est obsédé. Non pas par la bagatelle comme on pourrait le croire mais par Corona Queen (la reine de la bière ?), qui n’est pas une femme, mais un bateau. Vous me direz que c’est d’un goût bizarre mais je vous rassure de suite, Aaron a ses raisons ; jeune garçon, il a été traumatisé par la disparition mystérieuse de ce navire, alors que son père se trouvait à bord, en voyage de noce dans le triangle des Bermudes (sacrée idée, décidemment, il y en a qui cherchent les ennuis!..)
Depuis lors, Aaron s’est consacré à la recherche sur les phénomènes surnaturels. Un métier très intéressant dont l’activité première consiste à s’écouter parler dans un dictaphone. Cela évidemment ne le fait pas beaucoup avancer dans sa quête, et il nous parait un peu déprimé. Jusqu’au jour inespéré où il apprend que, plus de vingt ans après sa disparition, le bateau a été retrouvé dérivant au large.
Il est alors contacté par une équipe de télévision spécialisé dans les talk-shows surnaturels à deux balles, composée d’une blonde pas conne, d’une brune conne (alors ça, c’est vraiment un film original) et d’un caméraman un peu alcoolo sur les bords. Accompagné du représentant de la compagnie de navigation et de deux techniciens, tout ce beau monde se rend sur le bateau en banane volante de synthèse, et plonge en plein orage. Les uns pour réaliser le reportage du siècle, l’autre pour retrouver un cadeau que son papa avait essayé de lui offrir, et les derniers pour récupérer le bateau avant que les gardes-côtes ne s’en emparent (qu’est-ce que c’est que cette excuse bidon?).
Bien évidemment, tout le monde a deviné que c’est un bateau fantôme, et cela devient évident lorsque, après avoir truffé le navire d’appareillages de détection sophistiqués, ils assistent à un tas de phénomènes bizarres. Malgré tout, cela n’empêche pas le responsable de la compagnie de continuer à nier cette évidence et tous les visiteurs de continuer à se balader seuls dans les ponts du Corona Queen qui deviennent des lieux ‘’d’accidents’’ mortels. Heureusement, après que les deux techniciens aient été transformés en steak hachés (un bleu et un bien cuit, chacun ses goûts), les survivants commencent à se dire qu’ils sont peut-être en danger et ils envisagent de sauver leur peau… en se disputant (méthode très efficace, paraît-il). Le bateau décide alors d’utiliser leurs souvenirs douloureux et de les matérialiser afin de les dérouter et de les conduire à la mort. La blonde revoit sa maman, Aaron revoit son papa, etc. La mort de la brune est la plus sympa ; en concurrence directe avec la blonde pour la direction de l’émission, le bateau la plonge en plein prime-time où elle se retrouve en présentatrice vedette, noyé dans une sorte de flou artistique avec plein d’échos. On s’attend à voir une mort horrible et bien non…. Cut ! Frustrant mais réussi – son spectre réapparaîtra plus tard dans une ouverture de porte, figé et menaçant dans une sorte de remake de Fog (manque plus que le crochet).
Puis vient le moment où le bateau s’apprête à repasser de ‘’l’autre coté’’. Il survient un tas de petits poltergeist volants qui attaquent les survivants du bateau sous le regard impassible du pilote de la banane (qui survole le navire). On assiste alors à une course poursuite rigolote durant laquelle la blonde et Aaron parviennent à esquiver les fantômes comme des rugbymen pour finalement monter dans l’hélico, que les créatures continuent d’ignorer royalement. Négligence incompréhensible qui permet à ce dernier de s’échapper pendant que le bateau disparaît dans une brume fantasmagorique. Ellipse.
Quelques jours plus tard, on retrouve Aaron reprendre son métier d’écouteur de dictaphone, alors que la blonde a été nommée chef de la chaîne grâce à son reportage (hum, qu’elle n’a d’ailleurs pas fait). Ils sont contents et, tous les deux, ils vont manger chinois. Fin.
Vous l’avez peut-être compris, Lost Voyage est une reprise à peine dissimulée de Event Horizon auquel on aurait rajouté un peu du Poltergeist de Tobe Hooper. Mais, honnêtement, je ne peux pas dire que cela soit scandaleux car le film fait relativement honneur au genre. Le scénario, même s’il est linéaire et sans surprises (avec également quelques incohérences), est bien mis en valeur par une réalisation très consciencieuse de Christian McIntire, notamment durant les scènes hallucinatoires qui ne sont pas mal construites du tout. Bien sur, on sent que cela manque de moyens, mais le réalisateur rattrape le coup en utilisant le subjectif plutôt qu’imposer des effets bidons. Dommage qu’il n’évite pas complètement les ‘’trucs’’ faciles comme ces plans de formes obscures et furtives qui passent rapidement dans le cadre, qui n’ont aucun sens – on ne saura d’ailleurs jamais ce que c’était – et qui ne font plus sursauter personne depuis longtemps.
Les effets spéciaux ne sont pas terribles, le bateau est cependant un peu mieux réussi que l’hélico, et si la synthèse est présente, les autres systèmes sont évités (très peu de gore, par exemple). Mais tout cela est très correct pour un téléfilm, et on est quand même très loin de la nullité d’une production Nu Image. Les comédiens aident aussi à faire conserver au produit une dignité méritée. Même si les rôles sont très stéréotypés, les acteurs qui ne sont plus des débutants (Judd Nelson, Janet Gunn) remplissent leur rôle avec professionnalisme et conviction et Lance Henriksen est comme d’habitude excellent, allant même se rajouter un petit tic de nervosité discret qui n’a aucune explication scénaristique.

La conclusion de

Le Bateau des Ténèbres est un téléfilm que l’on peut ranger dans la catégorie ‘’frissons’’ mais certainement pas dans la catégorie ‘’horreur’’. Ce n’est pas pour autant un produit ridicule ou honteux. Il se laisse regarder sans trop d’ennui ni de moqueries car McIntire n’essaye pas de nous le faire passer pour un chef d’œuvre et on sent qu’il a entreprit sa tâche avec le plus de professionnalisme possible, et avec les moyens minimes qui lui ont été attribués. Bref, un film sans prétention et divertissant.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation consciencieuse
  • Interprétation convaincante

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire
  • Effets spéciaux un peu légers
  • Manque de suspens

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