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Critique du Film : Man of Steel
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Critique du Film : Man of Steel

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 18 juin 2013 à 2043

Superman begins

"Tu donneras aux Terriens un idéal vers lequel tendre.
Ils se mobiliseront pour toi.
Ils trébucheront. Ils s'écrouleront.
Mais, au final, ils te rejoindront en pleine lumière.
Et au bout du compte, tu les aideras à accomplir des miracles."

Dès son plus jeune âge, un jeune garçon du Kansas répondant au nom de Clark Kent a pris conscience qu'il possède des pouvoirs dépassant l'imagination et qu'il est la preuve que la vie existe sur d'autres planètes. En quête de vérité concernant ses origines, il entreprend alors un périple afin de trouver d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur Terre. Le général révolutionnaire Zod et Faora-Ul, une redoutable tueuse qui lui est entièrement dévouée, se posent comme le premier grand défi dressé sur la route de celui qui deviendra Superman.

Qui ne connaît pas encore Superman ? Y-a-t-il encore besoin de présenter ce personnage hors norme (crée par Jerry Siegel et Joe Shuster) identifié pour la première fois dans un Action Comics de 1938 ? Bien que loin d'être le premier,Superman est certainement le super héros le plus iconique et le plus célèbre de la planète. Et pourtant, son retour au cinéma s'est fait dans la douleur, puisque Man of Steel devait initialement faire suite au Superman Returns de Bryan Singer. Les recettes n'ayant été pas aussi fructueuses qu'espérées et le film étant considéré comme bien trop proche du classique de Richard Donner. Après quelques années de tergiversations, Singer fut remercié par la Warner, qui décida de mettre la cape rouge de côté, le temps qu'un autre super héros – le Batman – casse la baraque. Cependant, Marvel accumulant les succès, et Nolan venant de clore sa saga autour de la Chauve-souris de Gotham, il était temps pour le studio de se préoccuper du devenir de ce pauvre Kal-El. Comme pour Batman Begins, il fut décidé cette fois de faire véritablement table rase du passé, d'utiliser le nom très populaire de Nolan pour apporter une sorte de crédits à ce « remake/reboot » et confier la réalisation à un talentueux Zack Snyder qui avait déjà réussi à transposer l'univers des comics au cinéma via 300 et Watchmen. Malgré tout, porter Superman en notre époque pleine de cynisme n'était pas une mince affaire et l’on pouvait s’attendre à quelques changements drastiques.

Man of Steel image

Et lorsqu'on évoque le mot "changement", on œuvre dans l’euphémisme puisqu'il de la série de films initiée par Richard Donner, il ne reste dans ce Man of Steel que le schéma de fond. Tout commence donc sur Krypton. Zod reste un général des armées tentant de renverser le conseil et Jor-El un homme de science pensant avant tout à la sauvegarde de l'héritage de Krypton (puis tant qu'on y est aussi, à la survie de son fils). Après la destruction de Krypton, Kal-El va trouver refuge sur Terre et être élevé par la famille Kent. Quant à Zod, de nouveau, il sera enfermé dans la zone fantôme (qui est désormais représenté bien différemment) et arrivera à s'en y échapper avec pour obsession de se venger sur la descendance de Ka-El. Sur le fond, on pourrait donc dire que Man of Steel peut- être perçu comme un patchwork de Superman et Superman 2, bref un remake ! Mais à regarder de prêt, un bon remake dans la mesure ou les changements sont réellement nombreux. Costume entièrement repensé, nouvelle vision de Krypton, Au revoir Lex Luthor (qui sera plus ou moins mentionné que via un clin d'œil mineur), le Clark Kent maladroit n'existe plus (le film a un ton très sérieux, ce qui est plutôt plaisant) quant à son identité secrète, à peine rencontrera-t-il Loïs Lane que cette dernière aura aussitôt découvert son secret. Le scénariste David S. Goyer (aidé par Christopher Nolan) ne s'embarrasse donc que partiellement du problème de double identité. Parfois cela semble avoir un semblant d'importance (surtout via le personnage de Jonathan Kent) et à d'autres moments notre Superman n'hésitera pas à dire qu'il est du Kansas à des généraux de l'armée pour exprimer l'idée que l'Amérique n'a rien à craindre de lui. Goyer et Nolan s’inspirent aussi de Batman Begins (d'ailleurs comme beaucoup d'autres films de ce réalisateur) en cassant le schéma narratif via quelques "flashbacks" exposant l'adolescence de Clark Kent. Ses parenthèses temporelles sont d'ailleurs les moments les plus réussis du film, à l'instar d'une séquence où pour la toute première fois Clark découvrira ses capacités de vision et d'audition et trouvera réconfort et apaisement auprès sa mère adoptive. On aurait d'ailleurs presque aimé voir durer ces séquences familiales tant le duo Kevin Costner/Diane Lane fonctionne à merveille. Elles sont les moments où l'émotion parvient le mieux jusqu’à nous (avec la mort de Lara Lor-Van).

D'ailleurs, il est presque amusant de constater que l’instinct maternel semble être un angle d’approche plus propice à la créativité du scénariste (ou Nolan) que le côté femme indépendante. Car comme souvent chez le réalisateur de la trilogie Dark Knight, les femmes ne sont pas particulièrement bien loties sur le papier, et une fois de plus cette malheureuse Lois Lane se retrouve traitée de manière très artificielle (Margot Kidder restera donc la seule Lois Lane qui fera réellement date). Amy Adams se trouve donc trimbalée d'une séquence à une autre sans exister réellement, un peu placée là parce qu'elle doit y être sans pour autant savoir pourquoi.

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A coté de cela, la conception de l’univers de Krypton est assez passionnante. Le fait d'apprendre qu'il existe un système de castes dans lequel chaque individu est élevé pour jouer un rôle précis dans la hiérarchie sociale amène à percevoir un Jor-El presque aussi rebelle que Zod, ce dernier conduisant son épouse, Lara Lor-Van, à accoucher naturellement. Par contre, on remarquera que Goyer a voulu aussi garder l’approche christique que Singer avait eu du personnage - voire même l’accentuer, sans que cela devienne pour autant trop imposant ou voyant. Bref une petite touche non déplaisante qui permet de donner un peu de substance à un film tout de même armé d'un cahier des charges laissant déjà une grande place à l'action et la destruction massive.

« Il sera vu comme un paria. Ils le tueront »
« Comment ça? Ils le considéront comme un dieu. »

C'est dans la générosité visuelle que l'on comprend le choix de Zack Snyder. Les séquences d'actions sont souvent monumentales, et le combat final est aussi épique que mémorable. Cependant, on peut s'empêcher de penser que parfois le trop est l'ennemi du bien. En mélangeant le côté Star Wars au début (on pense beaucoup à la Menace fantôme en terme de visuel), Snyder perd un peu le côté "tragique" de l'extinction de Krypton (à ce titre, le Donner était bien plus réussie), Jor El lui-même ne suscitera guère d'émotion lors de sa mort, et il faudra vraiment attendre les quelques dernières images avec Lara Lor-Van pour ressentir réellement quelque chose. Autre reproche imputable peut-être plus au montage qu’à la réalisation elle-même, on ne saisit pas toujours ce qui se passe à l'écran. Pire, par moment, on à l'impression qu'il manque des passages entiers - syndrome assez identique à Dark Knight Rises. Cela entraîne des coupures de rythme, cassant au passage la fluidité des moments les plus réussis et amenant des longueurs. En fait, une version plus longue, ou tout du moins mieux équilibrée narrativement, aurait ou supprimer cette impression qu'il nous échappe des choses et aurait permis a Man of Steel de peut-être devenir un film tout aussi marquant que celui de 1978. Là, on a l’insistante sensation de voir un grand film bâclé par un montage approximatif - cela même s’il y a bien à redire sur d'autres aspects avec des défauts propres à tout blockbuster contemporains. Ainsi, on peut voir des bâtiments entiers se faire démolir et projeter des débris de tout côté sans que ni la caméra, ni notre héros, ne se préoccupe des dommages collatéraux. Mais, par contre, lorsque trois passants se trouvent être bien identifiés, c'est à cet instant que notre Superman semble se soucier de ces pauvres vies terrestres.

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Après condamner Man of steel pour cela reviendrait tout aussi bien à en faire autant pour tous les blockbusters actuels. Et si Man of Steel est fortement critiquable sur bien des aspects, cela ne gène que modérément cette impression globale ou le positif prédomine, où on se dit que l'on est heureux de revoir Superman voler, et de le voir pour la première fois sur écran se battre comme on l’imaginait en lisant des comics-book. Puis les images "iconiques" (dont beaucoup étaient déjà dévoilées dans la bande-annonce à l'instar de ce gamin jouant avec sa cape) composent des grands moments nous rappelant quand chacun de nous sommeille ce gamin rêvant d'être un super-héros. Et à la question que tout le monde se pose sur notre Superman, oui, Henry Cavill campe à la perfection ce super Kryptonien "Nouvelle génération" et on espère donc le revoir très souvent dans la peau de Kal-El.  Maintenant, à titre personnel, j'espère voir arriver dans un jour futur un potentiel "director cut's" qui  à l'instar de celui de Watchmen pourrait rendre le film encore meilleur.

La conclusion de

Man of Steel souffre d'une narration et d'un montage parfois chaotique, mais profite de séquences complètement dingues - certaines donnant même une sensation de jamais vu - avec des trouvailles parfois incroyables, et les très bonnes idées ne manquent pas. Bref, Man of Steel n'est pas parfait, loin de là hélas, mais passer à côté serait une belle erreur. Ce film mérite le détour et annonce une franchise dantesque avec un Superman plus super que jamais. Henry Cavill est d'ailleurs parfait dans ce costume nouvelle ère et à la sortie on se sent pris d’une véritable envie de voler, et ça, c'est déjà assez énorme en terme de sensation !

Que faut-il en retenir ?

  • Le retour de Superman sur écran.
  • Des combats dantesques.
  • Une image soignée.
  • Des séquences magnifiques.
  • Henry Cavill.

Que faut-il oublier ?

  • Le Montage.
  • Des méchants Déjà-vu dans Superman 2.
  • Quelques problèmes de rythmes.

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