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Critique du film : Automata, par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 9 avril 2015 à 07h47

La vie, les robots, la vie...

En 2044, de violentes éruptions solaires ont transformé la surface de la Terre en un immense désert radioactif réduisant sa population à 21 millions d'habitants. Cette perturbation eut aussi pour conséquence une régression dans les technologies de communication. C'est dans ce cadre qu'il fut créé des robots primitifs afin de bâtir des murs, ainsi que des nuages mécaniques pour protéger les dernières cités existantes. Ces machines - désormais au nombre de deux millions - ont été construites en suivant deux protocoles. Le premier consiste à interdire à tout robot à détruire une quelconque forme de vie, le second empêche ces machines de se modifier (elles-mêmes ou toute autre forme de robots). Et ils sont sensés être inaltérables... Jacq Vaucan, un agent d'assurance de ROC robotics corporation connaît ces règles, et il est là pour prouver que lorsque dès problèmes surviennent, l'erreur est inévitablement humaine.

Les premières images d'Autómata ne plaident pas vraiment en la faveur du film de Gabe Ibáñez. Non pas qu'il se dégage une quelconque impression de production fauchée (bien au contraire), mais il est très difficile de ne pas y voir un calquage appuyé, et un brin ridicule, de Blade Runner (hologrammes, ambiance sombre et pluvieuse,...), et ce notamment lorsque nous apparait le personnage de ce flic bad-ass campé par un Dylan McDermott en mode « je porte mes lunette de soleil quelque soit la luminosité et l'ambiance qui m'entoure ». Ok les gars, mais plus que de donner une allure cool au bonhomme, ça discrédite surtout le film. Nous ne pouvons de plus pas vraiment dire que ce scénario, écrit par Gabe Ibáñez (également réalisateur), Igor Legarreta et Javier Sánchez Donate, fasse preuve d'une très grande originalité, entre le classique de Ridley Scott, I, Robot, A.I. ou même District 9 (pour le côté bidonville). Sans oublier qu'en terme de production hispanique traitant de l'émotion des machines, nous pourrions également penser aussi au très sympathique Eva. Autómata apparait donc boulimique en références. Pour autant, il est très loin d'être dénué d'intérêt, même scénaristique.

Tout d'abord, le personnage de Jacq Vaucan nous apparait sympathique et il est toujours bon qu'un script arrive à créer un lien entre un personnage et un spectateur (même si le choix des acteurs y contribue bien aussi). On peut également noter que la partie enquête - qui forme la première partie du film - à quelque chose d'assez captivant. Enfin, la trame autour du thème « ce qu'est réellement la vie », que ce soit en terme de naissance ou plus simplement par la façon dont on l'aborde durant son existence, apporte un petit quelque chose qui le différencie des productions américaines qui, de base, se focaliseraient plus sur le spectaculaire ou sur ce qu'est l'intelligence artificielle. Gabe Ibáñez évoque bien l'intelligence des machines et le fait qu'elles ont su évoluer, mais il s'intéresse essentiellement à cette notion de vie, chose appuyée par une deuxième partie qui nous fait sortir de la ville et des bidonvilles pour nous plonger dans un décor désertique. Y-a-t-il donc plus de vie et d'espoir et de liberté dans une traversée du désert que dans un monde qui a tout d'une prison dorée ? De plus, Gabe Ibáñez s'interroge aussi sur ce que représente la paternité et la responsabilité qui s'en dégage. Comme quoi, Autómata, derrière ses impressions de redites, arrive à se créer une petite personnalité, tout du moins il puise bien dans des thématiques propres à la nationalité de son réalisateur.

À l'heure où ces lignes sont écrites, nous ne connaissons pas le budget d'Autómata, difficile à dire s'il y a des prouesses faites par l'équipe du film ou si l’argent disponible offrait un certain confort en terme de rendu. Le résultat global du traitement visuel laisse une assez bonne impression. Les robots sont plutôt bien faits et réalistes, et nous n'avons pas l'impression de ressentir une quelconque impression d'incruste grossière. Les effets spéciaux semblent faire partie de l'image et on n'est pas du tout dans une impression de budget télévisuelle ou de DTV. Non, Autómata, en terme d'image et de soins apportés aux effets spéciaux, ressemble à un vrai film de cinéma. Il faut dire que Gabe Ibáñez s’est entouré aussi d'un directeur de la photographie qui avait déjà effectué du très bon travail sur Insensibles et il ne démérite pas sur ce film.

Par contre, il assez étrange de voir comme la production a misé la promotion de son film plus sur la présence d'Antonio Banderas que sur son sujet pourtant porteur. Car oui, Banderas ne semble plus vraiment une ressource à même de rameuter le spectateur. En tout cas, le choix de lui offrir le rôle-titre est loin d'être mauvais, Banderas profite toujours d'une certaine aura et son travail de comédien sonne assez juste. D'ailleurs, cela génère une sorte d'amusement, et des séquences assez fortes, lorsque ce dernier échangera quelques répliques avec son ex-femme Melanie Griffith, car il se dégage toujours une sorte d'alchimie entre eux. On apprécie également la présence et le jeu de Robert Forster (Jackie Brown, Le trou noir), mais beaucoup moins Dylan McDermott (La chute de la Maison Blanche) et Tim McInnerny (Black Death), incapables d'apporter de la crédibilité à leurs personnages.

La conclusion de à propos du Film : Automata

Richard B.
65

Autómata est globalement un film attachant et plutôt bien fait, qui souffre néanmoins d'un casting inégal ainsi que de son côté un peu trop référentiel pour être plus qu'un bon divertissement. Cependant, il ne demeure pas moins qu'il n’est jamais déplaisant de suivre un produit visuellement appliqué, doté d'une histoire imprégnée d’une atmosphère apocalyptique, avec des robots qui se révoltent et… un léger fond de réflexion (même si très léger).

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