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Critique du Film : Les Derniers Jedi
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Critique du Film : Les Derniers Jedi

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 27 décembre 2017 à 0800

Star Wars : Les Derniers Jedi, la critique avec spoilers

Pour que je puisse donner ma vision des Derniers Jedi, que j’exprime le pourquoi – pour moi - ce film offre une richesse inédite dans cette saga (que j’adorais et que j’aime toujours, sinon plus), il faut que je l’aborde en devant le plus gros de ses secrets. Par conséquent, ce texte est à lire après vision des Derniers Jedi, sans quoi vous vous gâcheriez une énorme partie du plaisir de la découverte.

« Oh, euh, c'était juste un pépin de pistolaser...mais euh...hh mais c'est réparé, faut pas s'inquiéter de ça tout baigne...tout va bien ici..oui, oui, merci ...et vous ça va ? » … Cette réplique issue de l’Episode IV est peut-être la meilleure réponse à ceux qui viendront à critiquer le dialogue d'ouverture entre Poe Dameron et le général Hux. Depuis toujours, l’humour a fait partie de Star Wars, parfois avec subtilité, parfois beaucoup moins (Jar Jar Binks pouvant être le personnage à l’humour le plus gras qu’on puisse trouver). Et lorsqu’on s’attaque aux pauvres et mignons Porg, qui n'apparaissent que cinq minutes dans tout le film, doit-on rappeler les Shaaks de La Guerre des Clones (les espèces de vaches), les Ewoks du Retour du Jedi, et tant d’autres créatures qui ont parsemé l’univers ?

Parfois le spectateur - et étrangement encore plus les fans - ont la mémoire courte. Nous sommes, il est vrai, souvent influencés par les souvenirs de notre enfance, de ce qui, en ce temps-là, fut un électrochoc. Mais tout univers a besoin d’évoluer et se développer. Si cela est souvent arrivé dans les livres, bande-dessiné, jeux-vidéos, voire dessins-animés, au cinéma, la saga de Lucas a toujours déchainé les tentions à chacun de ses évolutions / changements, que ce soit à lors de la prélogie, de Rogue One (bien que moins), et plus encore à l’heure des Derniers Jedi.

Parlons maintenant du film en abordant ce dernier dans un semblant d’ordre chronologique, sans aucune mauvaise fois puisqu’ici je ne ferais que développer un point de vue : le mien !

Une introduction : les enjeux humain

Dès le début des Derniers Jedi, Rian Johnson annonce que son Star Wars va offrir des nouveautés sur les enjeux : il ne reste que quelques survivants de la Nouvelle République (conséquences de la destruction des planètes du système Hosnien dans l’épisode précédent). En cela, chaque individu devient important pour transmettre "la bonne parole", du moins les convictions d’un certain parti. Il faut sacrifier le moins possible d’humains, ou tout du moins, si cela se fait, ce doit être à bonne escient. Cette philosophie est très bien représenté lorsque Poe Dameron doit faire face à un cuirassier du nouvel ordre. Seul un fou téméraire pourrait se le permettre, la caractérisation du pilote est donc établie en quelques secondes, tout comme sa connaissance des points faibles de son ennemi – il doit se rapprocher assez prêt pour exterminer les tourelles et ainsi laisser le passage à ses alliés. Il va de la sorte jouer sur ses habilités de pilote, mais également sur l’égo de son adversaire (avec un humour assez proche de Han Solo). La faiblesse de Poe, comme lui apostrophera plus tard Leia, c’est de ne pas tenir compte de la situation dans sa globalité, en poussant les bombardiers à se hasarder de détruire le cuirassier après son passage. L’effet de surprise passé, il conduira à la destruction les quelques bombardiers rebelles restant, mais aussi de ses pilotes. Beaucoup de pertes pour enlever une arme à un adversaire qu’il renouvellera certainement très vite. Sans compter qu’il n’a pas suivi les recommandations de son autorité supérieure.

Déjà un des premiers enjeux est exposé : on connait la situation politique actuelle, ainsi que l’évolution actuel de certains personnages (Le Nouvel Ordre / La Nouvelle République / Poe / Leia), et tout ça en parallèle à une bataille spectaculaire.  

Luke Skyalker

Le retour du Jedi… ou Les derniers Jedi ?

Le réveil de la Force s’achevait sur Rey se rendant sur la planète Ahch-To, là où Luke Skywalker s'était réfugié suite au passage vers le Côté Obscur de Ben Solo. Après l’introduction spatiale - et celle de Finn demandant où était bien passé sa tendre Rey - l’action va en toute logique reprendre à la seconde à laquelle Rey rend le sabre à Luke. Et ok, c’est là que la tragédie commence pour les fans (ou quelques autres spectateurs) : Luke Skywalker ose balancer son sabre !  Tout une symbolique détruite, une agression, voir un manque de respect total !? D’accord, c’est la première idée qui peut en ressortir. Quelques-uns pourront rester circonspect sur le temps qui s’est écoulé entre l’introduction et l’arrivée de Rey. Pour ce qui est de la notion de temps, Ahch-To est, on le sait, une planète éloignée du système. On suppose donc qu’il a fallu plusieurs jours à Rey pour y arriver. De plus, si ce n’est pas explicitement évoqué, il est facile de comprendre que Rian Johnson (réalisateur de Looper pour rappel) joue avec la notion de temps en créant une planète sensible à la force sur laquelle le temps semble se dérouler plus lentement.

Maintenant évoquons le vrai point sensible… il y a 30 ans nous avions laissé un jeune adulte, formé à la va-vite, qui, après son triomphe sur l’Empereur et la rédemption du père, avait pour mission de recréer l’ordre Jedi et devenir lui-même maître. Sauf que voilà, ce n’est pas si simple de former, et quand on échoue en se rendant compte que son meilleur Padawan – et neveu – prend le mauvais chemin et qu’on a failli le liquider en mode lâche (donc en suivant la voie du côté obscur), et qu’en plus en faisant des recherches on comprend que l’ordre Jedi à rien vu venir pour ce qui était de la fondation de l’Empire, on vieillit, on devient aigri et cynique et on se ferme à la Force. Au final, c'est un peu à l’image de notre temps où notre naïveté de gamin a laissé place à notre cynisme d’adulte : on a perdu fois en l’avenir et on balance le sabre. Sauf que…

Entre la rencontre de Rey, les retrouvailles avec R2, le Faucon et Yoda, il y a peut-être moyen de se remettre les pendules à l’heure, et accepter enfin de devenir une légende. Cela ne va pas se faire en un claquement de doigt, le processus va passer par différentes phases. Déjà, il retrouve la fougue de la jeunesse, ainsi que cette ambition et naïveté, dans Rey, ensuite le Faucon est là pour lui rappeler qu’il avait une sœur, des amis et qu’ils ont eux aussi traversé bien des obstacles. R2 lui fait sa première leçon de morale, et Yoda va lui rappeler que les écrits sont là comme socle de connaissance mais qu’on grandit par ses échecs (et lui-même le sait mieux que personne puisqu’il a laissé Anakin Skywalker être manipulé par Palpatine et devenir Dark Vador). Bref, les écrits c’est bon pour éduquer, mais c’est dans son expérience qu’on grandit et qu’on prend des bonnes décisions (et une bonne partie du film parle des échecs passé, présent et futur et des leçons à en tirer).

Luke, celui qui refusait au départ son statut de légende, va finir par l’accepter et embrassera jusqu’au bout son destin en acceptant de se sacrifier. Il n’y a pas plus dangereux qu’un adversaire invisible, indétectable, un homme qui, a lui seul, peut réussir à tenir tête à toute une armée. Il a réussi cette prouesse grâce à toute sa Force, avec l’aide de la planète très réceptive à cette dernière. Il s’est rouvert un ultime instant à la force pour laisser un espoir, dégager une voix à une nouvelle génération (parfaitement symbolisé par la séquence finale). Alors oui il est physiquement mort, Rey et Leia l’ont senti, mais pour le reste, personne ne le sait vraiment. Kylo Ren a de quoi être encore suffisamment hanté quelques années.

Et pour les écrits ? Ils ne sont point détruit. Ils seront toujours une bonne base pour la nouvelle génération et son en sécurité dans le Faucon. Et franchement, vu qu’il fallait trouver une explication rationnelle à l’exil de Luke – ce n’est pas Johnson qui a décidé de cet exil mais Abrams – le travail et les motivations trouvés par le nouveau réalisateur / scénariste sont inespérés et ajoutent une profondeur que le personnage ne disposé pas avant.

La salle de Smoke

Le suprême Leader est mort, vive le suprême Leader !

Une des critiques qui pourrait être formulée est : pourquoi avoir introduit un "méchant" aussi fort, déterminé et avec une position aussi haute pour le traiter aussi peu ? Un petit rappel va donc s’imposer. Un film raconte une histoire d’environ deux heures (là le compteur est même dépassé de trente minutes), il est donc impossible de développer une quinzaine de personnages à même échelle. L’histoire s'articule autour de de Rey / Luke / Kylo Ren et, ensuite, il est aussi question de la survie de la rébellion. Pour rappel, dans la trilogie d'origine, le nom de l’Empereur était à peine mentionné dans Un Nouvel Espoir et L'Empire contre-attaque, son apparition dans Le Retour du Jedi était très loin de dépasser celle de Vador et, surtout, on ne savait rien, mais alors strictement rien de lui. Il aura fallu attendre quelques livres et surtout la prélogie pour savoir qui était vraiment l’Empereur.

Snoke est un personnage qui est là pour exposer une situation de départ et permettre de faire évoluer le vrai personnage concerné, celui de Ben Solo / Kylo Ren. Il fallait que le "petit" devienne "grand", et aussi qu’il sache marquer une différence avec un certain Dark Vador. Le choix judicieux est ici d’éviter toute comparaison (même si depuis le début quelques-uns s’obstinent à vouloir toujours comparer ce qui ne l’est pas). Si Dark Vador portait un costume et un masque, c’était non pas pour se cacher et ne pas assumer ses actes (même si ça devait l’aider), mais pour survivre et dissimuler à quel point il était en mauvais états. Ben Solo portait un masque par référence et, surtout car avant tout, il reste un gamin perdu, un garçon prisonnier d’être issue d’une famille de légende qui n’arrive pas à trouver sa place. Sans oublier qu’il est affublé d’un comportement plus ou moins lunatique.

Ben Solo est clairement, avec ce huitième épisode, l’un des personnages les plus passionnant de cette nouvelle saga, voire des neuf épisodes. Colérique, isolé, manipulé, capable du pire comme parfois de bienveillance, les séquences emblématiques avec ce personnage ne manque pas. Sa relation avec Rey et fascinante (comme son traitement inédit), le moment où il s’apprête à tirer sur sa mère, ainsi que les réactions qui vont suivre à la séquence, sont forte en émotion. Ben Solo / Kylo Ren est le personnage imprévisible par excellence, ce qui donne une multitude de possibilité au spectateur pour voir en lui quelqu’un de potentiellement très dangereux dont il ne pourra jamais déterminer l’issu. Tout au long du film il évoluera, et pourtant sera aussi prisonnier de son caractère et du fantôme de son oncle (et de son grand-père). Adam Driver campe parfaitement tout ça (et il regrettable que certains bloquent parfois sur son visage qui, pour une fois, ne ressemble pas à celui d'un mannequin lisse sorti des magazines de modes). Adam Driver à un visage fascinant, expressif, sachant parfaitement illustrer toutes les préoccupations de son personnage. Je regretterais juste sa séquence torse-nue, clairement inutile, certainement là pour montrer que derrière ce visage pas forcément de jeune premier, se cache un physique qui pourrait ne pas déplaire aux jeunes demoiselles. Après ça pas grande importance.

Rey et la vie en rouge

Rey et la Force

Déjà à l’époque du Réveil de la Force, on a souvent entendu que le personnage de Rey était bien trop puissante dans son utilisation de la Force. Du coup, là encore, un petit rappel me parait indispensable : Anakin Skywalker était encore qu’un gamin non formé, et ça ne l’a pas empêché – grâce à la force – de gagner une course de Pod et de détruire le vaisseau amiral de la Fédération ; Luke Skywalker n'a eu aucun problème à détruire l’Etoile Noire. Les Jedi n’ont pas attendu la lignée des Skywalker pour être puissant et maîtriser la Force. La Force entoure tous les individus qui sont plus ou moins réceptif à elle (on peut la mesurer cependant via un taux de Midi-chlorien).

Dans ce nouveau chapitre, Rey n’a pas particulièrement de fulgurance autour de la Force, mais elle laisse tout de même voir de très grande possibilité. Son seul acte impressionnant est la communication à distance, chose aidée par la planète et par Snoke. Et si, beaucoup spéculaient sur ses parents (avoir un peu trop L'Empire contre-attaque en tête à rien de bon), la réponse, de la manière la plus évidente qui soit, est qu’elle fut juste une fille abandonnée par des parents ferrailleurs sans scrupules. C’est juste la meilleure réponse qui puisse exister (en espérant ne pas voir la production faire marche arrière suite à la réaction de quelques-uns). Pour avoir la Force il ne faut pas forcément être consanguin ! Rey à la Force de manière innée, maintenant elle doit apprendre à la contrôler et partir sur de bonnes bases. Des bases que désormais elle a en sa possession puisque – hormis les trois conseils de Luke – elle a en sa possession les livres sacrées (il est tout de même dommage que seul deux des conseils de Luke apparaissent à l’écran). Yoda le dit lui-même en les brulants : « Cette bibliothèque ne contient rien que Rey ne possède déjà ». Elle va donc avoir les bases nécessaires pour appréhender la Force, mais aussi se servir de son expérience pour créer le futur des jedi, car si on ne peut vivre que par le passé, il faut aussi aller vers l’avenir. Une idée à deux sens que quelques fans ont certainement pas dû apprécier.

La meilleure des séquences, celle d’une intelligence suprême et qui, indirectement, fait évoluer le personnage, est la séquence miroir quand Rey est en quête de sa famille, ses racines. Le fait qu’elle ne voit qu’elle lui révèle ainsi qu’elle a toujours était seule et qu’elle ne peut compter que sur elle-même. Une révélation qui aurait pu façonner son côté obscur mais il semble que la lumière l’ait choisie.

Leia une princesse qui a la force

Leia et la Force

On le sait, Les Derniers Jedi sera l’ultime retour de Carrie Fisher et ce n’était clairement pas prévu, tant ce personnage était voué à apparaître dans le suivant, voire avoir une place très importante. Si sa présence à l’écran est assez mineure en rapport à la durée du film, cela n’empêche pas à notre princesse d’avoir deux grands moments : l’un sujet à faire polémique par un côté "trop gros" (mais tellement émouvant et à donner la patate), l'autre sur lequel on voit pas comment quelqu’un pourrait rester insensible.

Tout d’abord, il y a donc cette séquence où Leia, expulsée dans l’espace, flotte et se glace dans le vide jusqu’à ce qu'un ultime rebond de la Force la réveille et l’entoure un court instant pour lui permettre de revenir jusqu’à son navire. Un passage magnifique, qui certes peut paraître "énorme" si on s’attache à l’aspect purement rationnel, mais tellement biblique, tellement grand. Star Wars c’est magique, on croit en la Force, la vitesse de la lumière qui dépasserait même cette notion au vu des distances parcourues, des explosions dans l’espace, des épées laser… bref tout est possible dans Star Wars, surtout quand notre être est guidé par une force supérieure. Luke peut contacter sa sœur à distance, peut voir et communiquer avec des spectres, pas de doute que la sœur du jedi et la fille d’Anakin Skywalker puisse être, elle aussi guidée par la Force. On y croit ou pas, mais c’est ça la Force ! Et si certain s’amuseront à comparer cette séquence à un certain – très mauvais – Fortress 2 : Réincarnation, j’évoquerai avec sourire que Christophe Lambert a peut-être la Force... Mais dans tous les cas, la séquence n'est pas tournée avec la même "magie".

L’autre grand morceau sera les retrouvailles entre Luke et Leia lorsque celui-ci lui pose un baiser sur le front et lui dit « Personne ne disparaît vraiment complètement ». Impossible que cela ne fasse pas résonance au décès de l’actrice, bien que lors du tournage de cette scène elle était déjà bien là. D’un coup, en plus de faire écho sur son retour après une longue absence et une façon de lui annonçait son prochain départ "physique", cette séquence prends une nouvelle dimension et rappelle que Carrie Fisher ne disparaitra jamais complétement à nos yeux.

Finn et Rose et leur apprentissage du monde

Objectivement, à ma première vision du film (oui j’ai dû y revenir - avec grand bonheur – pour bien tout assimilé) les parties mettant en action Finn et Rose m’avait ennuyé. D’une part j’avais trouvé le passage Canto Bight (la planète Casino) manquait de rythme (oui je m’étais ennuyé) et, surtout, j’avais trouvé la rencontre avec DJ (Benicio Del Toro) complétement tiré par les cheveux. A la deuxième vision la chose passe beaucoup mieux et j’y ai vu plusieurs intérêts, surtout par le discourt autour de la vente des armes. Cela ne m’empêche pas de trouver la rencontre avec DJ toujours lourdement amenée, mais cela débouche sur plein de conséquences qui vont avoir pour finalité d’apporter une réflexion autour de ce qu’est la guerre. Clairement, c’est pas mal pour un truc grand public qui permettra une première réflexion aux plus jeunes (comme quoi tout n’est pas si simple) : d’un on voit que c’est les mêmes vendeurs qui s’enrichissent à fournir au Nouvel Ordre et aux rebelles les différents vaisseaux et armements, et, en second plan, on remarquera que la frontière est très légère entre rebellion et acte de terrorisme. Et c’est par leur multiples échecs que Finn et Rose obligerons le vice-amirale Amilyn Holdo (Laura Dern) à se sacrifier en jouant les kamikazes.

Au final, tout le parcours de Finn et Rose est quasiment vain, certains y verront une « non évolution ». Pour moi, non, à travers ces échecs, les personnages apprennent le pourquoi il est primordial de se battre ou de vivre.

Parfois ça cloche… ?

Un film n’est que très rarement parfait, peut-être que des séquences importantes justifiant certaines choses ont été coupées. En attendant, oui, comme tous les autres Star Wars (sauf peut-être lL'Empire contre-attaque, et encore je suis certain qu’on pourrait trouver à chipoter en cherchant !), des éléments clochent ou peuvent interpeller. Outre le cas de la rencontre avec DJ, évoqué plus haut, on peut par exemple se questionner sur le fait que les Chevaliers de Ren (ici devant protéger Snoke) choisissent d’affronter Kylo Ren alors que ce dernier vient de mettre fin aux jours du suprême leader et qu’il est censé être à leur tête. Depuis l’épisode précédent, le Capitaine Phasma est également toujours aussi inutile et n’apporte rien ou peu de chose aux autres personnages en termes d’évolution. De même, si le personnage de Luke et son destin, tout comme le message qui véhicule, sont parfaits, on peut reprocher de ne pas voir la fameuse troisième leçon qu’il donne à Rey. Ensuite, on peut se questionner sur le fait de pousser tout un film autour de sa recherche via une carte pour au final le faire disparaître dès la fin du second volet.

En gros, je ne remettrais pas en cause ce chapitre, mais plutôt le précédent. Mettre pour seul enjeu la recherche de Luke Skywalker me paraissait léger, et même si Rian Johnson a réussi – et ce n'était pas facile – à donner une réelle signification à son exil, traiter le cas de Luke en un seul film fait un peu mal. Même si, clairement, le personnage n’a jamais été aussi consistant qu’ici (et qu’à l’inverse de Han Solo sur Le réveil de la Force, il y a une vraie évolution et non une stagnation), j’ai mis du temps à accepter de le voir disparaitre. Je trouvé ça osé, audacieux, mais j’avais mal. Pourtant, avec un certain recul, c’était bien la meilleure chose à faire. Et puis, il est fort probable que dans l’avenir, on puisse revoir notre Jedi sous forme de spectre.

Un vrai film d’auteur ?

A l’inverse de J.J. Abrams, qui caressait les fans et la nostalgie dans le sens du poil (trop même), Rian Johnson a écrit un scénario proche de l’esprit de la saga, qui bouscule les lignes, décide de faire évoluer la saga via les différents points évoqués plus haut, mais aussi lui donner une identité visuelle unique. Les tons rouges sont donc prépondérants dans tout le film. Décors, costumes, trainées des vaisseaux, laser, sable… impossible de rater l’ambiance graphique qu’a voulu donner le réalisateur, d’autant que même la communication s’en est emparé. Rian Johnson joue aussi sur tout son film sur la notion de "temps compté" : d'un côté une planète ou le temps passe plus lentement, et d’un autre des survivants qui tentent de survivre alors que le carburants (donc le temps) s’écoule. C’est donc assez fascinant de voir comment Rian Johnson joue habilement sur ces deux lignes pour réunir ses personnages. Remarquer ça et dire que le film n’est pas pensé ou mal écrit, ou léger, serait donc purement un aveuglement.

Rian Johnson signe enfin un des Star Wars les mieux réalisé. Comment rester de marbre fasse à cette explosion de navire lorsque l’un passe en vitesse lumière pour exploser l’autre ? Comment ne pas être exalté devant cette image de Luke faisant face aux quadripodes du nouvel ordre ? Sans oublier cette introduction avec les bombardiers… Même le choix de rendre Canto Bight moins classieux que les autres séquences est une parfaite illustration d’un point de vue, puisque l’endroit sensé être le plus lumineux, joyeux et plein de couleurs, est finalement le plus terne, exposant ainsi derrière cette aspect plus lugubre le profil et la corruption.

La conclusion de

Si Les Derniers Jedi possède quelques petites imperfections, il est un joyau d’idées et de mise en scène avec énormément de thématiques. Seul le recul permettra de dire s’il est à compter parmi les meilleur épisode de la saga (peut-être le meilleur ?) car il y a des choses à digérer… En attendant, il demeure surprenant, imprévisible et il s’améliore par sa richesse à chacune des visions. Bref c’est le genre de film qui ne laisse pas indifférent. Disney, contre toute attente depuis Rogue One, et à l’inverse de ses productions Marvel, accepte de prendre des risques sur sa licence. Une très bonne chose et encore bravo et merci Rian Johnson !

Que faut-il en retenir ?

  • La réalisation
  • La multitudes de thématiques
  • Un Star Wars qui va de l'avant
  • Kylo Ren est certainement le personnage le plus interessant de toute la saga
  • Un blockbuster qui parle d'échec c'est rare
  • Le Yoda en mode muppet.

Que faut-il oublier ?

  • Des choix à fort risques... le changement peut déranger
  • Le capitaine Phasma toujours aussi inutile
  • Un film trop ou pas assez coupé, du coup il apparait parfois des impressions de trous.

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