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Critique du Film : Jason X
Jason X >

Critique du Film : Jason X

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 20 septembre 2005 à 1725

Un produit surgelé mais comestible

L’humanité a enfin capturé Jason, et après quelques déboires a fini par arriver à le cryogéniser, en compagnie de quelques unes de ses victimes. Quelques cinq cent ans plus tard, une équipe d’archéologues explorant une Terre devenue depuis longtemps invivable, découvre le corps du psychopathe et le ramène à bord de leur vaisseau. Et devinez quoi… Ca recommence.
Le film démarre d’une manière anodine, dans la pure lignée des vendredi 13, ces films d’horreurs à la limite du gore, reconnaissables entre mille par leur vedette, le géant un peu empoté au masque de hocket, mais aussi par leur totale absence d’intérêt cinématographique.
Mais, heureuse surprise, le film démarre vraiment lors de l’entame du remake d’Alien. Toujours aussi lobotomisés et obsédés sexuels que leurs confrères du 20ième siècle, les membres d’une équipe d’étudiants en archéologie trouvent moyen de décongeler le corps et de redonner à notre ami la vigueur de ses 20 ans. Et je peux vous dire qu’il est en forme, bien décidé à punir tous ces fripons trop accrocs de la braguette. On a déjà deviné que dans ce véritable lupanar spatial, il va avoir un sacré boulot.
Les grandes lignes du scénario peuvent tenir sur une boîte d’allumette, et encore, en sautant des lignes. Ce n’est donc pas là l’intérêt du film. Il se trouve en fait dans certains aspects du traitement et quelques libertés que se sont accordés les scénaristes. Et ces prises de risques (vraiment ?) donnent lieu à des scènes qui resteront parmi les meilleures de toute la série. J’en ai retenu quelques unes.
Celle que je préfère se situe lorsque quelques survivants veulent désorienter Jason en créant autour de lui une reconstitution virtuelle de Crystal Lake, et en y ajoutant deux bimbos aguichantes. Tout d’abord perplexe, notre mort-vivant favori, après quelques instants de réflexion ( ?) qu’il passe à reluquer les avantages des deux provocatrices, résout son problème en utilisant une des filles pour taper sur l’autre comme avec un gourdin, en l’enroulant dans un sac de couchage. Je vous assure, l’effet est hilarant.
Un autre des moments amusant est la mise en action d’un androïde femelle (looké comme Trinity) qui venge toutes les humiliations subies par les dizaines (centaines ?) de filles volages qui sont tombés sous les mains de Jason. Elle met une telle rouste à ce pauvre Vorhees que l’on compatirait presque. Sous les baffes de super-nana, l’invincible équarisseur des années 80 finit même en un tas de pièces détachées. Là, pour le coup, on est sidéré (dans l’espace sidéral, vous me direz que c’est normal) devant tant d’audace scénaristique et on en revient pas que quelqu’un est enfin eu une idée originale dans toute l’histoire de cette morne saga.
Et ce n’est pas fini. Jason l’increvable résous son problème en se ‘’fondant’’ dans l’air du temps, et en mettant à profit les technologies de chirurgie esthétique du 26ième siècle. Comme il trouve que le métal est un matériau à la mode et qu’il va bien avec son teint, il se hâte d’enfiler un costard en adamentium, accompagné du masque coordonné qui lui sied mieux que son ancien truc ringard. Sapé comme un ministre, Uber-Jason est né et il a encore plus mauvais caractère que l’ancien. Bon prince, il profite alors de sa superbe prestance pour inviter l’androïde à valser, une attention qu’elle apprécie de la meilleure manière en se mettant en quatre pour lui. Puis, fier du travail accompli, il entreprend de retrouver les gentilles personnes qui lui ont permis de découvrir ces tendances fashion dans le vent.
Bon, c’est vrai, à part ça on ne peut pas dire que le film soit d’un intérêt transcendant. Quelques gags lourds, des effets gores assez réussis, des filles légères et stupides, des gars lourds et tout aussi stupides, on peut dire que tous les ingrédients de la soupe au Jason sont réunis. Mais bizarrement, on se surprend à l’apprécier (mais point trop n’en faut quand même), la raison à un James Isaac qui ne se prend pas trop au sérieux, mais cependant suffisamment pour soigner sa réalisation et ses effets, qui sont très professionnels. Le plus gros défaut est certainement l’absence totale de suspense, un handicap qui fait l’on a tendance à trouver que le film tire parfois en longueur, notamment lors des séquences ‘’d’atmosphère’’ qui se résument à des dialogues insignifiant débités sans talent par un casting digne de Melrose Place.

La conclusion de

Jason X est, si l’on porte un jugement en fonction des autres volets du mythe, une réussite. Plus original, mieux réalisés, avec de bonnes idées bien loufoques, il est peut-être le meilleur épisode de la saga. Son absence de scénario et son thème éculé étant compensés par une volonté ardente de renouvellement, il mérite notre considération. Assurément une bonne surprise.

Que faut-il en retenir ?

  • Idées originales
  • Réalisation soignée
  • Effets gores peu nombreux mais réussis
  • Une volonté de renouvellement

Que faut-il oublier ?

  • Quelques gags bien lourds
  • Un thème usé jusqu’à la corde

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