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Critique du Film : Meurtres en trois dimensions
Meurtres en trois dimensions >

Critique du Film : Meurtres en trois dimensions

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 8 février 2009 à 2200

Un gros étron, mais en trois dimensions...

Au terme d'un immonde générique de départ ne pouvant être qualifié qu'en terme de douleurs occulaires et de souffrances auditives, Jason, laissé pour mort à la fin du film précédent, revient à la vie, sa blessure s'avérant plus bégnine que ce que l'on avait pu croire de prime abord. Miraculeusement remis sur pied - ce qui ne laisse au spectateur que deux options pour expliquer ça : Jason est soit une force de la nature, soit une sacré chochote - il décide de s'en prendre aux jeunes imbéciles venus passer un week-end dans ce camp de vacances qui devait être retapé par les victimes de l'opus précédent. Problème, mais de taille : Jason a perdu son sac à patate, et, tel un Samson passé sous la tondeuse d'un coiffeur fou, il s'avère incapable de passer à l'acte à visage découvert ; il faut avouer, pour sa défense, que son visage prête plus à rire qu'à pleurer. C'est ici l'unique raison qui fait que ce troisième épisode de la saga est mythique : c'est en effet au cours de ce film que Jason acquiert ce célèbre masque de hockey qui le caractérisera ensuite définitivement, et en fera le tueur que l'on connaît tous aujourd'hui.

Originalité de cet opus par rapport à ses prédecesseurs et à ses futurs successeurs, Meurtres en trois dimensions surfa à l'époque sur la mode des films en 3d, proposant ainsi des des morts aux concepts plus élaborés - bien que pas forcément plus réussis - censés surprendre les spectateurs en jouant sur des effets inhabituels. Malheureusement, avec le passage des années et le transfert du film sur VHS et DVD, le procédé de trois dimensions ne fut plus reproduit sur les supports ; le film, dénué de tout artifice, apparaît aujourd'hui sous son vrai jour, c'est à dire comme un lamentable échec : l'un des pires épisodes d'une saga pourtant pas forcément glorieuse.

Se déroulant sur une période de deux jours - les jeudi 12 et vendredi 13 - le scénario reprend le même schéma scénaristique que les films précédents, à la différence qu'ici, rien ne fonctionne réellement. Steve Miner, qui avait pourtant efficacement tenu la barre du Tueur du vendredi, se vautre lamentablement tout au long de ce nouvel opus. La raison principale de ce naufrage vient du fait que le côté résolument premier degré, dans lequel s'inscrivait jusqu'ici la saga, se retrouve plombé par l'ajout incongru et raté d'un humour bien ringard. Entre les gentils hippies fumeurs d'herbe qui fuient les policiers et le gang de punks composé trois loubards armés de cuirs et de chaînes qui terrifient la bourgade voisine, le film prend énormément de temps pour réellement démarrer, ne laissant dans sa première moitié qu'une place incroyablement minime au personnage de Jason.

Lorsque arrive enfin le moment où les choses commencent à se précipiter, la déception ne cesse malheureusement d'être de mise. Misant tout sur l'ajout du gadget trois dimensions, les meurtres perdent en violence, en sadisme et en crédibilité. Entre l'acrobate coupé en deux à la machette et le poppers - écrasement de la boite crannienne à main nue entraînant l'éjection de l'oeil de la victime - les diverses morts font ici plus rire que frisonner. D'autant que le capital gore présent dans les opus d'avant est réduit à peau de chagrin, les meurtres étant souvent softs voire, pour les plus violents, filmés hors-champ.

Déjà qu'apprécier un Vendredi 13 nécessite un effort particulier en ce qu'il faut fermer les yeux sur le laxisme du scénario et la médiocrité des comédiens, si en plus les scènes de crime n'apportent plus aucun plaisir au spectateur et que la mise en scène ne réussit pas à traduire un semblant de début de tension, que peut-il rester du film ? Et bien rien, tout simplement rien.

La musique, signée comme à l'accoutumée par Harry Manfredini, est une immonde soupe techno-pop digne des démos pré-enregistrée de Bontampi, les effets gores sont minimalistes et les maquillages sont tout simplement grotesques. La scène finale, au cours de laquelle Jason dévoile son nouveau visage - celui-ci change en effet sensiblement de film en film en fonction de la sensiblité de l'artiste et des moyens mis à disposition - est d'un ridicule on ne peut plus affligeant. Et n'oublions pas qu'en plus, aucune jeune fille n'apparaît nue pendant le film ! Un comble...

La conclusion de

Une daube en trois dimensions est-elle plus attractive qu'une daube dans un format normal. Il faut croire que oui étant donné que ce troisième opus de Vendredi 13 a connu un certain succès cinéma en son époque. Pourtant, le film s'avère totalement sans intérêt, que ce soit par sa réalisation mollassonne, par ses meurtres grotesques, par son absence de gore ou ses maquillages ratés. 1,5/10, c'est encore cher payé pour un résultat comme celui là, mais certains opus ayant réussi à faire pire, il faut que je me garde une marge de manoeuvre !

Que faut-il en retenir ?

  • Première apparition du masque de hockey,
  • Quelques fous-rires en perspective.

Que faut-il oublier ?

  • Aucun rythme,
  • Pas de gore,
  • Des meurtres ratés,
  • Des maquillages baclés,
  • Un humour totalement has been,
  • Un début sans intérêt.

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