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Critique du Film : Vendredi 13
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Critique du Film : Vendredi 13

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 6 février 2009 à 1039

Une saga mythique débute...

Dans un camp de vacances perdu au beau milieu d'une forêt américaine, deux moniteurs se font massacrer par un mystérieux tueur en conclusion d'une scène honteusement repompée sur La nuit des masques de Carpenter. L'ambiance est posée, le ton est donné : Vendredi 13 sera un erzats totalement décompléxé surfant sans vergogne sur le succès de la saga Halloween. En effet, Sean S. Cunningham, producteur/réalisateur avisé de ce long-métrage, avait compris qu'il était possible, en vidant son prestigieux modèle de toute substance, d'obtenir un produit d'exploitation efficace et commercialement rentable. Le règne de terreur de la famille Voorhees commençait : vingt-cinq ans de massacres à la machette, à la hache ou à mains nue, que ce soit à Crystal Lake, à New York ou dans l'espace.

Honneur à Pamela, épouse d'Elias et mère de Jason (Jacky si l'on en croit la VF !) dans ce premier volet ; endeuillée par la mort accidentelle - et supposée comme nous le découvrirons par la suite - de son fils, cette dernière compte bien faire payer la noyade accidentelle de sa progéniture à de malheureux innocents n'ayant rien à voir dans cette triste affaire. Et comme une sorte de réponse à son désir d'hémoglobine, voici qu'une petit dizaine d'adolescents arrive pour remettre à neuf l'ancien camp de vancaces abandonné depuis l'affreux carnage qui s'y était déroulé. La vie est parfois bien faite, ne trouvez-vous pas ?

C'est ainsi que les règles du slasher de seconde zone furent posées : des jeunes decérébrés, un tueur implacable, du cul, des morts violentes, des litres de sang et, surtout, un scénario prétexte. Un cocktail détonnant pour une recette miracle qui sera dupliquée dans un nombre incalculable de long-métrages faisant le bonheur des exploitants des années quatre-vingt. Néanmoins, bien que devenu culte au fil des années - et des suites - ce premier Vendredi 13 a très largement accusé le coup des années, mais sans pour autant réussir à se bonnifier comme à pu le faire le premier Halloween.

Il n'y a en effet pas grand chose à retenir, au final, de ce premier volet. S'il apparaît ainsi assez vite que le scénario s'est construit autour des différentes scènes de meurtres - quelle surprise ! - il est dommage qu'il n'ait pas été mieux équilibré dans son déroulement. Après une première heure bien rythmée, alternant séquences chocs et morts violente, il ne reste plus qu'un seul personnage qui va devoir résister tant bien que mal jusqu'aux quatre-vingt dix minutes traditionnelles que se doit de durer le film. Ce dernier tiers, qui commet l'erreur de nous dévoiler l'identité du tueur beaucoup trop tôt, plombe immanquablement l'atmosphère que Cunningham avait réussit tant bien que mal à créer. Parce que Pamela Voorhees n'est ni charismatique, ni crédible - elle serait même plutôt risible - et parce qu'en contrepartie l'héroïne n'est ni très intéressante, ni très bien interprétée, le film finit par sérieusement ennuyer, au point même que le cliffanger final ne réussit pas à provoquer le moindre début de commencement de sursaut.

Le début du long métrage n'en demeure pourtant pas moins sympathique, alignant à un rythme assez soutenu des meurtres esthétiquement réussis. Tom Savini, spécialiste des effets gores, s'est visiblement fait plaisir en concoctant de belles petites morts, assez originale, en tout cas plus travaillées que n'avait pu l'être le scénario. Les personnages étant de toute façon ininteressants et mal interprété - une marque de fabrique de la saga Vendredi 13 - ils n'ont finalement d'importance aux yeux des spectateurs que par leur manière de mourir. En même temps, en demandait-on vraiment plus ?

Enfin, on pourra tout de même être admiratif devant ce Projet Blair Witch des années quatre-vingt qui, en dépit d'un budget ridicule - et cela se voit à l'écran - aura réussi à créer un long-métrage tenant techniquement le coup. Chaque cents dépensé l'aura été judicieusement, sans chichi ni effets tape à l'oeil risibles et inutile. Si la mise en scène de Cunningham est loin de confiner au génie, force est de constater qu'il a su reprendre ici et là les bonnes vielles ficelles de ses talentueux collègues. Vendredi 13 n'avait d'autre prétention que d'effrayer, le résultat final est à ce niveau loin d'être honteux ; certains réalisateurs devraient en tirer des leçons...

La conclusion de

Si ce film n'avait pas été le premier volet d'une saga devenue célèbre, nul doute qu'il n'aurait certainement pas acquis ce statut de film culte qu'il peut posséder aujourd'hui. En effet, le film de Cunningham, bien que plaisant par son côté violent et sans concession, finit par devenir petit à petit tout simplement ennuyeux, alors que la tension et le suspens descendent pour, au bout d'une heure, arriver à un niveau proche de zéro.

Que faut-il en retenir ?

  • Tient le coup techniquement,
  • De très bons effets gores,
  • Une première heure sympathique,
  • Kevin Bacon dans un de ses premiers rôles.

Que faut-il oublier ?

  • Pas de scénario, aucune originalité,
  • Des comédiens unanimemement mauvais,
  • Une dernière-demi heure soporifique,
  • Une VF catastrophique.

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