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Critique du Film : L'ultime retour
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Critique du Film : L'ultime retour

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 13 février 2009 à 1030

L'ultime daube ? non, même pas...

C'est à partir de ce point, de cet Ultime retour, que la saga Vendredi 13 va s'enfoncer dans la nullité la plus profonde. Il ne restera désormais plus rien de ce que les fans ont pu un jour aimer dans cette franchise, pas même la nostalgie d'une époque révolue, face à cet abject long-métrage qu'est ce huitième film, et surtout face à l'insultant Jason va en enfer qui suivra. Pourtant, nous nous étions jusqu'ici contenté de très peu, pourquoi, donc, faire de l'esbroufe avec les vacances de l'ami Jason et chercher un quelconque renouvellement se faisant au détriment de tout semblant de qualité ?

En effet, très visiblement, les jours de tournages à New York ont absorbés à eux seuls la quasi-totalité du budget de ce huitième chapitre. Il ne devait en effet plus rester grand capital pour s'offrir des maquilleurs, du maquillage, de l'hémoglobine, un réalisateur, des scénaristes ou même des acteurs ; car si la saga n'a jamais brillé par la qualité de ses interprètes, jamais ils n'en étaient arrivés à ce point, à savoir se partager deux expressions faciales pour dix. De même, si les scénarios n'ont jamais été brillant, ils ont toujours été de plusieurs crans supérieur à cet immondice que certains ont osé appelé script.

L'ultime retour ou Jason takes Manhattan - que l'on pourrait traduire par Jason se fait Manhattan, ce qui, cumulé avec le futur Jason X, pourrait faire douter quant aux intentions et à l'arme utilisée par le personnage - initie cette volonté de perpétuel changement de décors qui sera désormais l'obsession des divers producteurs de la saga. Crystal Lake devait être trop ringard, désormais, Jason va partir en vacances et défoncer du teenager dans une grande métropole. Oui, sauf que le budget ne le permettant pas, seules quinze minutes du film se dérouleront réellement dans la Grosse Pomme.

Avant cela, et bien Jason se fait la totalité d'un bateau de croisière - en toute simplicité - qui propose à un public estudiantin de faire Crystal Lake-New York en une heure. Dans le genre débile, le pitch se pose là, supassant allègrement la Carrie du film précédent (si l'on s'en tient à la pure logique, cela doit signifie que la forêt de Crystal Lake est géographiquement située en plein coeur du Bronx). Une petite heure durant, cette gigantesque croisière de dix passagers se fait ainsi exterminer petit à petit par un Jason pour une fois peu inspiré dans ses modus operandi. Une première heure poussive, jamais gore mais toujours sacrément ennuyeuse tant il ne se passe rien d'intéressant.

Et c'est justement là que la qualité en prend un sacré coup : L'ultime retour est mis en scène à la manière d'un Scream-like très soft. Ne vous attendez pas à des meurtres bien violents, vous n'aurez à vous mettre sous les dents, au mieux, qu'une gerbe de sang projetée contre un mur. Dans le même acabit, les maquillages en prennent un sacré coup, surtout après l'immense réussite de Un nouveau défi à ce niveau ; jamais Jason Voorhees n'avait été aussi moche, aussi ridicule et aussi risible que dans ce huitième film.

La partie Newyorkaise du film est enfin à l'image de la qualité générale de cet Ultime retour, que l'on aura cette fois aimé être vraiment ultime. On assiste à la tournée touristique de Jason qui, pas destabilisé pour un sou - il sait comment on intimide des gangs lui ! - va pourchasser sans relache les quelques survivants de la croisière. Jason dans le métro, Jason fait de la boxe sur les toits des gratte-ciels, Jason va dans les égoûts. Le long-métrage va ainsi de mal en pis, allant du nul au ridicule, jusqu'à un épilogue d'une bêtise hallucinante - et pourtant, on est dans Vendredi 13 ! - censé mettre un terme à la saga. Si seulement ça avait été le cas...

La conclusion de

Huitième et dernier film produit par la Paramount, cet Ultime retour s'impose haut-la-main comme l'un des pires films de la saga, ne réussissant jamais à franchir la frontière qui l'aurait transformé en un pur nanar fun. On s'ennuie donc assez sévèrement devant ce film sans intérêt dont la qualité, pourtant pas bien haute au départ, sombre jusqu'à la nullité la plus totale. La bonne nouvelle, c'est que les fans auront les yeux tellement embués de larmes qu'ils ne verront pas très bien l'épilogue ; c'est en tout cas ce que l'on peut leur espérer de mieux...

Que faut-il en retenir ?

  • Kane Hodder dans le rôle de Jason.

Que faut-il oublier ?

  • Absolument tout le reste...

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