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Critique du Film : Vendredi 13
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Critique du Film : Vendredi 13

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 16 février 2009 à 1407

Vendredi 13, chapitre 11

Il y a bien longtemps déjà, afin de venger la mort accidentelle de son fils Jason (qui souffrait de malformations physiques), madame Voorhees s’était acharné sur un groupe de jeunes éducateurs de camp d'été. Une fois celle-ci décapitée, on aurait pu croire le camp de Crystal Lake enfin sécurisé, mais cela aurait été trop vite oublier le fiston qui, une fois que l'on pénètre sur son terrain de chasse, se fait une joie de vous traquer comme un vulgaire gibier.

Le « remake » d'un film ce n'est pas nouveau mais, depuis le début de ce siècle, il est indéniable que cette pratique est devenue une sorte de phénomène de mode prétexte à récupérer tout et n'importe quoi. En effet, alors que par le passé des réalisateurs comme John Carpenter (The Thing) ou encore David Cronenberg (La Mouche) signaient des remakes afin de se réapproprier le scénario et y insuffler une touche personnelle, le « remake » est aujourd’hui, avant toutes autres choses, synonyme de rentabilité et de grosses ficelles hollywoodiennes. Et les échecs – conséquence de cette nouvelle attitude – ne se comptent même plus. La Malédiction, The Fog, Amityville, The Hitcher - et bien d'autres encore - prouvent que si le réalisateur n'a aucune personnalité le résultat est voué à un échec certain, du moins artistiquement. Cependant, au milieu d’un nombre toujours plus impressionnant de ratages, Marcus Nispel avait su se distinguer en signant une relecture plutôt réussie de « Massacre à la Tronçonneuse ». Le voir donc s'attaquer à ce « relookage » de Jason Voorhees avait de quoi rassurer un brin, d'autant que la saga « Vendredi 13 » n'a pas eu le privilège d’avoir – contrairement à « Halloween, la nuit des masques » - un John Carpenter derrière la caméra.

Les scénaristes Mark Swift et Damian Shannon (Freddy contre Jason) ne signent pas réellement un remake du premier film puisque celui-ci se voit résumer en deux minutes lors de l’ouverture – juste pour nous rappeler comment est morte la mère de Jason. Les scénaristes se sont plutôt attelés à récupérer des éléments du deuxième et troisième chapitre de la saga. On retrouve donc au départ Jason portant un masque en sac de toile avant que celui-ci ne récupère - en milieu de métrage - le fameux masque de hockey. Les scénaristes ont aussi repris l'idée que l'une des proies de Jason présente des ressemblances physiques avec sa mère, comme dans le deuxième film. On se retrouve donc avec un film regroupant à lui tout seul des éléments des trois, voire quatre, premiers films de la saga. Il en ressort un script plus dynamique avec plus de victimes, mais toujours aussi prévisible et présentant des personnages toujours aussi stéréotypés.

Côté violence graphique Marcus Nispel c'est quelque peu assagi en rapport à « Massacre à la Tronçonneuse » si on retrouve ici plus de victimes, les morts à quelques exceptions sont pas trop « crados », heureusement le côté « fun » de Jason subsiste et celui-ci fait toujours autant preuve de créativité lorsqu'il s'agit de saigner de jeunes gens. De plus, en comparaison avec les autres films de la saga, ce Vendredi 13 reste plus saignant que certains.

Si l’on se penche du côté de la réalisation « technique », il est aussi très clair que la photographie et le soin apporté aux cadrages sont supérieurs aux autres films de la saga, mais il faut dire que le budget alloué n'est pas le même et que, forcément, cela facilite la tâche pour nous offrir de belles images. Côté réalisation « artistique » Nispel se contente de suivre ce qu'on peut attendre d'un Vendredi 13, c'est-à-dire, de jolies poitrines, des jeunes crétins prêts à souffrir et un Jason qui s'en donne à cœur joie. Tout cela, évidemment, dans un contexte forcément plus moderne. Mais, en dehors de cela, on ne peut pas dire que le réalisateur se démarque vraiment. Il a tout de même le mérite de signer un remake efficace et honorable, un divertissement idéal pour une soirée entre amis.

Dans les Vendredi 13, une chose est sûre : la distribution n‘a jamais réellement brillé par ses performances. On y favorise le physique des actrices et des acteurs avant le talent dramatique (exception faite de Kevin Bacon sur le premier vendredi 13). Ce nouvel opus n'évolue pas et se contente avant tout d'utiliser quelques gueules de la télévision reconnaissables telle que ; Jared Padalecki (Surnatural) ; Amanda Righetti (Newport Beach) ; Ryan Hansen (Veronica Mars) ; Ben Feldman (du côté de chez Fran) ou encore Richard Burgi (La Sentinelle). De toute façon, la nature du casting importe peu dans un Vendredi 13. En général on ne va pas voir un pareil film pour admirer le talent des acteurs, mais pour le plaisir de les voir se faire massacrer de manière variée et le grand-guignolesque possible.

La conclusion de

Au final ce « Vendredi 13 » remplit son contrat principal : divertir! Certes, tous ceux qui s'attendaient à un film original allant jusqu'à réinventer le « slasher » vont être très déçus, mais, en dehors de cet aspect, l’on a affaire à un Jason beaucoup plus présent qu'habituellement… et un film de bien meilleure qualité que bon nombre d’épisodes de cette longue série.

Que faut-il en retenir ?

  • Un Jason très présent
    un grand nombre de victimes
    un remake abordant la mythologie avec respect
    quelques moments vraiment « fun »

Que faut-il oublier ?

  • script très prévisible
    rien de vraiment novateur
    une censure assez évidente malgré tout

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