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Critique du Film : Vendredi 13
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Critique du Film : Vendredi 13

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 10 novembre 2005 à 1714

Un volet qui allait en appeler tant d’autres…

Au cours de l’été 1958, le camp pour adolescents de Cristal Lake connaît un drame affreux. Pendant que ses moniteurs sont impliqués dans de lubriques occupations, le jeune Jason Vorrhees se noie dans les eaux du lac. Une négligence fatale qui entraîne également la fermeture du camp. Vingt ans plus tard, une équipe de moniteurs arrivent sur les lieux afin de participer à un stage annonçant la prochaine réouverture du camp de vacances. Des étranges et douloureux évènements commencent alors à se produire…

Au milieu des années 70, un certain John Carpenter réalisait une variante de giallo avec La Nuit des Masques, un film dans lequel un tueur psychopathe s’acharnait avec fougue sur de jeunes adolescents lubriques. Un film remarquable qui se démarquait pourtant de ces congénères italiens par une fin inattendue, lorsque dans le dernier plan du film, on s’aperçoit que le corps du tueur - normalement mort - a disparu. Le slasher movie était né.

Si l’on se base sur cette pseudo – et très rapide - définition du slasher, il est impossible de dire que le volet initial de Vendredi 13 fait partie de cette catégorie, de la même façon que l’on ne le dit pas de La Baie Sanglante de Mario Bava, par exemple. Car le film de Sean S. Cunningham n’est simplement que la ‘’concrète’’ histoire d’une mère désespérée sombrant dans la démence. Une mère que l’on identifiera que dans les dernières séquences, au cours desquels elle se livrera à un véritable duel avec la dernière survivante de la boucherie.

Car ce scénario qui pourrait tenir sur un ticket de métro n’est qu’un prétexte pour filmer une succession d’exécution sanglantes commis sur de jeunes gens décérébrés, à l’esprit situé uniquement sous la ceinture. En pleine mode de film potaches, Steve Miner et Sean S. Cunningham sentent le bon filon et mettent en boîte un Porky’s version gore. D’ailleurs, la clientèle est clairement ciblée car les effets tombent rarement dans l’excessif censurable et les scènes érotiques se résument à quelques jolies fesses rebondies. On est très loin du gore italien, tout de même.

Accompagnés de leurs copines, un paquet de popcorn à la main, les d’jeuns males de l’époque – dont je faisais d’ailleurs parti – regardaient donc avec délectation tous ces moniteurs, au niveau intellectuel équivalent à des adolescents retardés, se faire massacrer de différentes manières, le tueur cherchant de manière évidente à varier les méthodes. Si cela peut paraître suspect dans l’approche, on se rassure en constatant que la réalisation a été l’objet d’une attention toute particulière, avec caméra subjective et montage à effets de surprise. Rien de bien original, mais le résultat est efficace, et même avec un recul d’un demi-siècle, il est loin d’être ridicule. Les effets spéciaux, très corrects, y sont bien sur pour beaucoup.

Jason Vorhees, futur personnage central de la saga, ne joue aucun rôle physique dans ce volet, et il apparaît uniquement dans une séquence finale, sous la forme de cauchemar – flou artistique, caméra au ralenti - lorsqu’il entraîne la jeune rescapée dans les flots. Cependant, sa présence ‘’fantomatique’’ est présente durant tout le métrage, par l’intermédiaire de rappels dans les dialogues et de prises de vue subjectives un peu étranges, comme en suspension. Il se matérialisera de manière brutale dans les épisodes suivants.

L’interprétation, dans ce genre de film, ne vole jamais bien haut. C’est également le cas de Vendredi 13, mais on ne pas dire que ces jeunes comédiens ratent leur prestation. C’est seulement que des acteurs qui se voient affubler des dialogues stupides entrecoupés de ha ! et de ho ! n’ont guère l’occasion de briller. Pour l’anecdote, signalons que ce film voit une des premières apparitions d’un future valeur sûre d’Hollywood, le dénommé Kevin Bacon.

La conclusion de

En conclusion, je conseillerais de ne pas chercher une quelconque morale ou un soupçon de réflexion à la vision de ce récit brut de coffrage du massacre du Cristal Lake. Cette oeuvre se veut et est uniquement un teen-movie horrifique, un divertissement de drive-in à base de frissons et de séquences émoustillantes pour adolescents. Un film qui remplit parfaitement son contrat dans cette catégorie. Les effets spéciaux sont efficaces, la réalisation est correcte, le suspense relativement bien ressenti. Pour le reste, c’est une autre histoire.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation professionnelle
  • Bons effets spéciaux
  • Suspense bien rendu.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario rachitique
  • Dramatique inexistante
  • Pas de Jason !

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