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Critique du Film : Chapitre final
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Critique du Film : Chapitre final

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 9 février 2009 à 1851

Jason Voorhees versus Tommy Jarvis, round 1...

Les plus mauvaises langues diront qu'il ne devait pas être si final que ça, ce chapitre, étant donné qu'il y a encore sept films après ; et bien ne vous fiez pas aux apparences, car ce chapitre porte ma foi plutôt bien son nom. On y assiste en effet à la mort de Jason - il reviendra ensuite sous forme de mort-vivant - ainsi qu'à la conclusion du triptique formé par Le tueur du vendredi, Meurtres en 3d et ce Chapitre Final, mettant ainsi fin à la semaine de massacres perpétrés à Crystal Lake. Si ce volet n'est donc pas final au regard de la totalité de la saga, il marque malgré tout la fin d'une époque. Paradoxalement, ce quatrième volet introduit également un nouveau cycle dans la saga, une nouvelle série de trois films axés autour d'un personnage récurrent : Tommy Jarvis. Celui ci, enfant dans ce chapitre, adolescent dans Une nouvelle terreur et enfin adulte dans Jason le mort-vivant, est le seul personnage un tant soit peu construit qu'aient pu connaître les Vendredi 13 ; comme adversaire, Jason aurait pu tomber sur nettement pire.

A l'instar du laps de temps qui séparait Le tueur du vendredi de Meurtres en 3d, Le chapitre final commence quelques heures après les évènements du troisième opus. Jason, laissé pour mort, est conduit à la morgue la plus proche par quelques incompétents qui, ayant trop vite conclu que l'on ne pouvait survivre avec une hache plantée dans le crane, n'avaient pas jugé nécessaire de lui prendre son pouls. Mais il en faut plus à l'increvable Jason - qui, ici, montre clairement qu'il est une force de la nature et pas une chochote - qu'une simple hache dans la tête pour s'arrêter. Sitôt reposé, il se relève donc comme si ne rien était pour reprendre la route de Crystal Lake. Au même moment, arrive la seconde fournée de jeunes campeurs venus passer un week-end sous le signe du stupre ; et autant dire que si ceux de Meurtres en trois dimensions étaient très sages, ceux du Chapitre final sont chauds !!! Les malheureux...

On va donc assister, quatre-vingt dix minutes durant, à du dépeçage, de la mutilation, de la noyade, de l'empalement, le tout entrecoupé de nombreuses scènes très dévêtues. Le schéma de Vendredi 13 est ici poussé à son paroxisme, Jason atteignant un rapport victime/minute assez conséquent. En dehors de ça, c'est bien sur le néant artistique total, mais les filles sont mignonnes et, surtout, les maquillages et les effets gores, signés Tom Savini, sont très réussis. Autant dire qu'avec le retour de ce spécialiste sur la partie effets visuels, le sang se remet à couler à flot, et ce souvent de manière originale. En effet, Jason Voorhees n'aimant la monotonie, il change d'arme à chaque nouveau meurtre, prenant bien souvent ce qui lui tombe sous la main (de la traditionnelle machette au bête marteau en passant par le tire-bouchon) pour s'en servir de manière on ne peut plus efficace.

Derrière la daméra, Joseph Zito signe de plus une mise en scène très convenable ; à l'instar de Sean S. Cunningham et de Steve Miner avant lui, il réalise son film de manière efficace, même si aucune forme d'originalité ne ressort finalement du lot. Le chapitre final est un film convenu, certes, mais efficace dans ses effets et jouissif dans sa partie gore. On y retrouve avec grand plaisir ce premier degré qu'avaient les deux premiers films de la saga.

Ceci étant dit, le film ne casse de briques à aucun autre niveau, que ce soit dans la catastrophique direction d'acteur - bien que l'on retrouve certains visages connus comme le futur goonie Corey Feldman ou Crispin Glover - où les tentatives d'originalités d'un scénario tout de même bas de plafond (avec l'ajout de ce pitoyable personnage venu à Crystal Lake pour venger sa soeur). La trame scénaristique en elle-même est d'ailleurs tellement destructurée que l'on a parfois du mal à suivre le parcours de Jason ; on a ainsi de temps en temps l'impression que les meurtres sont montés dans un ordre aléatoire, non pas en fonction de la logique du scénario mais, au contraire, de leur impact au moment du déroulement du film.

La fin, si elle prêtera également à ricaner par son côté grotesque, reste malgré tout cohérent avec les films précédents. Le jeune Tommy nous refait ainsi le même coup - ou presque - que Ginny dans Le tueur du vendredi ; c'est totalement nul, mais on n'est désormais plus surpris par ce tour de passe-passe scénaristique déjà-vu qui empêche Jason de se faire un gosse. Le tout finit en plus par une scène suffisamment crade pour faire passer la pillule, que demander de plus...

La conclusion de

Sur un scénario aussi insipide que celui des épisodes précédents, Joseph Zito signe un volet tirant son épingle du jeu de par l'originalité de ses nombreuses morts, son aspect gore et jusqu'auboutiste ainsi qu'un petit soupçon d'érotisme. Un spectacle aussi jouissif qu'inoffensif en somme, mais qui marque l'un des sommets de la saga.

Que faut-il en retenir ?

  • Violent, gore, bourrin,
  • Rythmé et efficacement réalisé,
  • Un soupçon d'érotisme,
  • Première apparition de Tommy Jarvis.

Que faut-il oublier ?

  • Pas de scénario,
  • Acteurs mauvais,
  • Montage peu cohérent.

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