75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Vendredi 13
Vendredi 13 >

Critique du Film : Vendredi 13

Avis critique rédigé par Emmanuel G. le mercredi 14 mai 2003 à 0747

Carnage à Crystal Lake

Petit Jason deviendra grand
Mine de rien, l’ami Jason Voorhees est devenu, au fil des ans, une méga star. Il faut dire qu’il fait preuve d’une longévité assez exceptionnelle : une carrière qui dure depuis plus de 20 ans, 10 films au compteur et un nombre incalculable d’assassinats sanglants. Presque aussi vieux que son compère Michael Myers (Halloween date de 78), Jason a donc battu son acolyte en terme de nombre d’apparitions (surtout que Myers n’apparaît pas dans Halloween 3) et envoie clairement au tapis le père Freddy (« seulement » 7 films) à qui il va bientôt coller un danse dans Jason vs Freddy. Sacré palmarès. Il faudra encore un peu de temps pour que Jason égale James Bond (il lui a déjà piqué son générique dans Vendredi 13 n°6) mais mine de rien, c’est la « saga » du cinéma fantastique la plus longue qui soit. Malgré un passage à vide dans les années 90 (Jason va en enfer date de 92 et il faudra attendre Jason X en 2001 pour revoir le zombie balèze), Jason continue son bonhomme de chemin meurtrier.
Sorti en 1980, Vendredi 13 est ce qu’on peut appeler un très bon coup : 70 millions de dollars de recette pour un budget de 500 000, ça s’appelle avoir du flair. Ce flair, c’est Sean S. Cunningham qui l’a. Notamment producteur du glauque La dernière maison sur la gauche (premier film de Wes Craven) Cunningham décide en 79 de marcher sur les brisées de John Caprnter dont le Halloween fait un tabac. On a donc affaire à une nouvelle série de crimes prenant pour cible des ados. Seules originalités du produit : le film cache l’identité du tueur jusqu’à la révélation finale (alors que dans Halloween, on sait dès le départ qui tue, tout n’étant qu’une question de tension) et celui-ci ne perpètre pas ses crimes dans une banlieue classieuse mais dans un camp de vacances au bord d’un lac, le désormais fameux Crystal Lake.
L’histoire est à présent bien connu : suite à la noyade d’un petit garçon et le meurtre de 2 monos dans les années 60, le camp de Crystal Lake est réputé maudit. Une bande de monos va vite faire les frais de cette malédiction, puisqu’ils seront assassinés les uns après les autres. Qui donc est derrière ces meurtres (oui, qui !) : ô surprise (attention, SPOILER, mais vous devez déjà être au courant si vous avez regardé l’intro de Scream) : il s’agit en fait d’une femme, Madame Voorhees, mère du petit Jason, le gamin qui s’est noyé faute de surveillance, ses monos étant partis batifoler dans les hautes herbes.
Hé oui. Les débuts de Jason seront pour plus tard : dans Vendredi 13, c’est sa maman qui tue avec entrain. Ici, on parle longtemps de lui mais il n’apparaît qu’à la toute fin, dans une scène onirique d’ailleurs plutôt réussie. Ces débuts hésitants n’empêcheront pas Jason de commencer sa carrière dès le n°2. A noter d’ailleurs, que dans Vendredi 13 n°5, Jason est également innocent, puisque le véritable tueur utilise sa légende en se faisant passer pour lui. Le lâche ! Furibard, l’ami Jason reviendra donc officiellement en tant que « mort vivant » dans le n°6 ! Et ne lâchera plus l’affaire, accumulant un imbattable body count jusqu’à Jason X.
Soyons objectif : si on peut prendre beaucoup de plaisir à V13, ce n’est guère à cause des qualités du film. La mise en scène de Cunningham est molle et sans grande originalité. On est ici bien loin de l’efficacité renversante de Halloween et de son découpage millimétré : n’est pas Carpenter qui veut. Ici, on s’ennuie ferme entre chaque meurtre et malgré le fait que l’identité du tueur soit un mystère, on ne peut que subir le déroulement du film car aucun élément ne nous est donné pour éclaircir l’affaire.
Quand à l’interprétation, elle est également loin de briller. Tout cela sent un peu l’amateurisme et les dialogues placés dans la bouche d’ados caricaturaux et invariablement crétins font peine à entendre. Tant pis pour eux : ils seront punis pour avoir forniqué, bu, fumé de l’herbe qui fait rire ou avoir fait les trois à la fois ! A croire que Madame Voorhees et son fils appartiennent tous deux à une ligue de vertu sacrément furibarde ! Au milieu de la distribution, on remarquera le tout jeune Kevin Bacon, qui se fait naturellement démastiquer à l’instar du reste du casting.
Le nom le plus connu au générique ne se trouve pas dans la distribution ; c’est en effet l’excellent maquilleur Tom Savini (les maquillages du Zombie de George Romero...) qui se charge des effets spéciaux. On a donc droit à quelques plans bien saignants, mais le film a un peu tendance à jouer l’ellipse (et cette tendance ira clairement en s’aggravant au fil des films, de plus en plus light au niveau du gore). Parce qu’il ne faut pas le cacher : l’intérêt véritable de ce Vendredi 13, ce sont les meurtres ! On les attend donc avec fébrilité, histoire de se réveiller. Et maman Vorhees n’y va pas en finesse : égorgement, pointe de harpon dans le cou, coup de hache en pleine face : ça ne rigole pas. Jason retiendra avec application les leçons de sa mère.

La conclusion de

Mine de rien, Sean S. Cunningham avait lancé avec ce Vendredi 13 premier du nom une franchise à la peau dure ! Déjà pas bien finaud à la base, le concept de la série va naturellement s'appauvrir au fil de la série. C'est pourtant ce qui fait son charme : on attend de Jason un bon quota de cadavres à chaque apparition. Pas grave si les circonstances de ses réapparitions sont de plus en plus tirées par les cheveux : a star is born !

Acheter Vendredi 13 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Vendredi 13 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Vendredi 13

En savoir plus sur l'oeuvre Vendredi 13