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Critique du Film : Jason le mort-vivant
Jason le mort-vivant >

Critique du Film : Jason le mort-vivant

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 11 février 2009 à 2308

Le meilleur opus de la saga...

Après l'échec aussi bien commercial qu'artistique - si l'on peut ici parler d'art ! - du cinquième film de la saga, la licence Vendredi 13 aurait très bien pu sombrer dans l'oubli pour quelques décennies. Mais c'était sans compter la volonté des producteurs de poursuivre sur ce filon très rentable, et ce même si cela devait se faire au détriment de toute qualité. "Jason Voorhees est mort ? pas de problème, ressucitez-le ! Et surtout en commettez pas l'erreur de le tuer une nouvelle fois !".

C'est donc par simple volonté d'amasser les dollars - la Paramount, détentrice des droits, ne s'en cachait à l'époque pas du tout - qu'est naît celui qui est à ce jour le meilleur opus de la saga : Jason le mort-vivant. Parti sur un postulat d'une débilité assez consternante - Tommy Jarvis vient déterrer Jason pour exorciser ses traumatismes mais, pas de chance, la foudre tombe sur son corps et le ressucite - le film de Tom McLoughlin réussit le défi de pousser le concept encore plus loin, mais sans trahir une seule seconde l'esprit de la saga et sans jamais se moquer des fans.

Le film s'ouvre ainsi sur une séquence totalement décalée - clin d'oeil assumé à la saga James Bond - dont la force se trouve dans sa capacité à annoncer de suite le ton de ce volet ; Jason le mort-vivant sera violent, bourrin et incroyablement fun. Ce n'est certes de prime abord pas très rassurant. La dernière fois, dans Meurtres en trois dimensions, cela s'était avéré totalement désastreux et avait considérablement nuit à la qualité général du film. Sauf que dans ce sixième opus, ce ne sont pas des personnages que vient ce second degré aussez réjouissant, mais bel est bien du personnage de Jason Voorhees, désormais devenu un increvable zombi massacrant tout sur son passage. Le concept du tueur qui ne court jamais mais rattrape toujours ses maheureuses victimes a débuté ici dans Vendredi 13 ; mais, pris dans l'ambiance générale, cela ne choque jamais, allant même jusqu'à renforcer l'aspect totalement décalé de certaines scènes, notamment la cultissime séquence du paintball.

La saga Vendredi 13 entame donc ici un virage à cent quatre-vingt degrés aussez réjouissant, se moquant d'elle-même, mais jamais de ses fans, et s'autoréférençant assez judicieusement. Un équilibre précaire, certes, mais maintenu grâce à un jusqu'auboutisme toujours aussi présent ; chaque personne croisant Jason a le droit à un destin funeste, surtout les plus prudes, et le concept un mort/une arme reste toujours le leitmotiv de la saga. Ainsi, même si, au final, cet opus s'avère être clairement moins gore que les précédents, cette franchise, sur la pente descendante, retrouve une seconde jeunesse entre les mains d'un réalisateur aussi intrépide que doué.

En dehors de cela, on retrouve bien sur ici toutes les tares de la franchise : des acteurs de seconde zone - on trouve pourtant au générique le sympathique Tony Goldwyn -  encore et toujours, ainsi que des scénaristes au rabais qui ont pondu un script prétexte sans enjeux. On remarquera simplement que pour la première fois, ceux-ci ont eu la bonne idée de ne pas tuer Jason à la fin du long-métrage, évitant ainsi à leurs futurs collègues un énième tour de passe-passe pour faire revenir le boogeyman. La fin est ainsi à l'image du déroulement du film : pragmatique et consciente des diverses failles de la saga. Parce qu'un septième film allait un jour où l'autre être mis en route, autant faciliter le futur travail.

Jason le mort-vivant est enfin le dernier opus du cycle axé sur le personnage de Tommy Jarvis. A l'instar du Chapitre final qui fermait un tryptique pour en démarrer un autre, ce sixième film clot la trilogie Tommy Jarvis pour entrer dans celle dédiée à Jason le zombi increvable. Ce troisième cycle, après avoir brillamment débuté, ira ensuite de mal en pis pour finalement sombrer dans la fange la plus infecte. Une raison de plus pour apprécier cet opus à sa juste valeur, comme le dernier survivant d'une époque dorée pour la franchise Vendredi 13.

La conclusion de

Pour de nombreux fans, ce sixième Vendredi 13 est haut-la-main le meilleur de la franchise. Il faut dire que le film de Tom McLoughlin est rejouissant du début à la fin de par son aspect violent et bourrin auquel se mêle une petite pincée de second degré extrêmement fun qui ne déconsidère jamais les fans. Si vous ne deviez en voir qu'un, ça doit être celui là !

Que faut-il en retenir ?

  • Bourrin, violent,
  • Meurtres souvent originaux,
  • Fun et décomplexé,
  • Rythmé, même si jamais effrayant.

Que faut-il oublier ?

  • Acteurs au rabais,
  • Scénario abétissant,
  • Pas très gore.

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