BIFFF 2015 : Notre avis sur Frankenstein de Bernard Rose

Publié il y a 1 an par Richard B.

BIFFF 2015 : Notre avis sur Frankenstein de Bernard Rose : Un film un peu moche mais pas dénué d'intérêt

Un film un peu moche mais pas dénué d'intérêt

L'avis de Richard B sur Frankenstein

Voici l'une des grandes exclusivités de cette édition 2015 du BIFFF puisqu'il s'agissait d'une diffusion en première mondiale et que cette version de Frankenstein était mise en image par Bernard Rose le réalisateur de Candyman. Certes on se demande l’utilité d’une nouvelle adaptation du roman de Mary Shelley d'autant qu’en 2015 va débarquer une version de Frankenstein de Paul McGuigan avec Daniel Radcliffe. De plus, le studio Universal envisage sérieusement de faire revenir le monstre chez eux. Mais reconnaissons dans un premier temps que l'approche choisie par Rose ne manque pas de piment et offre une orientation assez nouvelle de l'œuvre.

Sur le fond, la base n'a pas changée : Victor Frankenstein vient de donner naissance à Adam de façon non naturelle. Le nourrisson qui a le corps d’un jeune homme de vingt ans, et qui possède à lui seul la force cumulée de tous les Expandables, a tendance à se détériorer et ne pas totalement correspondre aux attentes physiques du père. Dépité, le créateur décide donc de mettre fin à sa création, mais il va se heurter à une difficulté de taille : ce dernier est particulièrement résistant et arrive à fuguer !

Le papa de Candyman, lui qui fut lauréat du Corbeau d’Or en 1990 pour Paperhouse est de retour en Belgique afin de présenter sa nouvelle création. Puis pour bien faire les choses, il s'offre un casting de premier choix puis qu'on y trouve : Xavier Samuel (Twilight : Eclipse, Fury), Carrie-Anne Moss (Matrix), Danny Huston (American Horror Story, X-Men Origins: Wolverine) et le Candyman en personne, euh pardon, Tony Todd !
Outre le fait d'avoir transposé l'histoire de Mary Shelley à notre époque, Bernard Rose fait naître le monstre de Frankenstein non pas à base de plusieurs morceaux de corps, mais comme un individu construit artificiellement (une sorte d'imprimante 3D encore plus sophistiquée). Le très beau corps à la naissance va très vite se détériorer physiquement même s’il arrive à développer sa force et son esprit. Il donne aussi plus d'importance au personnage d'Elizabeth qui devient ici la symbolique de la mère aux yeux du « monstre ». Autre élément qui est incontestablement un apport du metteur en scène, ce dernier s'intéresse aux démunis et situe une partie de son récit dans les bas quartiers (c'est d'ailleurs là qu'il croisera le personnage aveugle interprété par Tony Todd).

Cette version de Frankenstein est donc bourrée d'idées, possède la personnalité de son réalisateur et se montre plutôt divertissante tout en ayant quelques passages sanglants propres à satisfaire un public comme celui du BIFFF.

Pour autant, il faut reconnaître que visuellement les moyens ne suivent pas les ambitions de Bernard Rose. L'image est par moment plutôt pauvrette et tremblote un peu trop (le réalisateur n'avait-il même pas les moyens de s'offrir une steadycam ? Ou est-ce le cameraman qui avait une forte tremblote ?).

Après il serait dommage de s'arrêter sur l'aspect esthétique pas forcément beau du film (un peu comme pour notre monstre ?) et il faudrait plutôt regarder son âme. Car les acteurs sont convaincants et attachants, les idées bien présentes, et le rythme bien orchestré.

Affiche de Frankenstein

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