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Critique du Film : Avatar
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Critique du Film : Avatar

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 11 décembre 2009 à 0003

Un voyage immersif vers Pandora

Un film de James Cameron au cinéma c’est un peu comme un événement en soi, et cela, depuis le premier Terminator. Seul « True Lies » peut être perçu comme étant d'un niveau qualitatif plus modeste bien que demeurant une machine efficace. Alors depuis l’annonce de la mise en chantier d’Avatar et les premières rumeurs le posant comme un film phénomène, autant dire que l’attente était énorme, à un tel point que cela aurait pu entrainer une déception. Pas de faux suspense, «Avatar» est un véritable monument cinématographique!

Avatar nous transporte sur Pandora, planète à la flore très dominante, mais également riche d’un minerai qui ferait bien le bonheur des industriels terriens qui y voient là une réponse à la crise énergétique et surtout un moyen de récupérer un max de pognon! Chez les terriens, avec notre avidité naturelle, quand il est question d’argent, le sentimentalisme passe au second plan. Désormais, la priorité est d’établir une colonie sur Pandora, accompagnée d'unités de marines, pour exploiter les richesses de la planète. Parmi les arrivants, Jake Sully, immobilisé dans un fauteuil roulant, mais ayant l’avantage de posséder le même ADN que son frère récemment décédé. Un frère qui avait été formé pour venir sur Pandora et dont le sang a été utilisé pour la conception d’un corps biologique extraterrestre, plus accoutumé aux conditions de la planète, un «Avatar» qui lui aurait permis de diriger ce corps à distance sans prendre vraiment de risque. Et comme les «Avatars » sont rares, couteux et indispensables à l'observation des Na’Vis - une race d'autochtones - autant profiter du volontarisme de Jake. Sous la direction du docteur Grace Augustine, Jake et quelques autres élus devront, grâce à leur Avatar, étudier le peuple Na'Vis et essayer de trouver une issue diplomatique avant d'en arriver à l'intervention militaire.

« Bienvenue sur Pandora »


Un des premiers éléments qui m'a sauté aux yeux dans Avatar, c’est la belle manière dont la planète Pandora parvient à être réaliste, avec sa propre identité. Visuellement guère éloignée d’une esthétique que n’aurait pas renié un Hayao Miyazaki, Pandora semble surtout conçue avec un souci de cohérence. Toutes les composantes végétales semblent véridiques, titulaires de leur logique de fonctionnement. Et cette impression persiste même si l'on se penche du côté de la faune. Les créatures qui vivent sur Pandora ne semblent pas un simple prétexte à des chocs visuels gratuits, mais bien comme les éléments d'un véritable écosystème qui pourraient croiser notre chemin, à l'occasion d'une visite de la planète. L'environnement est bien pensé et cohérent, ainsi les masques sont nécessaires à l’homme pour pouvoir respirer sur la planète d’où la double utilité des «avatars» qui permettent de profiter de l’organisme des Na’vis, natifs de Pandora. Ainsi, bien que le film ne dure que 160 minutes, la façon dont la planète est filmée, tous les petits détails qui apparaissent font que l’on croit à l’existence de Pandora. La planète est un personnage à elle seule et il n’est pas sûr qu’elle révèle tous ses secrets en une seule vision.

«Cameron fidèle à ses thématiques »

Une des choses que l’on peut reprocher très souvent aux films aux budgets conséquents, c’est d’être des produits formatés, sans aucune personnalité. Privilégiant souvent un aspect visuel au détriment d’une substance ou d'un militantisme affirmé. Bien que dépassant souvent des records dans les dépenses de ses films, c’est bien une chose que l’on ne reprochera pas à James Cameron, Avatar étant le résultat d'une démarche de recherche visuelle, mais aussi la poursuite de thématiques que le réalisateur aborde depuis ses débuts. Le réalisateur aime depuis toujours mettre en parallèle sa fascination pour deux sciences antithétiques: la technologie et l’écologie. Que cela soit Aliens, le retour, Terminator, Abyss ou bien encore Titanic, une force naturelle est toujours confrontée aux avancées humaines. Si Ripley triomphe grâce à ses gros flingues (bien que...) face à l’organisme naturel de l’Alien, le Titanic, création réputée indestructible, sombre dans les profondeurs suite à une simple collision avec un iceberg. Avatar ne déroge pas à cette règle, et bien que prenant un parti pour l’écologie et le respect de la nature (tout comme sur Abyss), Cameron dépeint des humains ne prenant cause que pour eux même et ne cherchant guère à respecter flore et faune d’une planète (hormis un petit groupe).

Un autre élément qui revient régulièrement dans le cinéma de Cameron, c’est sa fascination pour les femmes de caractère. Dans chacun de ces films, le féminin prend le pas sur le masculin et Avatar ne fait pas exception à la règle. Si à la base le héros est Jake Sully (Sam Worthington), c’est la personnalité et la force de Neytiri (ravissante Zoe Saldana) qui guidera Jake vers les bons choix. Entre Kyle Reese acceptant de se rendre dans le passé pour défendre la vie de Sarah Connor (fondement de la résistance) et Jake Sully acceptant de pendre cause pour Pandora après l'avoir découverte à travers l’initiation de Neytiri, il y a que peu de différences. Tous deux prennent conscience de la nécessité d'épouser une cause via l'influence d'une femme. Puis Neytiri, c’est aussi un peu comme Ripley, elle n’a pas besoin de la présence d'un bras masculin pour l'aider à se défendre.

Puis, une des autres thématiques apparaissant souvent chez Cameron, est celle de l’économie. Comme pour Acheron LV426 dans Aliens, c’est un besoin financier qui pousse des colons à débarquer sur Pandora. Tout comme Virgil Brigman qui accepte de recevoir les marines dans sa station tant la compagnie de forage pétrolier «tient la carotte ». Si James Cameron ne profitait pas autant de l’aspect budgétaire de ses films, on pourrait presque croire qu’il est anti-capitaliste. Dans tous les cas, l’argent chez Cameron demeure toujours la cause des évènements ou la motivation des protagonistes, Avatar ne déroge pas à cette règle.
Pourtant on ne peut pas dire que le réalisateur se répète, du cyborg venu du futur aux créatures pacifiques et aquatiques d’Abyss, en passant par des Aliens menaçants ou les amours de Titanic, jusqu’à l’expérience d’Avatar, les sujets semblent toujours plutôt éloignés.

 

« Une révolution technologique »

Ce n’est pas le relief qui est en soit une révolution technologique, Cameron et son équipe ayant élaboré le procédé suite à son film documentaire IMAX «Aliens of the Deep», mais plutôt, dans le «photo réalisme» qui pousse le spectateur à ne plus voir la différence entre réalité et numérique. Les comédiens sont présents, ils vivent et interprètent leur rôle avec perfection, bien que tout ce qui les entoure n’existe pas (on peut même dire que rien n’existe à partir du moment où les Avatars entrent en jeu). À leurs yeux, comme pour les nôtres, Pandora est vrai, les Na’Vis existent et il est impossible de déceler le vrai du faux. Mais là où la technologie devient la plus invisible, c’est dans le fait que le film possède une âme, véhiculant de véritables émotions. Tout semble avoir été tourné dans un environnement réel. Si «Avatar» peut s’apparenter à une version S-F de Danse avec les loups, il parvient à restituer la même force émotionnelle tout en offrant un voyage inédit... surtout lorsque la nuit arrive et que la passion de James Cameron pour les fonds marins refait surface. Si Star Wars avait dépassé les limites de ce que l’on pouvait espérer d’une maquette, si Jurassic Park a montré que l’image de synthèse pouvait donner vie à une espèce disparue et cela de manière réaliste, Avatar pousse les limites encore plus loin et marquera son époque comme le film qui aura brisé la frontière entre imaginaire et réalité. Désormais, après Avatar, tout est possible! Seule l’imagination (et les dollars) sera un frein.

«Un film parfait ?»


Avatar est-il un film parfait ? S’il est facile de hocher la tête pour dire «oui», cela serait oublier que le film fournit quelques arguments à ses futurs détracteurs (car qui dit réussite, dit jalousie). Alors, oui, il y a quelques maladresses du côté des dialogues et quelques-uns peuvent faire sourire par leur côté très clinquant. Oui, bien que très mélodieuse, la musique orchestrale de James Horner pourra en énerver certains qui trouveront que ce dernier a ressorti sa partition de Titanic (on y retrouve quelques envolées musicales semblables) couplé à cela à un côté «roi lion» de Hans Zimmer. ET enfin, reste ce petit débat autour de la peau bleue des Na’Vis, qui au final ne me choque guère et correspond parfaitement au profil du réalisateur qui, depuis toujours, voue une passion pour la mer et ses profondeurs.

La conclusion de

Tous les 10 ans, un film arrive et défit l’imagination des spectateurs, pourtant à y regarder de près seules huit années séparent la révélation que fut le seigneur des anneaux de Jackson et aujourd’hui l’Avatar de James Cameron. Aussi spectaculaire qu’épique, aussi révolutionnaire que reposant sur de vieux fondements, Avatar secoue et laissera sa marque parmi les oeuvres qui auront fait avancer le cinéma.Qui plus est, « Avatar» est une expérience intense sur grand écran, qui méritera plusieurs visions pour apprécier toutes les richesses de Pandora.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réelle révolution technologique,
  • Une véritable leçon de mise en scène,
  • un univers riche, un voyage de 2h40,
  • un film marqué par la personnalité de son concepteur.

Que faut-il oublier ?

  • Quelques petites et légères maladresses sur des dialogues.

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