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Heavy Metal 2000 >

Critique du Film d'animation : Heavy Metal 2000

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 18 novembre 2011 à 16:30

La vengeance en string

Sur un satellite minier, un forage libère une étrange luminescence verte, prisonnière de la roche depuis des siècles. Alors qu'il s'approche du phénomène pour l'observer, Tyler, l'un des mineurs présent sur les lieux, est soudainement attaqué par cette mystérieuse lumière. Possédé par ce qui se trouve être une entité maléfique, le technicien voit son esprit et son corps se transformer pour devenir une sorte de super vilain à la force herculéenne. A la tête d'une bande de pirates de l'espace, Tyler écume alors la galaxie à la recherche de spécimens humains particuliers, sur lesquels il extrait une essence vitale utile à la fabrication d'un sérum d'immortalité. Sa quête va le mener sur la planète Eden, où est établie une colonie pacifique...

Réalisé plus de vingt ans après la sortie de Métal Hurlant, Heavy Metal 2000 se pose comme une séquelle de ce film culte rendant hommage à l'édition américaine du célèbre magazine consacré à la bande dessinée. Si la fabrication de cette co-production germano-canadienne fut assurée par les réalisateurs Michael Coldewey et Michel Lemire, l'initiative vint de deux autres personnes ; l'auteur de comic books Kevin Eastman, et sa femme, la scream queen Julie Strain, qui sont tous deux fans de l'oeuvre originelle. Pour ce qui est de la construction du métrage, contrairement au premier volet qui était composé de plusieurs histoires indépendantes (de qualité inégales, force est de l'avouer) reliées par un fil rouge (l'artefact Loch'Nar), Heavy Metal 2000 ne s'appuie que sur un unique récit, au scénario librement inspiré de Melting Pot, une nouvelle graphique de Kevin Eastman, Simon Bisley et Eric Talbot. En fait, s'il fallait impérativement établir un comparatif entre les deux oeuvres, on pourrait dire sans trop s'inscrire dans le faux que cette séquelle est une sorte de relecture du dernier sketch de Métal Hurlant. Vous me direz, cela tombe bien, la vengeance de Taarna étant probablement le meilleur segment du film de Gerald Potterton (c'est d'ailleurs celui-ci qui a fait entrer le film dans la légende, avec la fameuse séquence rotoscopée où la belle Taarna apparaît dans toute sa nudité avant de revêtir sa panoplie, très sexy, de guerrière). Et ce n'est donc pas un hasard si Julie ressemble comme deux gouttes d'eau à Taarna.

Son peuple exterminé, sa soeur kidnappée, Julie, ivre de vengeance, va donc se lancer à la poursuite de Tyler à travers une aventure s’appuyant sur un scénario qui, faute d'être très original, est assez bien construit. Cette traque mouvementée, riche en rencontres incroyables et en situations diverses, va s'achever sur la planète qui a vu la création de la Clé, le fameux artefact ayant donné naissance à la maléfique lueur verte. Sacré brin de jeune femme, Julie est la version modélisée de la sculpturale Julie Strain, superbe actrice de séries B et de films érotiques, ex-model de Penthouse, qui connut ses heures de gloire dans les années 90. En compagnie de sa soeur, qui incarne l'ingénue de service et que l'on aperçoit complètement nue en début de métrage, Julie assure donc le coté (très) sexy d'une l'histoire de science-fantasy très pulp qui use sans retenue d'éléments violents, érotiques, craspec et potaches. Le résultat est parfois très vulgaire (comme dans le premier film, d'ailleurs) mais souvent bien jouissif, avec notamment des séquences de combat explosives et sanglantes. A noter que le récit apparaît sur son final comme une sorte de relecture de Métal Hurlant, Julie rendossant le rôle de Taarna (on nous ressert d'ailleurs la même séquence de "reverse striptease") pour affronter une succession de situations qui ne diffèrent guère du film de 1981.

Techniquement, Heavy Metal 2000, qui bénéficie des dernières techniques de l'époque en matière d'images de synthèse, séduit par sa beauté visuelle. Même si la technique employée mêle dessin en 2D et conception 3D, la cohérence graphique est au rendez-vous, avec l'omniprésence de superbes décors (les plans larges sont vraiment magnifiques). Si quelques personnages laissent apparaissent des traits que l'on peut juger comme trop simplistes (les hommes-lézards, au look saurien un peu sommaire, on croirait voir un dessin animé TV des années 80!), la plupart sont réussis, et certains sont même impressionnants. Certains choix peuvent cependant surprendre, comme confier à un golem au look et au comportement ridicules le très grave rôle de Gardien. Par son aspect puéril, il désamorce presque le climax final, pourtant sacrément tendu. A coté de cela, force est aussi d'admettre que la qualité de l'animation n'est toujours au niveau du design. Certaines séquences manquent de fluidité et le mouvement de certains personnages ne semble pas toujours très naturel. Une perfectibilité qui empêche finalement l'oeuvre de se hisser au dessus du lot en matière de cinéma d'animation.

Enfin, l'esprit Heavy Metal, c'est aussi du gros son. Et dans le domaine, celle de Heavy Metal 2000 n'a rien à envier à son illustre ainé. La B.O. est en effet composé de nom de groupes prestigieux. Jugez-plutôt: System of a Down, Machine Head, Puya, Monster Magnet, Queen of the Stone Age, Billy Idol (qui interprete Odin l'aracacien dans la version originale), Bauhaus, Coal Chamber et Pantera! Un véritable régal pour tous les amateurs de musique metal et de rock'n'roll en général.

75

Mettre en forme une séquelle à un film culte comme Metal Hurlant paraissait être un sacré défi. Au final, devant ce spectacle qui rend un très sincère hommage à l'oeuvre originelle sans tomber dans le réchauffé, qui arrive à brillamment entretenir l'esprit Heavy Metal et qui nous offre une bande originale de grande qualité, on ne peut qu'être satisfait. Et ce n'est pas les quelques failles techniques (principalement dans le domaine de l'animation) décelables ici où là qui vont faire retomber l'enthousiasme de tous les amateurs de metal et de cinéma bien burné.

Critique de publiée le 18 novembre 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Un bel hommage à l’œuvre originelle
  • Une bonne qualité graphique
  • Une excellente BO
  • Un film d’animation bien burné

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation perfectible
  • Une vulgarité souvent gratuite

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