BIFFF 2015 : Notre avis sur The Ignorance of Blood, Turbo Kid, III et Ninja Eliminator 4

Publié il y a 1 an par Richard B.

BIFFF 2015 : Notre avis sur The Ignorance of Blood, Turbo Kid, III et Ninja Eliminator 4 : Compte-rendu du troisième jour du BIFFF

Compte-rendu du troisième jour du BIFFF

The Ignorance of Blood par Richard B.

Cette première journée de vendredi commence avec un polard ultra classique qui au départ nous entraine dans une enquête à peine digne d'un épisode de Julie Lescaut. L’inspecteur Javier Falcon, suite à un malheureux accident de voiture, va se mettre dans l'idée de faire tomber la mafia russe du coin. Il faut dire qu'ils ont trouvé avec le cadavre un paquet de billets verts et un disque dur fortement comprometant. Mais on ne s'attaque pas aux criminels sans parfois quelques conséquences, et quand cela tombe, ça peut faire mal ! Ne voilà donc pas que, Pablo, le fils de la copine est kidnappé et qu'une fille qui en sait un peu trop se fait couper la tête. Bilan : une demande de rançon (le gamin contre le fameux disque dur et 8 millions), non pas par une famille mafieuse, mais deux ! Alors question : Quel est celui qui possède réellement Pablo ?


Ce film de l'espagnol Manuel Gomez Pereira est une adaptation d'un des romans de Robert Wilson, mettant en scène le personnage Javier Falcon, un super flic armé d'une certaine morale et traquant les criminelles qui entourent la ville de Séville. Et franchement on espère que les romans sont un poil plus palpitants que le long-métrage que nous venons de voir. Certes l'image de Aitor Mantxola (le directeur de la photographie) est appliquée et permet à The Ignorance of Blood de dégager quelque chose de cinématographique, n'empêche que la mise en scène très plan-plan pépère du réalisateur nous rapproche plus d'un téléfilm de seconde zone (bon OK nous ne sommes pas non plus dans du Derrick) .


Après – à la décharge de Manuel Gomez Pereira –, on se demande vraiment si l'oeuvre de Wilson méritait un film, car l'histoire est assez brouillonne et qu'on passe d'une première heure qui se centralise avant toute chose à faire tomber la mafia russe à une seconde qui, va s'intéresser au fondamentalisme islamique et à une vieille connaissance qui navigue en eau trouble. Le problème c'est qu'on passe d'une histoire à l'autre (qui aura juste pour lien le kidnapping d'un gosse), en omettant tout un lot de séquences passées qui du coup n'ont servi strictement à rien en terme d'intrigue hormis prolonger celle-ci.


Le résultat n'est pas glorieux, et franchement on se demande pourquoi ce film a été sélectionné. L'approche thriller hautement traditionnel et l'aspect craspec réduit à peau de chagrin le fantastique (oh mon dieu il y a une femme nue dans le film et une tête coupée !) et en plus ça manque d'adrénaline. En fait, on n’a aucun argument pour y trouver un quelconque intérêt.


III


L'avis de richard B. sur III


Deux soeurs, Ayria et Mirra, habitent un petit village paumé souffrant d'une maladie inconnue qui décime les habitants. Tout d'abord, c'est leur père qui succombe, et maintenant c'est le tour de la pauvre Mirra qui commence à montrer quelques mauvais signes de santé. Et si la trouille d’une épidémie contagieuse pousse les autorités à emprisonner les habitants, Ayia arrive à emmener discrètement sa soeur chez le prêtre du coin qui en plus d'accepter de prêter son aide possède quelques notions de chamanisme qui pourraient peut-être bien sauver la soeurette. L'affaire est simple: Ayria doit pénétrer l’esprit malade de sa sœur, voyager dans ses cauchemars jusqu'à trouver le mal antérieur qui œuvre à vouloir détruire la pauvre Mirra.


Entre The Cell et Silent hill, Pavel Khvaleev signe un film possédant une atmosphère intrigante et un aspect visuel recherché. Quelques séquences se dévoilent donc réellement brillantes et fascinent de pas leur approche autant graphique que sonore. Mais voilà, passé le moment de cet attrait indéniable l'histoire qui nous est contée par Aleksandra Khvaleeva, Oleg Mustafin et Evgeniya Mustafina apparait assez confuses, non, complètement incompréhensible. Avouons-le, nous sommes passé à côté de ce que voulait vraiment nous raconter les scénaristes (après nous sommes peut-être trop bête hein ?) et de se fait nous sommes toujours resté hermétique à la moindre émotion (excepté graphique).


Il n'est donc pas évident d'aborder un avis sur III, qui d'une certaine manière nous reste inconnu, nous avons vu le film, nous pouvons vous dire qu'il s'agit d'une fille qui veut sauver sa soeur, et que le prête qui soi-disant veut l'aider n'a rien de vraiment très catholique, nous pouvons faire quelques suppositions qui nous semblent au final guères pertinentes même pour nous, mais quels en sont les métaphores? Qu'est-ce que nous raconte bien la fin ? Quel est le but de ce voyage ? Nous sommes bien incapables de vous le dire. Nous avons vu III, nous l'avons bien entendu (la musique est assez omniprésente), nous avons contemplé de jolies images qui font office de démo technique, même plus, mais l'âme de Mirra ne c'est pas ouvert à nous !


Cependant dire que III n'est pas interessant serait mentir, il se dégage réellement quelque chose de cette production Germanique/Russe, ça reste une belle curiosité,  sa présence en festival est largement justifié pour le coup, même si le gros du public, dans sa finalité, devrait aussi trouver ce film quelque peu soporifique.


Turbo kid


Turbo Kid : l'avis de David Q.


Avant de vous parler du film Turbo Kid qui a été diffusé vendredi à 22h30 au BIFFF, voici quelques mots sur le projet et la présentation d'avant-film qui a eu lieu. Turbo Kid est le premier projet de Frontières. L'association de producteurs canadiens et européens a permis de monter le film qui était en phase de développement dans la tête de ses concepteurs. L'équipe du film présente sur le podium a répondu à quelques questions sur les origines du projet et nous a gratifié de deux chansons, passage obligatoire pour toute personne au BIFFF : Le générique de Goldorak et celui des Mystérieuses Cités d'or. Cette mise dans l'ambiance de la salle nous a plongés en un instant dans les années 80 et ça tombait bien puisque Turbo Kid part de cette époque de référence.


Lire la critique complète de Turbo Kid


En tout cas, si ce dernier sort un jour en France et que vous souhaitez passer un très bon moment de nostalgie devant un film qui dépote, n'oubliez pas ce titre : Turbo Kid.


Ninja Eliminator 4


Avant Turbo Kid, nous avons eu la chance de voir le court métrage Ninja Eliminator 4 qui est une sorte de bande annonce géante parodique des films de ninjas. Des français ont adoré le principe et ont demandé aux créateurs d'origine de pouvoir réaliser le N°4 et ils ont acceptés. Résultat des courses, ça donne un court-métrage complètement déjanté.


 


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Diaporama d'images : III

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