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Critique du Film : L'effet papillon - Director's cut
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Critique du Film : L'effet papillon - Director's cut

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 10 mars 2011 à 2258

Un poil plus sombre que la version cinéma...

On connait essentiellement le duo de scénaristes Eric Bress et J. Mackye Gruber pour deux choses : la série Kyle XY et les scripts des Destination Finale 2 (le meilleur) et Destination Finale 4 (le pire) ; autant dire que les oeuvres sur lesquelles ils ont travaillé n'auront marqué ni le monde de la télévision, ni celui du cinéma. Alors lorsqu'en 2004 ils sont passés derrière la caméra pour mettre en scène leur premier long-métrage, avec, en plus, Ashton Kutcher dans le rôle principal, on ricanait d'avance devant ce qui s'annonçait être un bon gros navet ; et pourtant, n'en déplaise à toutes les mauvaises langues, le résultat s'avéra surprenant. En effet, rien, dans leurs précédentes créations, ne permettait de détecter un tel niveau de maturité chez ces deux scénaristes habitués aux productions pour teenagers. Car au final, L'effet papillon bénéfice d'un scénario ambitieux au niveau de son histoire, traitant de plus d'un certain nombre de sujets graves (la pédophilie, la violence chez les enfants, ...).

A la base, L'effet Papillon ne prend pas le postulat de départ le plus simple qui soit : le voyage dans le temps. Ainsi, nombre de scénaristes et de réalisateurs se sont déjà cassé les dents, parfois lamentablement, sur ce sujet délicat qui amène vite à des incohérences dans l'histoire racontée. Ici, si l'origine du pouvoir possédé par le personnage principal n'est jamais expliqué (tant mieux, une explication aurait forcément été lacunaire), Bress et Gruber ont décidé de se focaliser sur les conséquences en découlant. Ce fameux effet papillon, qui peut apporter la pluie à la place du beau temps, et qui, ici, marque les conséquences des divers allers et retours du héros, où comment changer le passé n'amène pas au futur que l'on souhaiterait avoir. Si le script n'évite pas les incohérences diverses, et que l'on pourra assez aisément trouver à redire sur la solidité de l'ensemble, le tout se tient malgré tout suffisamment pour que ces faiblesses narratives ne plombent pas le film.

 

 

On suit donc avec un certain plaisir l'histoire racontée, riche dans ses tenants et aboutissants, et qui sait souvent s'avérer surprenante pour le spectateur (notamment dans sa faculter à faire passer le film d'un genre à l'autre). Le principal défaut de l'ensemble pourrait se situer dans son aspect presque trop généreux. Ainsi, à un moment donné dans le déroulé du film, on sait pertinemment que les retours du personnages principals ne vont finalement faire qu'engendrer des présents imparfaits ; en retirant un ou deux sauts, le film aurait clairement gagné en rythme. L'impression est d'autant plus renforcée que certains passages inutiles sont exagérement longs (la séquence de la prison) quand d'autres, pourtant très attendus, sont trop vite expédiés (le face à face avec le père). La version director's cut n'apporte de ce point de vue aucune amélioration, reprenant à l'identique le déroulement de la version cinéma, avec ses forces et ses faiblesses.

Le tout est de tout façon très bien mis en valeur par l'excellent casting dont bénéficie le film. Admettons le, on ne misait à l'époque pas une cacahuète sur l'éventuel talent d'acteur d'Ashton Kutcher (ici producteur exécutif du film), évadé de son rôle de gentil niais de That 70's show pour toujours aller jouer le même genre de personnage sur grand écran ; dans L'effet Papillon, ce dernier livre pourtant une interprétation bluffante et mature, réussissant à acquérir en un seul long-métrage ses galons d'acteurs. Dommage que, par la suite, Kutcher ne se soit plus cantonné qu'à son habituel rôle de gentil niais dans des comédies peu recommandables. A ses côtés Amy Smart s'avère tout aussi surprenante dans sa palette d'interprétation, aussi à l'aise en pouf hautaine qu'en junkie dépressive. Le reste du casting est composé de vétéran de la série B que l'on apprécie, du toujours génial Eric Stoltz à Ethan Suplee en passant par Callum Keith Rennie et Kevin Durand.

 

 

Derrière la caméra, Eric Bress et J. Mackye Gruber livrent une réalisation appliquée plutôt efficace sur nombre de points. Si l'on ne perce pas chez eux le moindre génie au regard de ce premier film, on ressent malgré tout une réelle sincérité et un amour du genre qui font assez vite oublier les quelques faiblesses dont souffre L'effet Papillon. Au rang de ces dernières, on pourra notamment noter un certain nombre de longueurs, totalement liées à la structure du scénario ; probablement par manque d'expérience (ou peut-être simplement parce qu'ils croyaient en ce qu'ils racontaient), les deux réalisateurs n'ont pas su palier à ces lacunes, qui, de fait, font souffrir le film d'un certain nombre de chutes de rythme. Techniquement, sans être transcendant, le film s'avère être qualitatif : la photographie sait habilement s'adapter aux ambiances différentes dans lesquelles s'inscrit le film, et les effets spéciaux, s'ils restent très sobres, n'en demeurent pas moins réussis.

En fait, le seul apport de la director's cut est la modification du final du film par rapport à celui de la version cinéma. Si la fin ici proposée s'avère être nettement plus sombre, elle ne palie cependant pas au principal défaut de l'épilogue, à savoir ce déroulement très simpliste qui veut que sans le héros, l'ensemble des autres protagonistes aient une vie aussi heureuse que radicalement différente. On demeure ainsi très sceptique quant au destin de divers personnages, notamment celui de la mère qui, après avoir subit plusieurs traumatismes que l'on imagine atroces, va tout de même trouver un bonheur qu'elle n'avait jamais eu. En réalité, le seul apport intéressant de cette fin alternative se trouve dans l'unique autre scène insérée, laquelle sous-entend que d'autres futurs parallèles ont déjà existé et ont été prématurément effacés ; cette séquence apporte ainsi à L'effet papillon une petite profondeur que n'avait pas la version cinéma. Ceci dit, sur le principe, les deux fins restent peu ou prou identiques.

La conclusion de

Basé sur un concept casse-gueule, L'effet Papillon s'avère au final être une excellente petite surprise. Pour leur premier long-métrage derrière la caméra, Eric Bress et J. Mackye Gruber livrent une oeuvre convaincante, certes perfectible sur un certain nombre de points, mais suffisamment ambitieuse pour malgré tout emporter l'adhésion. La version director's cut, quant à elle, ne modifie pas fondamentalement le déroulé du film, ne faisant finalement que proposer une fin nettement plus dark (et un brin plus riche), mais qui ne parvient cependant pas à palier aux défauts présents dans l'épilogue "cinéma".

Que faut-il en retenir ?

  • Principe de base bien construit,
  • Scénario riche,
  • Excellente qualité d'interprétation,
  • Réalisation sans génie, mais appliquée,
  • Techniquement très acceptable.

Que faut-il oublier ?

  • Un script perfectible,
  • Des problèmes de rythme,
  • Un certain nombre d'incohérences.

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