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Critique du Film : Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse
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Critique du Film : Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse

Avis critique rédigé par Jonathan C. le samedi 11 février 2012 à 1859

Voyage, voyage (air connu)

affiche The Journey 2

Sorti en 2008, Voyage au centre de la Terre - 3D réussissait l’exploit de violer Jules Verne, de violer le formidable film d’Henry Levin et de violer nos rétines, tout en restant regardable voire même plaisant. Mais il avait la particularité, son seul intérêt, d’être le tout premier film tourné en 3D (avant Avatar), via la technologie Fusion System créée par la team de James Cameron. Encore très imparfaite, la 3D conférait à ce film creux des airs d’attraction foraine (on se croirait à la Géode mais en moins bien) et offrait au spectateur la possibilité de se faire cracher dessus (littéralement, par l’un des personnages) en relief, détail qui en dit assez long sur les ambitions du projet. Le film ayant engrangé plus de 240 millions de dollars (et plus d'un million d’entrées en France, tout de même) pour un budget de 60, il est logique d’en voir la suite (certes tardive) 4 ans plus tard, réalisée par le canadien Brad Peyton (déjà réalisateur d'une suite, Comme chiens et chats - La Revanche de Kitty Galore). S’il n’était pas difficile de faire mieux que le premier, Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse réussit tout de même à surprendre.

Comme son titre peut à moitié l’indiquer, Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse a la bonne idée de s’inspirer, et non de l’adapter, d’un autre grand roman de Jules Verne. Vous l’aurez deviné, il s’agit de L’île Mystérieuse, qui a déjà donné naissance à quelques films, comme « l’adaptation officielle » L'île Mystérieuse de Cy Endfield en 1961 (avec son célèbre crabe géant), L'île mystérieuse de 1929 réalisé par Lucien Hubbard et avec Lionel Barrymore, sans oublier l’adaptation télévisuelle des années 70 avec Omar Sharif en Capitaine Nemo ou quelques autres films fortement influencés par le roman de Jules Verne, de Nadia : le secret de l'eau bleue au décalé Le Monde (presque) perdu avec Will Ferrell. Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse reprend l’un des rares bons points du premier film, à savoir le coté réflexion + exploration.

Josh Hutcherson

En s’ouvrant façon Rod Serling dans Twilight Zone sur l’évocation à demi-mot d’une probabilité que les récits fantastiques imaginés par Jules Verne ne soit pas de la science-fiction, le film de Brad Peyton lance un postulat aussi improbable qu’excitant et bien trouvé : et si les îles décrites dans L'île Mystérieuse de Verne, L'île au trésor de Robert Louis Stevenson et Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift ne formaient en réalité qu’une seule et même île, bel et bien réelle ? En recoupant les cartes des trois livres à partir d’un vieux message de détresse codé en morse, l’adolescent Sean Anderson (Josh Hutcherson), toujours pas remis de sa première aventure au centre de la Terre (car il s’agit aussi bien du même personnage que du même acteur, avec 4 ans de plus), découvre ainsi la localisation de L'île Mystérieuse de Jules Verne (car oui, « L’île existe » !), sur laquelle son grand-père porté disparu pourrait bien s'être installé. Mais son papa était décédé (une façon aussi radicale qu’honnête de justifier l’absence de Brendan Fraser dans cette suite), Sean va devoir faire le voyage avec son beau-père (Dwayne Johnson alias The Rock), un ancien militaire très terre-à-terre (tout l’inverse de Sean) mais au grand cœur et plein de surprises, ce que ne sait pas encore Sean. En effet, les relations entre eux sont plutôt froides, mais on se doute bien que l’aventure va les lier comme père et fils. Bref, nos deux héros partent en exploration dans le Pacifique Sud, embarquant avec eux un pilote d’hélicoptère inconscient (Luis Guzmán) et sa fille (Vanessa Hudgens) qui ferait même craquer un marsouin homosexuel et de laquelle notre jeune héros va bien entendu tomber amoureux, et on le comprend. L’équipe débarque donc sur cette île fantastique, découvrant l’univers décrit par Jules Verne, qui était décidément un visionnaire sur toute la ligne. Ils retrouvent là-bas le grand-père Anderson (Michael Caine), un authentique vernien devenu une sorte de Robinson Crusoë du coin. Mais le paradis menace de se transformer en cauchemar : à cause des plaques tectoniques, l’île est en effet en train de couler, et il va falloir trouver rapidement une solution pour la quitter avant d'être submergé avec elle (tiens, c’est exactement le même pitch que Voyage au centre de la Terre - 3D, en fait). Et cette solution, c’est le Nautilus du Capitaine Nemo.

Josh Hutcherson et Dwayne Johnson

Josh Hutcherson et Dwayne Johnson

Il y a donc quelques agréables surprises dans cette relecture fantaisiste de l’œuvre de Jules Verne, qui reprend par-ci par-là des éléments de ses romans (on retrouve un lézard géant tout droit sorti du Voyage au centre de la Terre, ainsi que des renvois à 20 000 lieues sous les mers, dont L’île Mystérieuse est plus ou moins une suite) sans avoir la prétention d’être une adaptation fidèle. D’ailleurs Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse fait également référence au Robinson Crusoë de Daniel Defoe, à L'île au trésor ou aux Voyages de Gulliver. L’un des scénaristes explique qu’il « s’agissait pour moi de rendre hommage à mon grand-père et à certains des livres que j’adorais étant enfant ». Que les puristes de Jules Verne se calment, car il n’est pas question ici d’adapter littéralement L'île Mystérieuse. Non, Jules Verne est ici un argument et une source d’inspiration totalement assumée puisque faisant partie intégrante de l’histoire : ses romans (en particulier L'île Mystérieuse et 20 000 lieues sous les mers) servent de fil conducteur au récit, et il est d’ailleurs aussi amusant que touchant de voir comment l’auteur légendaire est traité dans ce film : il est, pour nos héros piégés dans ce paradis tropical, une sorte de guide, un modèle, un explorateur qui avait raison sur tout. Les personnages se réfèrent d’ailleurs régulièrement à son roman (qui fait office de mode d’emploi et de Guide du routard) afin d’apprendre des choses, d'éviter les ennuis ou de se sortir d’une situation impossible. Il n’y avait pas ce rapport à l’auteur et à son œuvre dans le premier Voyage au centre de la Terre - 3D, ce qui le rendait bien fade et impersonnel. En donnant raison à Jules Verne, le réalisateur Brad Peyton donne naïvement mais sincèrement raison au fantastique, à l’imagination, à la fantaisie : « Verne croyait que le fantastique pouvait survenir dans le monde dans lequel nous vivons, ce monde qui peut être bien plus vaste et riche qu’on ne l’imagine, et nous avons choisis la même approche ». Le jeune héros campé par Josh Hutcherson est à ranger parmi ces enfants rêveurs qui se réfugient dans leur imagination pour fuir un morne quotidien (ils se sentent abandonnés car il leur manque un père ou une mère)  et qui se retrouvent, par magie ou par hasard, plongés dans une véritable aventure fantastique dont ils deviennent les explorateurs-enquêteurs, comme dans les productions pop-corn des années 80 (Amblin & Cie) ou, plus récemment, Le royaume interdit, Le Secret de Terabithia et Super 8, ou dans un autre genre le génial Last Action Hero.

Vanessa Hudgens & Cie

L’imagination de Jules Verne est portée à l’écran avec autant de liberté que de respect. Ses belles idées sont exploitées avec une certaine poésie, par exemple la proportion inversée des animaux sur L'île Mystérieuse, basée sur la Règle de Foster, une authentique théorie de biogéographie ; dans un environnement totalement isolé comme cette île, les petits animaux sont devenus très gros, et les plus gros sont miniaturisés, ce pourquoi on croise des éléphants de la taille d’un chien ou des mini-requins, mais aussi des abeilles géantes, des oiseaux qui peuvent gober un humain tel un ver, des araignées immenses ou encore une anguille gigantesque qui sont autant d’obstacles que d’alliés (l’anguille fait même un peu des deux malgré elle). Pas de dinosaures ici, mais des animaux disproportionnés. Le scénario propose de bonnes idées pour ne pas adapter littéralement le roman sans en renier le contenu, par exemple la découverte des restes du Capitaine Nemo (qui, en 2012, ne pouvait évidemment pas être vivant, encore que sa présence dans L'île Mystérieuse est chronologiquement impossible par rapport à 20 000 lieues sous les mers) puis la quête de son vaisseau légendaire (et l’astuce électrique pour le faire redémarrer). Le réalisateur intègre plutôt bien les quelques touches de modernisation dans l’aventure, envoyant par exemple du Bob Marley (l’utilisation du morceau Stir it up est amusante) ou utilisant l’Iphone pour photographier une carte (on se demande tout de même pourquoi le héros ne mitraille pas tout avec l’appareil photo de son Iphone, et comment ce dernier a résisté à l’eau), mais quelques gags lourdingues viennent parsemer l’aventure, surtout par le biais du personnage poussif de Luis Guzmán. Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse rassemble donc les idées de Jules Verne et en crée de nouvelles ; il en ressort un univers coloré (même en 3D), exotique, fouillé (la cabane du grand-père est un petit bonheur), plein de paysages idylliques et de créatures fantaisistes (de par leur taille) dont le récit exploite les possibilités, ce qui amène par exemple une course-poursuite à travers la jungle entre nos héros chevauchant des abeilles et des piafs tout aussi géants qui veulent leur quatre heure, ou encore une autre course-poursuite avec les héros coursés par un lézard géant, dans une séquence qui adapte littéralement l’expression « marcher sur des œufs ». Le film n’est pas bourré d’action malgré les promesses de Michael Caine (« Je dois vous prévenir : cette île regorge de jungles denses et de créatures terrifiantes »), il y a même des moments de glandouille hors-sujet ou les héros semblent se croire au camping (un peu comme dans Le Monde (presque) perdu avec Will Ferrell) malgré l’urgence de la situation, quand The Rock ne se prend pas pour Pascal le grand-frère. Mais comme dans le premier film, qui proposait quelques péripéties très divertissantes (le voyage sur le radeau, la course-poursuite avec le T-Rex, la course en chariot façon Indiana Jones et le Temple Maudit), les scènes d’action-aventures sont ici suffisamment longues et palpitantes (le vol dans l’œil du Cyclone, le lézard géant, les abeilles géantes, l’anguille électrique puis la fuite en Nautilus), et les interludes suffisamment « cools » et attachants, pour instaurer un bon rythme de croisière et rendre l’exploration captivante, sur la musique emballante d’Andrew Lockington, déjà au poste sur le premier Voyage au centre de la Terre - 3D mais aussi sur La Cité de l'ombre et Skinwalkers.

le lézard géant

Avec son budget confortable mais pas faramineux de 79 millions de dollars, le minimum syndical pour faire du Jules Verne de nos jours, Voyage au centre de la Terre 2 offre un univers charmant aux décors variés (un volcan y côtoie une montagne d’or ou un champ d’œufs géants) et aux effets spéciaux irréprochables (mention au lézard géant, à l’anguille électrique et aux éléphants miniatures), sans jamais verser dans la surenchère numérique. Les contrées lointaines et inconnues de chez Jules Verne y prennent vie, joliment éclairées par le chef opérateur de la nouvelle trilogie Star Wars mais aussi de La Ligne Verte, Les aventures du jeune Indiana Jones, Vertical Limit, Meurs un autre jour et Les Ailes de l’enfer. Le premier Voyage au centre de la Terre - 3D était un terrain d’expérimentation pour la 3D, alors rudimentaire. Quatre ans plus tard, la suite fait de nouveau appel au Cameron Pace Group et exploite une 3D bien plus aboutie. Ce n’est donc, comme pour le premier film (mais en mieux), pas une simple conversion. Moins bêtement attractive que sur Voyage au centre de la Terre - 3D, si ce n’est lors de quelques ralentis tapageurs (par exemple le saut dans la piscine au début, ou le ralenti ringard sur Vanessa Hudgens qui tombe de l'abeille géante), la 3D est ici particulièrement importante dans la profondeur spatiale (on ressent les distances, le vide, les proportions et disproportions, ce qui était essentiel dans cet univers démesuré) et permet alors une immersion encore plus agréable dans ce monde surréaliste qui emmène le spectateur dans la jungle, sous la terre, dans les airs et sous l’eau à travers diverses poursuites. En témoignent ses propos (« Je voulais une vraie jungle, pas une jungle numérique »), le réalisateur Brad Peyton a la bonne idée de privilégier les décors réels et une certaine forme de fabrication artisanale aux fonds verts, devenus aujourd’hui une solution de facilité. Une bonne partie des décors sont en effet construits sur place en pleine nature, et l’équipe utilise même quelques très belles mattes painting (une technique devenue rare à Hollywood). Ainsi le film est, à quelques rares séquences près (le crash de l’hélico, la cabane du grand-père, certains plans sous-marins), entièrement tourné en décors naturels (les acteurs « mettent un peu les mains dans le cambouis », rajoute Peyton), à Hawaii (ou Dwayne Johnson avait passé une partie de son enfance), sur une île qui offrait une variété de décors digne de la Nouvelle-Zélande, par exemple le Canyon de Waima (qu’on peut voir aussi dans La Taverne de l'Irlandais de John Ford), le Ranch Kualoa (ou ont également eu lieu les tournages de Jurassic Park, Les Larmes du soleil, le Godzilla de Roland Emmerich ou encore le Windtalkers de John Woo) ou la Halona Beach Cove (célèbre depuis que Burt Lancaster et Deborah Kerr s’y lovent dans Tant qu’il y aura des hommes). Contrairement au premier opus, dont les décors intérieurs en studio devenaient rébarbatifs malgré quelques beaux extérieurs en Islande, ça ne sent pas le fond vert à des kilomètres, et il y a même un clin d’œil à Ray Harryhausen dans le générique de fin (cf. le lézard géant qui se déplace en stop motion). Il y a par ailleurs dans Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse un sens du détail (des cendres d’or à la sueur sur les vêtements des personnages en passant par les lucioles dans les bocaux en guise de lampes) que n’ont pas nombre de blockbusters actuels et qu’il y avait dans ceux, désinvoltes et tout en clins d’œil, des années 80.

The Journey 2

The Journey 2

Mais Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse s’apprécie aussi pour ses petits plaisirs coupables de casting. Le sympathique et charismatique Dwayne "The Rock" Johnson (qui revient à la comédie familiale après les productions Disney Fée malgré lui et La Montagne ensorcelée) est toujours aussi doué pour la comédie, car il a un visage très expressif, beaucoup d’autodérision (cf. son rôle de bodyguard gay fan d’American Girls dans Be Cool, son jeu de sourcils y était très drôle) et un physique massif qui en fait un personnage cartoonesque idéal, mais l’armoire à glace peut aussi témoigner d’une étonnante sensibilité, par exemple avec ses belles performances dramatiques dans Southland Tales, Redemption ou Faster. A la fois comique, sensible et action-man dans Voyage au centre de la Terre 2 (Brad Peyton a voulu avoir « le Dwayne Johnson dans toute sa splendeur »), il campe ainsi un personnage attachant, voire même touchant de maladresse avec son beau-fils. Egalement coproducteur, Johnson s’éclate franchement dans Voyage au centre de la Terre 2 : voir The Rock chanter à sa façon What a Wonderful World en jouant de l’ukulélé (le pire, c’est qu’il le chante très bien !), envoyer un bourre-pif dans la face d’un lézard géant (son personnage de gros dur est terrifié par les lézards) ou faire rebondir ses « pecs » pour séduire les femmes (un running gag absurde), ça mérite le détour ! Le catcheur fait un héros plus physique mais tout aussi cool que Brendan Fraser dans le premier volet.

The Rock et un mini-éléphant

Il y a aussi de quoi jubiler de voir Dwayne Johnson et Michael Caine se chamailler sans cesse, se jauger constamment et se lancer des piques (« Captain Igloo »), ou de voir Luis Guzmán en mode sidekick bien lourd (qui se fait chier dessus par un oiseau géant, évidemment), gesticulant et grimaçant en forçant sur l’accent latino et semble-t-il en improvisant quelques numéros. Cabotin comme jamais en vieil explorateur fantasque, Michael Caine (qui avait incarné le Capitaine Nemo en 1997 dans le téléfilm 20 000 lieues sous les mers de Rod Hardy) pète la forme à 79 ans et s’amuse lui aussi comme un gosse dans une coure de récréation ; à l'image de bien d’autres acteurs légendaires avant lui, Caine se met tardivement au divertissement familial pour que ses petits enfants « n’aient pas à attendre 18 ans pour pouvoir me voir dans un film », bien que ces derniers l’ont probablement déjà vu dans Miss Detective ou Noël chez les muppets, et entendu dans Cars 2 et Gnoméo et Juliette. Moins à tarter que dans le premier film mais un peu quand même, Josh Hutcherson est un habitué du genre (il était aussi le héros de Zathura : une aventure spatiale et du Secret de Terabithia) mais on préfère quand même le voir flinguer son image dans l’hallucinant Detention de Joseph Kahn. Et puis il y a Vanessa Hudgens (des High School Musical et de Sucker Punch, sans oublier l’infâme Sortilège), qui risque bien d’affoler le public masculin de plus de 12 ans avec son débardeur moulant trempé de sueur ruisselant entre ses jolis seins (oui oui, ils ont pensé à mettre de la sueur ici, à croire qu’ils sont aussi pervers que moi) et laissant apparaitre un décolleté vertigineux, sans même parler de son mini-short porté bas. Chez Disney, qui sont du genre à rapetisser numériquement la forte poitrine de Lindsay Lohan dans La Coccinelle revient, tout ça n'aurait pas été possible. Le réalisateur ne manquera d’ailleurs pas d’immortaliser (et en 3D s’il vous plait) la tenue sexy et les formes avantageuses de l’actrice, formes auxquelles certains plans semblent totalement dédiés (jetez un coup d’œil dans la galerie photos). La conclusion de cette digression lubrique, c'est que Vanessa Hudgens aurait fait une bonne Lara Croft. Mais revenons au casting. Puisqu’il n’y a que 6 acteurs dans tout le film en comptant la mère incarnée par Kristin Davis (Charlotte dans Sex and the city) au début et à la fin, Brad Peyton peut développer simplement et tranquillement une complicité de groupe qui renforce les liens (entre eux mais aussi avec le spectateur), d’autant plus qu’il n’y a pas un seul méchant ici.

Luis Guzman et Vanessa Hudgens

Malgré le déballage d’effets spéciaux dans des décors naturels extravagants, le tout en 3D, il y a là une volonté de faire une comédie d’aventure à l’ancienne, un vrai film d’enfance sincère et généreux comme ceux qui ont traversé les années 80  (« C’est le film qu’enfant j’ai toujours rêvé de voir au cinéma, et qui en plus peut être apprécié en famille », confie le cinéaste). Brad Peyton trousse donc avec un savoir-faire plus consciencieux qu’inspiré (mais déjà plus qu’Eric Brevig sur le premier film) un spectacle familial très agréable et trépidant devant lequel il serait difficile de s’ennuyer (il y a de nombreux rebondissements et ça va vite, en dépit de toute vraisemblance), même pendant une exposition efficace (la petite enquête-express menée par le héros et son beau-père est assez jubilatoire), avant que les explorateurs en herbe ne partent à l’aventure. La famille en ressort comme souvent grandie, l’aventure créant ici une nouvelle famille composée d’individus qui en manquait (de famille). La figure paternelle est particulièrement importante ici, représentée par trois générations. Chacun apprend de l’autre, il y a une morale positive (il faut apprécier les autres pour ce qu’ils sont) et le récit initiatique évoque les transmissions de valeurs et la passion du voyage. Le tout est très inoffensif (pas un seul bad guy, pas un seul mort à l’écran), mais ça ne veut pas dire qu’on ne s’y amuse pas, au contraire. Allez hop, cadeau :

Vanessa Hudgens on the beach

Vanessa

Vanessa on the beach

La conclusion de

Brad Peyton, qui avait déjà fait un boulot honnête sur le fun et déjà en 3D Comme chiens et chats - La Revanche de Kitty Galore, manie de nouveau efficacement le dosage humour/action/bons sentiments/effets spéciaux, et fait de cette adaptation aussi libre qu’amusante des écrits de Jules Verne une vraie comédie à effets spéciaux (très réussis) dans la lignée des productions pop-corn des années 80. Bien plus charmant et moins fade que le poussif premier film, Voyage au centre de la Terre 2 : l'île mystérieuse est une aventure à la fois fraiche et old school, inoffensive mais trépidante, pleine de surprises, de décors exotiques, d’animaux géants ou miniatures exploités dans des situations improbables (le lézard, les abeilles, l’anguille…). Brad Peyton préfère le travail d'artisan sur le terrain au fond vert en studio, et ça se sent. Et pour Michael Caine en grand gamin immature, pour Dwayne Johnson qui chante What a Wonderful World en jouant de l’ukulélé, pour le popotin et le décolleté de Vanessa Hudgens en 3D et pour Luis Guzmán en parodie de sidekick latino lourdingue, il faut voir ce bon divertissement familial sans prétentions mais plein de bonnes intentions. Jolie surprise.

Que faut-il en retenir ?

  • Les décors naturels et les effets spéciaux
  • Le charme old school
  • Le rapport à Jules Verne, honnête et bien senti
  • La distribution hétéroclite et sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Quelques gags lourds (Luis Guzman)
  • Très gentillet

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