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Critique du roman : Kenobi [2015], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 5 juillet 2019 à 09h00

Le Bon, la Brute et le Jedi

Univers Légendes.

Ce qu'on apprécie vraiment dans tout produit dérivé/univers étendu d'une licence est, au-delà de raconter de nouvelles histoires dans un univers connu, de combler les trous. Pour ce qui concerne la licence Star Wars prés-Disney, le plus vaste espace à combler se situait entre La Revanche des Sith et Un Nouvel Espoir. Et un roman va tenter de combler ce trou en ce qui concerne un des personnages les plus importants des deux premières trilogie créées par George Lucas : Obi-Wan Kenobi.

Avant le roman, il y avait surtout un projet de comics centré sur la vie de Kenobi sur la planète désertique de Tatooine où il devait commencer sa mission de veiller sur le jeune Luke Skywalker en ermite. L'auteur John Jackson Miller, bien connu des fans pour avoir travaillé sur les séries Chevaliers de l'Ancienne République, Chevalier Errant ou La Genèse des Jedi, développe une histoire qui va prendre de telle proportion qu'un roman est finalement envisagé. Une double ambition pour Miller qui doit d'abord rendre crédible cette histoire mettant en scène Kenobi de manière à être en accord avec sa mission imposant la plus grande discrétion. Son autre défi est, de son propre aveu, réussir à écrire un western dans l'univers de Star Wars. Une proposition somme toute logique tant la planète Tatooine était le parfait exemple pour démontrer l'influence avérée de ce genre cinématographique sur la création de cette saga mythique.

Le livre démarre peu de temps après les événements de La Revanche des Sith alors que Obi-Wan Kenobi a confié Luke Skywalker aux époux Lars. Obi-Wan doit ainsi s'installer et s'aventurer vers un lieu central pour les fermiers de la région afin de s'approvisionner : l'Oasis. C'est ici qu'il va faire la connaissance de la propriétaire du restaurant/magsin du coin, la veuve Annileen Calwell et du propriétaire Orrin Gault qui possède un grand ranch tout en dirigeant la milice locale luttant contre les raids des Tuskens. En effet, ce peuple lutte contre l'invasion de leurs terres par ces colons qui les déciment depuis plusieurs décennies en étant menés par le téméraire A'Yark que les fermiers appelant Oeil-Broché. Pour lutter contre cette menace, Orrin a mis au point une cotisation entre fermiers pour installer un système d'alarme, le tocsin des colons, permettant à la milice de défendre n'importe qui. Le commerce d'Annileen sert ainsi de point central pour organiser cette opération. Obi-Wan va se retrouver, bien malgré lui, au centre de l'attention des familles d'Orin et d'Annileen mais d'aussi de toute l'Oasis ce qui lui vaudra de participer à ce conflit. Sans oublier que tous les personnages semble cacher de lourds secrets, Kenobi y compris...

Évacuons le premier gros problème d'un roman qui mérite pourtant d'être lu : Kenobi n'est pas vraiment le personnage central du récit. Il reste quand même extrêmement important mais le personnage principal de l'histoire reste la planète Tatooine et d'autres personnages auront la même importance que le héros. On comprend néanmoins la nécessité pour le marketting de mettre le personnage du film en avant... Cela n'empêche pas le roman d'être très intéressant tant il mélange avec réussite les archétypes du western et la mythologie Star Wars. Kenobi offre une véritable plongée sur Tatooine qui devient l'Ouest sauvage sans que l'influence western ne prenne trop le pas sur l'univers de Star Wars. Les étendues désertiques sont là, les colons représentent les cow-boys et fermiers, on a la figure du gros propriétaire faisant sa propre loi (Orrin), la veuve courageuse et déterminée (Annileen), les indiens vus comme des sauvages (les Tuskens) derrière leur chef impitoyable (A'Yark), les hors-la-loi (les sbires de Jabba) ou encore le bisons (les banthas) et bien sûr l'étranger énigmatique aux allures de justicier : Kenobi.

Tout cela donner un saveur particulière au roman qui lui permet d'être vraiment original parmi la montagne de récits proposée par l'Univers étendu. On lit avec plaisir cette plongée dans le monde éloigné de Tatooine en découvrant quotidien difficile des colons, à ce que Luke a du être confronté en tant qu’adolescent puisque les enfants d'Annileen et d'Orrin sont bien mis en scène. On comprend enfin ce que signifie être fermier de vaporateurs d'humidité et on s'immerge dans la culture des Tuskens. John Jackson Miller a aussi eu la riche idée de bien utiliser les récits de l'UE se déroulant sur Tatooine dont les comics comme la série Outlander. Il crée ainsi tout un univers sur cette planète avec des personnages forts au caractère bien défini même si à force d'insister dessus, l'auteur tombe parfois dans la caricature de ses personnages ce qui est dommage.

Même si on a l'habitude dans Star Wars de quasiment toujours visiter de nombreuses planètes, ce n'est pas un problème ici tant cette plongée sur Tatooine suffit largement à contenter les fans. Parmi les défauts du roman, outre ceux déjà cités, on peut quand même noter quelques essoufflements d'une intrigue qui n'est pourtant pas des plus trépidantes malgré un final assez haletant quand les masques commencent à tomber. On était prêt à accepter ce rythme lent, qui sied bien au western comme à la science-fiction, si seulement on avait pas l'impression parfois de relire les mêmes scènes légèrement différentes... Certains vont aussi pester contre le peu de présence d'Obi-Wan Kenobi dont on comprend vraiment les pensées qu'à de rares exceptions. Mais j'ai personnellement trouvé cela complètement en raccord avec son statut naissant d'ermite et d'un roman qui montre que le héros est obligé de s'effacer pour devenir le mentor que l'on connaîtra. Cela est aussi en accord avec son statut de justicier « sans nom » qui est présent dans l'esprit des autres personnages même lorsqu'il est absent physiquement. Et puis quand ses états d'âme éclatent en lien avec la destinée d'Anakin Skywalker, cela donne des scènes vraiment poignantes. Tout comme le fait de le voir rester un Jedi mais autrement. En ce sens, le livre rend un bel hommage à ce merveilleux personnage qu'est Obi-Wan Kenobi.

La conclusion de à propos du Roman : Kenobi [2015]

Bastien L.
71

Kenobi est un livre que l'on doit un peu surmonter pour en apprécier les qualités. Certes la place centrale d'Obi-Wan Kenobi qu'on nous a vendu est un peu exagérée. Certes, le roman manque quand même d'action et de rythme. Certes le style de John Jackson Miller est quelconque, même pour un roman Star Wars. Mais ça serait passer à côté d'un exercice de style très intéressant mélangeant Star Wars et Western. Le tout dans une cohérence géniale qui plonge le fan dans l'ambiance si particulière de Tatooine. Sans oublier un récit prenant son temps de nous raconter beaucoup de choses à commencer par la fin de vie d'un héros iconique s'apprêtant à devenir ce « vieux fou » de Ben Kenobi...

On a aimé

  • Star Wars sauce western
  • Une plongée réussie dans la société de Tatooine
  • Des personnages secondaires bien travaillés

On a moins bien aimé

  • Kenobi pas toujours présent
  • Une intrigue tournant parfois en rond
  • Des archétypes parfois proches de la caricature

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