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Critique du film : Solo [2018], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 24 mai 2018 à 09h00

Space Cowboy

Attention, cette critique dévoile le premier tiers du film et est certifiée 100% subjective de la part d'un indécrottable fanboy...

Fatalement, on commence à prendre l'habitude d'avoir notre Star Wars annuel sur nos grands écrans, avec l'alternance entre des épisodes numérotés et des spin-off. Après Les Derniers Jedi (Episode VIII) sorti en décembre dernier, c'est donc au tour du second spin-off de la célèbre saga de débarquer sur nos écrans avec Solo.

Revenons rapidement à 2012 et la vente de Lucasfilms à l'ogre de l'entertainment hollywoodien Disney, qui a logiquement annoncé le développement d'une nouvelle trilogie et de spin-off. Deux rapides constations sur le retour de Star Wars sur nos écrans : des épisodes numérotés (Le Réveil de la Force comme Les Derniers Jedi) qui ont divisé (pour des raisons différentes), et des spin-off aux productions plus ou moins difficiles (que se soit Rogue One et surtout Solo). Ce film, censé raconter une aventure de jeunesse du plus célèbre contrebandier de la galaxie, avait été confié au duo Phil Lord et Chris Miller, connus pour leurs comédies parfois tournées vers l'action. Ils furent "remerciés" pour "divergences artistiques" avec la big boss de LucasfilmKathleen Kennedy. Apparemment des histoires d'un ton un peu trop comique apporté à l'ensemble et des méthodes de tournage décriées...

Le duo fut remplacé par un fidèle de la galaxie George Lucas, Ron Howard, notamment connu pour Willow (produit par le créateur de Star Wars). Ajoutez à cela de nombreuses fuites assez négatives (notamment sur les talents d'acteurs d'Alden Ehrenreich, choisi pour jouer Solo) et le questionnement pour savoir ce qui appartient au duo Lord/Miller (puisqu'ils avaient tourné plus des trois-quart du film) et à Howard dans la réalisation. Il faut néanmoins noter l'importance d'un gardien du temple au scénario puisque Lawrence Kasdan (les scripts de l'Empire Contre-Attaque, le Retour du Jedi et Le Réveil de la Force), accompagné de son fils Jonathan, tissa son histoire pour un casting confirmé avec des acteurs tels que Woody Harrelson, Emilia Clarke, Donald Glover, Thandie Newton ou Paul Bettany.

L'histoire n'est pas vraiment une sorte de biopic puisqu'elle s'articule autour d'épisodes de la vie de Han Solo (Alden Ehrenreich) en tant que jeune adulte une dizaine d'années avant l'Episode IV. On le découvre alors jeune vagabond sur la planète Corellia, sous la coupe d'une organisation criminelle pour survivre aux côtés de sa copine Qi'ra (Emilia Clarke), avec laquelle il ne rêve que d'une chose : quitter la planète, avoir son propre vaisseau et sillonner la galaxie enfin libre. Alors qu'il réussit un gros coup, il parvient à s'échapper, mais pas Qi'ra, le contraignant à accepter de s'enrôler pour l'Empire afin de retourner un jour sauver sa dulcinée. Néanmoins, il est plongé dans la guerre en tant que simple soldat où il va se faire remarquer de manière négative en désertant aux côté d'un wookie nommé Chewbacca (Joonas Suotamo) et d'un groupe de contrebandiers sur un gros coup mené par la charismatique Tobias Beckett (Woody Harrelson), travaillant pour l'impitoyable chef du crime Dryden Vos (Paul Bettany) afin de récupérer une cargaison de carburant très lucrative. Il va donc décider de suivre la voie des hors-la-loi afin de réunir assez d'argent pour retrouver sa copine et s'offrir la vie qu'ils souhaitaient...

Lucasfilm avait annoncé la couleur en vendant le film comme un western spatial, mais on pouvait tout de même avoir peur qu'il s'agisse d'une catastrophe industrielle vu sa production. Le premier moyen de vérifier cela est évidemment de se pencher sur le scénario. Ce dernier s'avère donc de bonne tenue, mais bien trop classique, pour ne pas dire simpliste. L'histoire joue évidemment beaucoup sur les archétypes du western qui a toujours fait partie des inspirations visibles de la saga (surtout sur Un Nouvel Espoir). Cela donne un petit cachet au film qui n'arrive néanmoins pas à se détacher des archétypes de ces films comme des films de braquage auquel le métrage emprunte beaucoup avec des héros roublards propres à la trahison offrant différentes péripéties et coups de théâtre avec des alliances souvent mouvantes. Mais l'ensemble s'avère finalement trop souvent prévisible avec des péripéties que l'on devine bien trop facilement, et qui ne surprennent jamais tant le scénario suit des chemins balisés (avec quelques trop grandes facilités par moments).

Cela n'empêche aucunement le film d'être agréable à suivre du début à la fin, car il est d'abord très rythmé (notamment un premier tiers de haute tenue qui nous tient vraiment en haleine). Après, le film s’essouffle un peu dans les moments calmes à cause encore une fois de scènes classiques et de dialogues éculés... Mais pour ce qui est de l'action et des grands moments riches en adrénaline, l'ensemble tient grandement la route et fait preuve d'une belle imagination. Pour ce qui est du ton du film il s'avère assez sérieux, à l'instar de Rogue One, avec très peu d'humour, voire un premier tiers assez pessimiste dans la façon dont les héros subissent l'époque de l'Empire avec ses guerres (sans oublier quelques morts assez notables). Cela s'articule évidemment autour de la trajectoire du héros qui commence inexpérimenté et naïf, devant ainsi créer la coquille qui est la sienne pendant la trilogie originale. Cela s'articule autour des thématiques de la confiance (amitié, travail, amour...) comme de l'investissement pour une cause. Encore une fois, ces thèmes sont abordés de manière bien trop classique et prévisible.

Finalement le film fait preuve d'une véritable sobriété tant dans son scénario que dans son ton, comme si la production était venu aseptiser un ensemble à sauver de la catastrophe. Cela permet néanmoins d'avoir un contrepoint intéressant aux Derniers Jedi, qui faisait preuve de beaucoup de prises de risques tant dans certaines scènes qu'au niveau de l'humour. Solo fera ici bien moins polémique même si les "scientifiques" les plus pointilleux pourront s'interroger sur la vraisemblance de l'espace entourant la planète Kessel, ou encore sur l'apparition d'un personnage vraiment inattendu. Le véritable risque, finalement, est que le film peut s'avérer fade au même titre que n'importe quel blockbuster hollywoodien. En tant que fan de Star Wars, Solo m'a néanmoins comblé puisqu'on y découvre vraiment la vie du jeune héros avant d'être l’icône que l'on connaît, on assiste à sa rencontre avec Chewbacca, mais aussi avec Lando Cadrissian (Donald Glover) et avec le Faucon Millenium. Le film s’insère parfaitement dans la continuité de la saga avec de nombreuses références parfois assez pointues qui parleront aux connaisseurs de l'ancien Univers étendu. Pour en terminer avec le scénario, on peut aussi s’interroger sur les pistes lancées à la fin du métrage, où tout ne semble pas résolu, comme si une suite était dans les tuyaux...

Le film est visuellement splendide de bout en bout ! On se retrouve en présence une direction artistique qui s'apparente plus à Rogue One, avec des tons vraiment sombres et des couleurs très vives quand le film décide d'exploiter un peu plus la palette chromatique... Solo permet ainsi de découvrir la vie de la pègre et des laissés pour compte de l'univers Star Wars dans des environnements sales et encombrés qui sont construits avec un très grand soin. Les amateurs de space-opera seront aux anges de retrouver autant d’environnements différents avec des aliens aux looks extravagants. On en prend plein les yeux dans des décors fourmillant de détails sentant le vécu. Cela rappelle immanquablement la cantina de Un Nouvel Espoir. On sent tout le savoir-faire accumulé par Lucasfilm pour proposer un spectacle visuellement sublime et stupéfiant donnant vraiment l'occasion de se plonger dans cette galaxie lointaine. Ce qui permet de mettre aussi en avant la très bonne tenue des effets spéciaux, qui proposent un déluge d'effets visuels propre à embellir les différents moments de bravoure du film avec des courses-poursuites sur terre ou dans l'espace mais aussi un casse à grande vitesse comme des scènes de révoltes. Il y a par ailleurs de nombreuses scènes de foule où l'on sent une diversité de personnages comme d'espèces avec des costumes et l'utilisation d'effets réels permettant de retrouver les sensations de dépaysement si cher aux fans de Star Wars.

Vous vous en doutez, la mise en scène de Ron Howard est un peu difficile à juger car on ne sait pas vraiment ce qui lui appartient et à quel point il a joué les pompiers de service. De toute manière, l'ensemble s'avère finalement très académique, visant l'efficacité avant tout avec notamment l'utilisation de cadrages assez serrés au début du film pour s'ouvrir un peu plus tout au long du métrage afin de souligner l'ouverture au monde de Han Solo. Mis à part cela, on peut noter quelques plans visuellement très beaux, mais qui doivent surtout aux effets spéciaux. Ron Howard fait donc son travail consciencieusement, rendant l'action lisible avec un montage efficace afin de permettre au film d'être un divertissement faisant passer un bon moment aux spectateurs. Pour ce qui est d'Alden Ehrenreich (Sublimes Créatures, Avé César!...), le jeune accteur s'en sort mais ne parvient jamais à faire oublier Harrison Ford... Pour le reste du casting il s'avère bon sachant que le scénario ne leur propose pas de quoi étaler leur talent. Néanoins Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland, La Planète des Singes : Suprématie,...) fait parler son charisme tandis qu'Emilia Clarke (Le trône de Fer, Terminator : Genisys,...) démontre une nouvelle fois qu'elle peut être aussi attendrissante qu'implacable. On saluera surtout la performance excellente de Donald Glover (Seul sur Mars, Spider-Man : Homecoming...) en Lando Calrissian.

La conclusion de à propos du Film : Solo [2018]

Bastien L.
73

Alors que l'on pouvait craindre beaucoup d'une production compliquée, Solo s'avère un divertissement de haute volée qui promet une efficacité et une ambiance Star Wars incontournable. Ce mélange de space-opera, de western et de film de casse fonctionne surtout grâce à une direction artistique géniale (bien soulignée par les effets spéciaux) et un casting en grande forme. Néanmoins le film n'est qu'un blockbuster efficace car malgré un ton assez sérieux, le scénario s'avère bien trop classique et balisé pour apporter quelconque véritable ambition à l'image d'une mise en scène assez sage.

Que faut-il en retenir ?

  • Visuellement sublime
  • Un casting solide
  • Un ton assez mature

Que faut-il oublier ?

  • Scénario trop classique
  • Péripéties prévisibles
  • Quelques baisses de rythme

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