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Critique de la Bande Dessinée : Excalibur - Chroniques - Chant 2 - Cernunnos
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Critique de la Bande Dessinée : Excalibur - Chroniques - Chant 2 - Cernunnos

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 4 février 2014 à 2016

Sous la tutelle du dieu Cerf

Obsédé par son désir de mettre fin aux jours d’Ygerne, le prêtre Patricius s’allie avec les Pictes de Bran Macthorn, sous les traits duquel se cache le dieu Cernunnos. Mercenaires sans scrupules, les barbares du nord acceptent une mission qui est de prendre d’assaut le castel du roi Erin, où vivent Ygerne, enceinte du futur roi Arthur, sa fille Morgane et Merlin. Durant l’attaque, si le magicien parvient à sauver le fils d’Uther et que les Pictes sont finalement repoussés, Ygerne y perd la vie, assassiné par Bran, et Morgane est enlevée par les Pictes. Les saisons s’écoulent. Arthur grandit. L’épée d’Uther est toujours dans la roche. Quand à Merlin, inconsolable, il ne désespère pas de retrouver Morgane, sa petite-fille, et il bat les Highlands à sa recherhe...

Intitulé Cernunnos, ce chant 2 des Excalibur Chroniques introduit quelques éléments inédits à une légende aujourd’hui bien connue du grand public. Autant de matériaux qui ajoutent au récit une dramaturgie toute shakespearienne et de nouveaux enjeux, donnant plus de volume à une intrigue déjà originellement riche. Ainsi, on voit intervenir le dieu-cornu Cernunnos (déité proto-celte aux origines floues mais assimilé au Diable par les Chrétiens) en qualité de farouche défenseur de l’Ancienne Religion, aux méthodes, nettement plus belliqueuses que celles des dames d’Avalon. C’est lui qui est responsable de la séparation entre Merlin et Morgane, et, probablement, de la radicalisation future de la fille d’Ygerne. Jean-Luc Istin et Alain Brion nous le montre sous un visaga particulièrement sombre, maléfique. Le traitement du personnage de Morgane est également intéressant, avec la présentation d’une enfant équilibré (malgré les malheurs subits), très attachée à Merlin, et foncièrement raisonnable. Quand à Merlin, loin du magicien un peu «froid» et calculateur habituellement développé, le scénariste a préféré nous offrir la vue d’un homme bon, sentimental et... faillible. Au final, forte de ses variations, l’histoire n’en est que plus accrocheuse.

Aux dessins, Alain Brion nous offre un joli travail mêlant couleur directe et style traditionnel, avec un découpage classique en gaufrier, donnant l’impression d’admirer une succession de peintures aux tendances naturalistes. Le rendu est successivement poétique, bucolique, automnal et crépusculaire, mais, force est de l’admettre, un peu moins remarquable que dans le premier opus. Une impression due, en partie, au scénario, peu propice à la mise en forme de fresques épiques et de décors grandioses. On apprécie toujours autant, cependant, la belle application effectuée sur les visages, expressifs et souvent très beaux, et le rendu de l’atmosphère, emprunte de nostalgie poétique, qui colle parfaitement à la nature du récit, qui mêle fantastique, féérie et récit historique.

La conclusion de

Un deuxième volet peut-être moins spectaculaire mais une histoire toujours aussi captivante, principalement de par l’introduction d’éléments inédits, comme Cernunnos, déité que l’on n’attendait pas dans ce rôle. L’intrigue est bien maitrisée, son déroulement accrocheur, et les personnages très intéressants. Le tout est parfaitement mis en valeur par les beaux dessins d’Alain Brion, qui ne peut toutefois démontrer toute la hauteur de son talent, le scénario ne se prêtant pas ici aux déchainement épiques. Une suite qui tient ses promesses.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue toujours accrocheuse
  • Des variations très intéressantes
  • Des personnages attachants
  • Des dessins de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Moins spectaculaire que le tome 1
  • Un univers souvent visité

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