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Critique de la Bande Dessinée : Le chaudron de Bran le Beni
Le chaudron de Bran le Beni >

Critique de la Bande Dessinée : Le chaudron de Bran le Beni

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 31 octobre 2010 à 0249

Merlin antéchrist

L'Ermite et le Nid n'ayant pas trop fait avancer l'intrigue, l'on attendait de ce nouvel opus une montée en puissance dans son déroulement, d'autant plus que le final du tome précédent laissait présager une augmentation de la puissance dramatique du récit. On pouvait aussi se demander comment Jean-Luc Istin allait réussir à réunir tous ces personnages et toutes ces sous-intrigues tout en gardant cohérence et légèreté de propos.

Au final, le scénariste s'en sort très bien. En effet, même si certains passages semblent vains en terme de trame (comme la visite de dame Anna chez les nains), l'histoire progresse de manière logique, sans heurts ni grossiers artifices. Il faut dire que Jean-Luc Istin prend son temps mais, finalement, cela est plutôt une bonne méthode pour développer un récit fourmillant de personnages situés en des lieux différents sans que l'on y perde son latin (ou son kymrique). Le problème majeur est que l'intrigue avance à pas de souris.

Ce n'est donc pas dans cet album que nous aurons droit au gigantesque affrontement tant attendu entre les adorateurs des anciens dieux et les serviteurs du dieu unique. En place et lieu, l'on a droit au développement de certains personnages, comme Ahès, qui continuent de laisser apparaitre de plus en plus de sentiments humains. On la voit en effet très affectée par la «mort » de Merlin et la maitresse manipulatrice se transforme en mère-amante. Blaise, lui, continue de se désagréger psychologiquement et perdre de son assurance.  L'album s'achève d'ailleurs sur une situation quelque peu inattendue. Quand à Merlin, même s'il arrive enfin à affirmer sa dimension messianique (grâce à un artefact païen), ne joue qu'un rôle d'enjeu dans ce tome 7. Bref, les plus impatients risquent de trouver le temps, personnellement, aimant bien l'atmosphère de ce cycle, je suis heureux de le voir se prolonger.

Les dessins sont toujours le fruit du travail d'Eric Lambert (assisté de Stambecco pour la mise en couleurs). Lors de ma citrique du tome précédent, j'avais signalé mon regret qu'il ne propose aucun dessin en pleine planche. Cette fois-ci, même si Eric Lambert ne fournit qu'une seule illustration de ce type (la planche 27), il me contente avec ces magnifiques grands dessins à bords perdus dont il a le secret (planche 3, 22...). A coté de cela, son travail est quasiment irréprochable (seuls quelques expressions de visage me semblent étranges) et il excelle toujours dans l'expression de cet univers mêlant heroic-fantasy et légendes celtiques, avec un narration très dynamique, marquée par de nombreux inserts.

La conclusion de

Avec Le chaudron de Bran-le-béni, le cycle de Merlin continue d’avancer à premier pas, Jean-Luc Istin déroulant son intrigue par parcimonie. L’histoire reste intéressante, en grande partie grâce à la présence de personnages accrocheurs (Ahès, Blaise) mais il ne faudrait pas que le récit tarde plus à passer la vitesse supérieure. Pour ce qui est du dessin, rien à reprocher à Eric Lambert, qui fait encore une fois preuve de talent et de professionnalisme.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire captivante
  • Une ambiance « celtic fantasy » sympathique
  • Des personnages accrocheurs
  • Des dessins de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue qui avance très lentement
  • Quelques cases perfectibles

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