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Critique de la Bande Dessinée : Morgane

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 30 juin 2012 à 12:47

Naissance d’un héros

Après avoir vaincu le sombre enchanteur Iweret, Lancelot, accompagné de Perceval et des frères Bohort, sous les regards de Morgane et Viviane, continue sa route vers la gloire, qui le mène en Britannia. Là, il va rencontrer un roi, Arthur, et une reine, Guenièvre, se construire un nom et se faire une place autour de la Table Ronde…

Dans ce troisième opus, intitulé Morgane, le scénariste Olivier Peru exploite les éléments de la Geste du roi Arthur pour construire sa propre histoire. Le grand public va donc se retrouver au sein d’un univers familier, moult fois aperçu à travers la littérature et le cinéma. On voit Lancelot battre en joute les meilleurs chevaliers de la Table Ronde, sauver le royaume d’une invasion saxonne, se faire une place auprès d’Arthur et tomber sous le charme de Guenièvre. Rien de bien nouveau, donc, si ce n’est – et c’est l’une des principales forces de l’œuvre – que la sexualité ambigüe de Lancelot fausse un peu la donne. En fait, dans cet opus, le protagoniste le plus intéressant, car le plus complexe, est finalement la fée Morgane. On la voit ici céder à la jalousie, recourir même à la violence et la fourberie, sans toutefois perdre de son charme et voir amoindri son capital sympathie. On éprouve envers Morgane la même dualité haine-amour que pour Ahès, le personnage le plus réussi du cycle Merlin). A coté de cela, si le récit, mille fois  visité, se trouve être peu surprenant, force est de reconnaitre que le scénario est excellemment construit, avec des scènes de bataille très épiques et des personnages bien fignolés (l’aspect drama est vraiment bien rendu), et que la lecture, agréable, supporte bien la densité des dialogues.

Au dessin, Alexe nous offre la même qualité de travail que sur les précédents albums. Un découpage classique, principalement en gaufrier, qui nous donne parfois l’impression de lire une BD des années 80. Le choix n’est pas forcément mauvais. Cela manque certes un peu de dynamisme mais facilite la lecture d’un récit fort en personnages secondaires, en situations et en textes. Pour ce qui est du dessin en lui-même, Alexe nous fournit un travail précis, consciencieux, avec des cases riches en détails. Les personnages y gagnent en force, les décors en réalisme. La colorisation d’Olivier  Heban, si elle gène parfois un peu la lecture, entretient de belle manière l’aspect sombre du récit.

75

Avec ce troisième album de la série Lancelot, Olivier Peru et Alexe nous entrainent à la cour du roi Arthur pour un récit peu surprenant mais construit de belle manière et s’appuyant sur des dessins de qualité. L’impression de lire pour la millième fois la même histoire est parfois bien présente, mais l’ensemble est suffisamment bien travaillé et présente quelques aspects originaux (comme la sexualité ambigüe de Lancelot) qui suffisent à rendre l’œuvre digne d’intérêt.

Critique de publiée le 30 juin 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue bien ficelée
  • Des personnages bien construits
  •  Une ambiance dramatique bien entretenue
  • Morgane, un personnage charismatique
  • Quelques surprises
  • Belle qualité graphique

Que faut-il oublier ?

  • Parfois, une impression (normale) de déjà-vu (lu)

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