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Critique de la Bande Dessinée : Le Steamer Fantôme

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 18 septembre 2006 à 16:00

Un épisode encore plus proche de l’univers de Verne

Pour les retardataires qui n’ont pas encore jeté un œil sur la série Hauteville House : bien, sachez que c’est un mélange des misérables et des mystères de l’ouest et une petite dose de Jules Vernes. Avec le troisième album, le côté Victor Hugo a presque disparu pour se porter encore plus dans la direction des œuvres de Verne.
Fred Duval, n’est pas qu’un scénariste prolifique, mais il est aussi de talent ! Il a beau pondre 3 à 5 albums par an en moyenne ; il n’a pas moins créé quelques-unes des bandes dessinées les plus réussies du moment. En cela, je pense entre autres à Carmen Mc Callum et Travis. Depuis 2004 nous pouvons rajouter Hauteville House, qui a réussi à réanimer le principe de la grande aventure où il se mélange histoire et technologies surréalistes avec un bonheur purement jouissif.


Après avoir été empoigné sur les deux premiers tomes, c’est avec une certaine impatience que j’attendais la suite. Si celle-ci se retrouve un petit poil en dessous des deux précédents, elle demeure tout de même enivrante. Fred Duval décide de s’orienter cette fois plus vers le monde de Jules Verne avec entre autres : un sous-marin et un monstre préhistorique. À mes yeux, cet hommage et le meilleur moment de l’album ; avec le seul regret : de voir disparaître le monstre bien trop vite. J’aurais bien affectionné que cette rencontre hors-norme soit accentuée. Une des failles de ce troisième tome et un ‘petit’ manque de rythme – cas déjà un peu du deuxième – pourtant, la contradiction et qu’ici il y à certainement plus de scènes d’actions que sur les précédents. Peut-être que : ‘trop d’actions, tue l’action ’ ; je ne serais pas vraiment expliquer pourquoi, mais vers la fin je me suis un peu ennuyé – je précise un peu- car globalement il dégage un fun total sur le gros de l’intrigue.
À moins que ce soit le dessin qui a perdu un peu de son rythme ? Les deux premiers albums étaient visuellement splendides ; sur celui-ci, j’ai eu l’impression que Thierry Gioux s’ennuyait. Est-ce parce qu’il se basait sur les story-boards de Christophe Quet et qu’en cela il voudrait être plus indépendant? ou, une petite lassitude passagère d’auteur qui a donné énormément sur les deux premiers tomes ? Si je me base sur les décors et les navires, Thierry Gioux est digne de sa réputation de très bon dessinateur. C’est sur les visages qu’il se ressent le manque de finition, comme forcément la tendance va à comparer avec les 2 premiers tomes, la remarque sur les visages et d’expressions moins travaillées prend tout son sens. Comme si Thierry Gioux était pressé de travailler plus sur les décors que sur ses personnages. Qui aime bien châtie bien, parce que de toute façon le dessin reste au-dessus d’une grande part des productions. Mais quand vous avez un maître cuisinier qui vous fait la cuisine, la personne à table s’attend toujours à avoir des petits plats toujours meilleurs.

80

Peut-être un poil moins rythmé et façonné visuellement que les deux premiers Hauteville House ; dans les grosses lignes cela reste tout de même ‘classe’. Une série de toute façon à posséder et donc, un tome 3 à acquérir. J’espère juste pouvoir voir au prochain tome les auteurs au sommet de leurs arts histoire de saliver sur la fin du cycle.

Critique de publiée le 18 septembre 2006.

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