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Le Cromm-Cruach >

Critique de la Bande Dessinée : Le Cromm-Cruach

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 30 juillet 2010 à 16:26

Sous l’emprise du Serpent Cornu

Pendant que Blaise, persuadé que les incendies de village et la disparition de Merlin sont deux faits étroitement liés, continue ses investigations, Merlin achève son initiation auprès d’Ahès, la déesse d’Ys. Pour asseoir son autorité, ce dernier va devoir vaincre une créature terrifiante, le Cromm Cruach. Seule façon de convaincre les anciens peuples de son essence divine, ce combat est périlleux car même en cas victoire, Merlin risque d’y laisser son âme…

Troisième opus du cycle de Merlin, Le Cromm-Cruach marque une nette évolution dans cette intrigue construite par Jean-Luc Istin. Maintenant que l’arc a violemment explosé en deux trames narratives indépendantes (c’est du moins que l’on nous incite à penser), le lecteur est invité à suivre d’un coté le récit des conquêtes militaires des fidèles de Merlin et, d’un autre, l’enquête de Blaise, qui cherche à identifier la créature qui détruit, sans raison apparente, les villages de Bretagne. En même temps, le scénariste en profite pour nous dévoiler une partie du passé de Blaise, introduire de nouveaux personnages, comme la prêtresse Ana (qui prendra une grande importance par la suite) et en développer d’autres, comme Brendann d’Armorique. Plus de matière, donc (Istin continue d’introduire des personnages de contes bretons dans son récit, comme le Serpent Cornu), et une narration nettement plus serrée qui amène au fil du récit un gain en rythme, ce qui ne va pas manquer de satisfaire tous ceux qui trouvaient ce cycle un peu trop mollasson. Quand au personnage de Merlin, on découvre une vision assez dark fantasy du personnage, avec un profil psychologique évoquant une sorte de seigneur du chaos. Il est cependant moins accrocheur qu’Ahès et Blaise, qui restent pour le moment les deux personnages forts du cycle.

On est également heureux de constater une nette amélioration dans les dessins. Eric Lambert nous offre en effet ici un travail nettement plus régulier, chaque case se voyant attribué la même attention, ce qui n’était pas vraiment le cas précédemment. A coté de cela, le dessinateur est toujours aussi talentueux  quand il s’agit de faire dans le spectaculaire par de belles illustrations en bords perdus, appuyés par des inserts bien pensés. La double page 50-51 est un bon exemple de réussite. Par contre, et cela reste très subjectif, je n’aime pas du tout la représentation naïve de dame Arianrhod, une fée, et les traits grossiers dessinant une peu impressionnante créature des marais. A noter l'impeccable mise en couleurs de Bruno Stambecco

75

Même s’il lui manque encore un petit quelque chose pour en faire un incontournable de la BD fantasy, avec Le Cromm-Cruach, l’œuvre de Istin et Lambert atteint une bonne vitesse de croisière. Le rythme est bon, l’intrigue bien dense sans être incompréhensible, les personnages commencent à s’affirmer. On note même une bonne progression dans la qualité des dessins, qui étaient déjà de bonne facture. Bref, ce tome 3, de bien agréable lecture, hausse le niveau d’intérêt de ce cycle original brassant fantasy et mythes et légendes celtiques.

Critique de publiée le 30 juillet 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit qui gagne en densité
  • Beaucoup de personnages
  • Une manière habile de modeler les contes celtiques
  • Les dessins, de plus en plus réussis

Que faut-il oublier ?

  • Un Merlin encore un peu « tendre »
  • Une intrigue qui doit gagner en force

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