75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique de la Bande Dessinée : Le Maître d'armes
Le Maître d'armes >

Critique de la Bande Dessinée : Le Maître d'armes

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 11 novembre 2007 à 1455

L'histoire avance enfin...

Huitième volet des aventures d'Armand Reynald de Maupertuis et de Don Lope, Le maître d'arme plonge nos héros au coeur même de la guerre civile qui secoue la face cachée de la Lune. Comme à l'habitude, ce huitième tome est visuellement un vrai régal : les dessins sont de toute beauté et les couleurs parfaitement adaptées au thème ou à l'ambiance des lieux. On est ici en territoire conquis, avec, en guise de bonus, une couverture superbe et finement travaillée, peut-être l'une des plus belle d'une la saga qui va sur ce point en s'améliorant. Au niveau des dialogues, on est également en territoire connu : les répliques font mouches, les poèmes et autres mots de l'esprit y sont encore des armes tranchantes et le tout est cette fois mis en avant par ce personnage du maitre d'arme, poète et fin bretteur, aux mots aussi fins que sa moustache et au visage paré d'un roc, d'un pic, d'un cap, que dis-je, d'une péninsule !

L'histoire, quant à elle, se place dorénavant sur un ton résolument plus sombre. Raconté tel quel, le récit est astucieusement mis en parallèle avec la mythique bataille des Thermopyles et donne à la saga un enjeu majeur et un côté plus dramatique. Ce tournant ambitieux, petit à petit amorcé depuis plusieurs tome (en fait, depuis l'arrivée des personnages sur la Lune), est risqué, certes, mais demeure en tout point une réussite. En effet, en dotant leur histoire d'enjeux fort - et ceci sans jamais oublier de placer de-ci de-là quelques réparties bourrés d'humour - Ayroles et Masbou font désormais de De cape et de crocs une saga majeure de la bande-dessinée francophone. Un virage qui s'apparente à un vrai risque de la part des auteurs, qui pourraient ici perdre une partie de leur public : on est loin, aujourd'hui, de la chasse au trésor légère et aventureuse qui était le fil rouge des quatre premiers tomes de la série. On suit désormais une guerre et son lot de désillusion et de pertes.

Mais malgré toutes ces qualités, ce huitième volume n'est pas sans défauts. Au premier rang de ceux-ci se trouvent les dernières pages du tome, qui offrent au spectateur tremblotant et transpirant... une ellipse. Une ellipse du plus mauvais effet qui, en plus d'être malvenue, a l'inconvénient de rendre la compréhension des dernières pages plus difficiles. Certains actes des personnages semblent donc insensés, voire stupides, et le déroulement de cette partie de l'histoire est tout bonnement incompréhensible sans se référer à la double page finale.

De plus, depuis le début de ce second cycle, on reproche souvent à la série de ne plus avancer aussi vite et de perdre sérieusement du rythme. Il est vrai que la transition abrupte du tome cinq et la semi-déconvenue du tome six en avait refroidi plus d'un. Quelque-part, le tome sept avait commencé à faire avancer les choses, il reste à espérer que la fin de ce huitième épisode - excellente - fasse redémarrer les choses de plus bon train et redonne à la série sa pêche d'antan. A défaut, on risque de se retrouver devant un mauvais 24h chrono de cape et d'épée!

La conclusion de

Plus sombre, plus dramatique et plus grave, la saga s'embarque désormais sur un nouveau chemin. L'humour est toujours présent, tout comme le panache et l'héroïsme des personnage, mais l'histoire possède aujourd'hui un certain nombre d'enjeux graves. Une bonne surprise pour cette saga qui semble reprendre du poil de la bête...

Que faut-il en retenir ?

  • Les dessins, superbes,
  • Les dialogues qui font mouche,
  • Les couleurs en adéquation aux divers lieux,
  • Le scénario qui s'assombrit,
  • L'humour et les références.

Que faut-il oublier ?

  • Les dernières pages, confuses,
  • L'ellipse de fin,
  • Une histoire qui peine parfois à avancer.

Acheter Le Maître d'armes en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le Maître d'armes sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de De Cape et de Crocs

En savoir plus sur l'oeuvre De Cape et de Crocs