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Critique du film : Freddy contre Jason #8 [2003], par Emmanuel G.

Avis critique rédigé par Emmanuel G. le samedi 5 juin 2004 à 12h00

Les grands esprits dérangés se rencontrent !

Slasher Academy
Il était difficile de dire à l’avance à quoi pourrait bien ressembler ce titre longtemps fantasmé par les fans, « Freddy vs Jason ». A quoi pouvait on s’attendre ? Un buddy movie de l’horreur où nos deux psychos s’en iraient charcler du teenager main dans la main ? Un jouissif match de catch horrifique d’une heure trente ? Hé bien non, le film ressemble plus à un épisode 8 de la saga Freddy qu’à autre chose. En effet, le croquemitaine d’Elm Street a une fâcheuse tendance à tirer la couverture à lui, comme le montre le prégénérique ou l’on a droit à un florilège de ses méfaits passés. En gros, c’est Freddy le maître de cérémonie, et il s’en va manipuler ce bon vieux lourdaud de Jason.
Tout tourne donc autour du grand brûlé, tout triste de ne plus faire peur aux ados d’Elm Street qui ne rêvent plus de lui, l’empêchant ainsi de les tourmenter. C’est le premier point faible du film, car honnêtement, cela fait longtemps que Freddy ne fait plus peur. Ses punchlines (welcome to my world, bitch !) sentent gravement le réchauffé et il est bien dommage que les scènes oniriques soient filmés sans véritable imagination par un Ronny Yu en petite forme. Freddy prend donc la pose et ne fait pas grand mal à qui que ce soit. Charisme daté ? Je serais tenté de le dire, car les apparitions de l’ami Jason, pourtant un modèle de monolithisme, sont autrement plus tripantes que celle de Freddy. Voir le mongolo de Crystal Lake sortir de la brume entouré d’un halo lumineux reste impressionnant. Et au vu de la pauvreté visuelle des opus de la série Vendredi 13, on peut même dire que Jason n’a jamais été aussi bien filmé qu’ici. Dommage que ses apparitions restent limitées et qu’il soit un peu le dindon de la farce !
La deuxième erreur du film, c’est de mettre entre les pattes des deux bouchers la même sempiternelle bande de héros adolescents transparents. En espère à un moment que certains protagonistes sortiront du lot (les deux ados internés à l’hôpital psychiatrique, qui auraient pu donner lieu à deux personnages de freaks) mais c’est peine perdue tant on nivelle ici par le bas. Idem pour une interprétation à la limite de l’amateurisme. En un sens, on peut y voir un hommage à la longue liste de teenagers interchangeables décimés dans les deux séries, qui se valent bien sur ce point. Mais là où on attendait une sacrée tension entre les deux vilains, le film s’ingénie en plus à suivre les déboires des ados et leurs problèmes dont on se contrefout (mention spéciale à la sous intrigue insipide du père de l’héroïne), laissant pendant près d’une heure les psychos faire de la figuration en arrière plan. Le film peine à installer un pseudo suspense (dormira, dormira pas ?) d’autant plus éculé qu’on a tous vu et revu Les Griffes de la nuit. Il surnage de cette partie quelques bonnes idées, comme le fait que tous les habitant d’Elm Street, police comprise, s’ingénie à camoufler les actes passés de Freddy pour l’empêcher de revenir polluer les nuits de leur progéniture.
Heureusement, tout n’est pas perdu. Certaines scènes sont particulièrement jouissives, surtout du fait de Jason d’ailleurs : fidèle à lui même (de toute façon, c'est lui le meilleur) il abat le plus gros body count du film, alors que Freddy perd son temps à pérorer. Ainsi, la (trop) courte scène ou Jason débarque, en pleine possession de ses moyens, dans une rave party champêtre nous fait sauter au visage ce qu’aurait du être Freddy vs Jason. On sent ainsi poindre à plusieurs reprises un excellent film, en forme de montagnes russes de l’horreur, mais cela ne se concrétise malheureusement pas malgré quelques morts bien inventives (le coup du lit pliant est à mettre au rang des plus belles exécutions de l’ami Jason, ex aequo avec le coup dit du « sac de couchage » !)
Le film semble surtout souffrir d’un manque flagrant d’audace. Pourtant, ça commence bien lorsque à l'ouverture du film, on voit un Freddy pas encore brûlé s'attaquer à une petite fille. La scène est vraiment glauque (quand Freddy colle les photos...) et aucun des épisodes de la série Freddy n'avait été autant explicite. Du coup, Jason apparaît presque sympathique (surtout à cause de la scène ou on assiste à sa mort) et on se surprend à l'encourager à faire la peau à ce poseur de Freddy ! Mais encore une fois, le film en reste à ses bonnes inttentions sans aller plus loin.
Reste enfin le duel tant attendu, qui a lui seul vaut le déplacement et qui conclut le film. Rien à dire, c’est violent à souhait et tout à fait dans le ton de ce que l’on pouvait s’imaginer. Jouissif. Freddy vs Jason se conclut donc sur une bonne note, et tient au moins en partie ses promesses même s’il faut pour cela supporter près d’une heure de slasher lénifiant.

La conclusion de à propos du Film : Freddy contre Jason #8 [2003]

Emmanuel G.
70

On prend bien du plaisir à revoir sur grand écran deux des plus grands psychos du cinéma d’horreur. Dommage que le film manque d'audace et que le réel combat entre les deux monstres soit en fait limité à la fin du film. Mais en l'état, on s'amuse quand même bien, même si Freddy est un peu trop envahissant !

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